DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 269

30 dec 1871 Nîmes DESCAMPS Pierre aa

Confions-nous à Dieu et grandissons sous l’oeil de N.-S. – Le curé – Elèves présents et futurs.

Informations générales
  • DR09_269
  • 4514
  • DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 269
  • Orig.ms. ACR, AK 321; D'A., T.D.33, n.4, pp.241-242.
Informations détaillées
  • 1 COLLEGE DE NIMES
    1 CREANCES A PAYER
    1 ELEVES
    1 PAQUES
    1 RENVOI D'UN ELEVE
    1 RESSOURCES FINANCIERES
    1 UNION A JESUS-CHRIST
    2 BAILLY, EMMANUEL
    2 NOIR, JOSEPH-MARIE
    2 RANC, FELIX
    3 BEAUFORT-SUR-DORON
  • AU PERE PIERRE DESCAMPS.
  • DESCAMPS Pierre aa
  • Nîmes, 30 décembre [18]71.
  • 30 dec 1871
  • Nîmes
La lettre

Mon cher ami,

Le P. Emmanuel vient de me lire une de vos dernières lettres; elle est charmante par les transitions. J’espère que vous pourrez aller richement jusqu’à Pâques. J’ai déjà ici de quoi payer une partie de vos dettes, et à Pâques je serai bien malheureux si je ne trouve pas quelque chose pour vous venir en aide. Confions-nous au bon Dieu, il ne nous fera pas défaut. L’essentiel est de bien grandir sous l’oeil de Notre-Seigneur.

Je vous engage à ne pas faire semblant de vous apercevoir des petites misères que vous suscite le bon curé de Beaufort. S’il aime ces procédés, nous n’avons pas à nous en tracasser, puisque vous voyez que le bon Dieu prend lui-même soin de les déjouer. Quant aux élèves, évidemment je n’en veux pas davantage pour cette année, mais l’an prochain, si nous avons de l’argent, il faudra bien en prendre douze de plus. Le noyau sera formé, et, puisqu’on en propose tant, on renverra ceux dont on ne sera pas content. Quelques expulsions produiront un bon effet. Ici le P. Emmanuel a près de 250 enfants et l’on ne peut se dissimuler que les choses vont très bien. Sans doute il ne faut pas prendre trop de monde, mais je suis convaincu qu’avec un peu de bonne volonté Notre-Seigneur fera une jolie pépinière. Mais il n’est pas nécessaire de nous presser: d’ici au mois d’octobre, il y a très certainement du temps devant nous.

Adieu, cher ami. Mille tendresses au Fr. Félix. Il me tarde bien que vous puissiez avoir un troisième religieux; ce sera pour l’an prochain.

Tout vôtre en Notre-Seigneur.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum