Dans son dernier ouvrage, Goulven
MADEC, assomptionniste, revient sur quelques idées reçues
concernant l'évêque d'Hippone. Augustin fut un pasteur,
un véritable évèque, proche de son peuple,
soucieux de lui donner, simplement, accès au sens des Ecritures.
Augustin par sa simplicité et sa rigueur a permit à
ses auditeurs de toucher au mystère de Dieu : une fraîcheur
à redécouvrir à expérimenter
Lorsqu'un chercheur part à la retraite après
avoir eu des responsabilités à l'Université
ou fait jaillir une source à laquelle ses disciples sont
venus puiser l'inspiration pour leurs propres recherches, la tradition
veut que ses collègues et amis lui offrent un volume de
« Mélanges ». Sans doute, par modestie naturelle,
Goulven Madec a empêché une telle célébration
universitaire qui pouvait se justifier pleinement en raison de
ses nombreux titres : membre de l'Institut augustinien depuis
1958; professeur (honoraire) à l'Institut catholique à
la chaire d'histoire de la philosophie patristique, à la
suite des PP. Fulbert Cayré, fondateur de l'Institut d'Etudes
Augustiniennes, et Jérôme Beckaert ; directeur de
recherche (émérite) au CNRS (le secrétariat
provincial ne dispose pas d'information précise sur le
nombre de chevrons) ; responsable du Bulletin augustinien, co-directeur
de la collection Bibliothèque augustinienne et de la Nouvelle
Bibliothèque augustinienne, membre du comité d'édition
de l'Augustinus-Lexikon, collaborateur d'uvres prestigieuses
comme le Handbuch der lateinischen Literatur der Antike ou la
Nuova Biblioteca Agostiniana
Faute d'un gros volume de «
Mélanges », l'Institut Catholique a voulu marquer
sa reconnaissance à l'égard de son professeur en
réunissant dans un petit volume au titre évocateur,
Chez Augustin, non seulement les hommages de ses
collègues mais aussi deux de ses contributions, le christianisme
comme accomplissement du platonisme, reprise d'une conférence
qu'il avait déjà donnée à la Scuola
normale superiore de Pise en avril 1997 et sa leçon académique
ou «terminale » intitulée «Lire
saint Augustin aujourd'hui en philosophie et en théologie».
Cette leçon se trouve précédée d'une
introduction où le doyen Philippe Capelle a rappelé
la carrière de Goulven à la Catho tandis que deux
de ses collègues y répondaient brièvement.
Dans ses Dialogues, Platon affirme sans cesse que, pour bien philosopher,
il faut « être de loisir». Il est à espérer
que les célébrations dont ce livre est le témoin
ne soient pas le terme d'une uvre déjà imposante,
plus de 120 titres dont 22 ouvrages, mais seulement une étape
après laquelle, la retraite aidant, on verra la liste s'allonger
encore.
|
à la liste de livres |