DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 27

25 mar 1871 Nîmes PICARD François aa

Sans la loi de Dieu, pas d’ordre possible – Le découronnement de Paris – Mort d’un élève – Orphelins – Le nouveau préfet – La *Revue*.

Informations générales
  • DR09_027
  • 4255
  • DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 27
  • Orig.ms. ACR, AE 368; D'A., T.D.25, n.368, p.314.
Informations détaillées
  • 1 APOSTOLAT DE LA CHARITE
    1 COLONIES AGRICOLES
    1 FONCTIONNAIRES
    1 FUNERAILLES
    1 LOI DIVINE
    1 MALADIES
    1 ORPHELINS
    1 PAIX
    1 PRESSE CATHOLIQUE
    1 SOCIETE
    1 SUBSIDES
    1 TRIOMPHE
    2 CHAMPVANS, JEAN-CHRYSOGONE DE
    2 SEGUR, GASTON DE
    2 SENMENAT, LUIS DE
    2 THIERS, ADOLPHE
    3 BARCELONE
    3 PARIS
    3 VERSAILLES
  • AU PERE FRANCOIS PICARD
  • PICARD François aa
  • Nîmes, 25 mars (18)71.
  • 25 mar 1871
  • Nîmes
La lettre

Peut-être recevrez-vous nos lettres par Versailles; nous essaierons. Enfin, vous n’êtes pas encore pendu, d’après ce que je vois. Si même il faut en croire M. Thiers, vous êtes en train de porter l’ordre partout, ce dont je vous félicite très sincèrement. Mais pour combien de temps? Tant qu’on n’aura pas pris un grand parti, celui de faire triompher la loi de Dieu, on ne fera rien qui vaille.

Ici nous sommes tranquilles, si tranquilles qu’il faut nous occuper de bonnes oeuvres. Je viens vous demander si l’on ne pourra rien faire pour les pays envahis. Ainsi, n’y aurait-il pas moyen de prendre de petits orphelins et de petites orphelines pour des orphelinats agricoles ?

29.

Figurez-vous que je croyais cette lettre partie. Je la reprends pour vous dire que les détails que vous me donnez sont navrants; mais j’y vois le découronnement de Paris et cela me console. Nous ferons le bien ailleurs; voilà tout. Nous avons enterré hier un charmant élève, mort d’une méningite(1). Il paraît que ce mal ne pardonne pas, comme il paraît aussi que le mal qui emporte le malade ne pardonne jamais. On me prie de vous communiquer la note ci- jointe. Par mégarde, j’ai écrit quelque chose au dos.

Je reviens aux orphelins et orphelines. Si le Comité, formé par Mgr de Ségur, avait quelques fonds de reste, nous les prendrions avec reconnaissance. Nous commençons avec au moins 800 francs en caisse, 400 francs pour chaque oeuvre; c’est magnifique. Notre préfet est arrivé(2). Plusieurs sont contents, d’autres le trouvent trop blanc. Que voulez-vous?

Vous a-t-on dit que nous poussons l’oeuvre de la Revue d’enseignement? Il faut tenir pied à tout. Mille fois vôtre.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Luis, fils du marquis de Senmenat, de Barcelone.
2. Le baron de Champvans.