Saint Augustin, L'amour sans mesure

C'est un grand plaisir pour moi de contribuer tant soit peu à la promotion du dernier livre en date de Marcel. Nous sommes des complices augustiniens de longue date. Augustin nous a liés d'amitié et de fraternité.

Page 4 de couverture, Marcel écrit : " Ce petit livre a pour ambition de conduire à Augustin et de donner le goût de le lire à nos contemporains ... Le but serait atteint si cet ouvrage permettait au lecteur de franchir le seuil de l'œuvre ".

Ceux qui ont lu les ouvrages augustiniens de Marcel :
Augustin, un chemin de conversion, Une introduction aux Confessions, Paris, DDB, 1986,
Initiation à saint Augustin, maître spirituel, Paris, Cerf, 1996,
Ceux qui fréquentent les Itinéraires augustiniens savent bien que Marcel est un guide de première classe qui nous emmène bien au-delà du seuil, dans la demeure d'Augustin.

Pages 34-35, Marcel nous propose " un bon trousseau de clefs " pour lire les Confessions. Je ne l'imagine pas pour autant en gardien d'un monument historique aux pièces fermées à double tour. Non ! Il nous ouvre et nous introduit bien dans une demeure en bon état d'habitation.

Je souhaite à tous les clients de la " Bibliothèque de la Pléiade " de se munir de ce guide, non pas pour assurer à Marcel de confortables droits d'auteur, mais pour que les lecteurs se sentent accompagnés, éclairés dans leur parcours de ce prétendu " labyrinthe " des Confessions.

Il en est de même pour la Règle, la Cité de Dieu, les Commentaires des Psaumes, la lettre à Proba sur la prière, les homélies sur la première épître de Jean ... Et tout cela avec la remarquable clarté d'expression propre au style de Marcel !

Dans l'" hommage de l'auteur " qu'il a bien voulu me faire, Marcel " compte sur mon indulgence, mais aussi mon soutien ". Mon soutien lui est tout acquis ; mon indulgence ne trouve pas à s'exercer.

Mais ceux qui me connaissent s'attendent peut-être à quelque malice de ma part. Je n'en ai pas à l'égard du texte de Marcel. J'en ai une ou deux vis-à-vis de l'éditeur. Et je lui demande pardon d'avance de mon indélicatesse et de mon impolitesse.

Voici, sans langue de bois ni de buis :
1) La page de couverture me paraît un peu démesurée, composée dans le style des " magaziniers " qui nous jettent les gros titres à la figure, plaf !, quitte à nous proposer en promotion une loupe pour nous permettre de lire " confortablement " les trop petits caractères du texte. J'exagère, le livre de Marcel est très lisible.
2) Je me souviens d'une prière du Père Congar, dans une recension de livres dans la Revue des sciences philosophiques et théologiques ; je n'ai malheureusement pas pris la référence. Il disait à peu près : S'il vous plaît, Messieurs les éditeurs, faites-nous des livres qui s'ouvrent ! Pour ma part, j'avoue avoir dérobé sur les grèves bretonnes quelques galets qui m'aident tant mal que bien à maintenir les livres ouverts …
Veuillez me pardonner cette impertinence. Je n'ai pour excuse que le fait qu'on ne m'invite pas tous les jours à la promotion d'un livre.
Pour tâcher de me rattraper, en terminant, je m'associe sincèrement au remerciement (p. 9) que Marcel adresse à Marc Larivé, pour avoir pris l'initiative de la publication de ce beau livre.

Merci donc, Marc Larivé, merci, Marcel.

G. MADEC

Marcel NEUSCH
Éditions Parole et Silence, 2001, 178 p.

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