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Le miracle comme argument de foi chez saint Augustin |
« Il se produit donc maintenant encore de nombreux miracles,
et le Dieu qui les accomplit par ceux qu'il veut
et comme il veut, est le même qui a accompli
les miracles que nous lisons.. »
(Cité de Dieu XXII, 8, 22)
Introduction
Comme il l'a été pour la notion du temps, et pour celle de
Les lignes qui vont suivre ont pour ambition de traiter du miracle comme argumentum fidei chez saint Augustin. C'est une question difficile. Elle nous plonge d'emblée dans un certain embarras et notre esprit épris de rationalité ne sait pas toujours comment se situer face à ce qui lui apparaît être de l'ordre de l'inexplicable. Alors comment s'y prendre ? Nous allons nous appuyer sur l'étude de Leopold Tanganagba sur le miracle[1]. Le plus simple serait de commencer par montrer la conception progressive qu'Augustin a eue du miracle. Ensuite, il va falloir donner la signification du miracle chez Augustin. Si la question des contemporains de Jésus était : « au nom de qui fais-tu cela ? », notre question aujourd'hui est : comment le miracle est-il argument de foi ? Nous verrons ce qu'il en est à partir de l'évêque d'Hippone.
I. Augustin et le miracle : un positionnement progressif.
Les meilleurs spécialistes d'Augustin le reconnaissent : la pensée d'Augustin est « essentiellement évolutive »[2]. Augustin a lui-même écrit qu'il « s'efforce d'être du nombre de ceux qui écrivent en progressant et qui progressent en écrivant »[3]. Son intelligence des miracles a été aussi très progressive à travers le temps. Comme l'écrit Goulven Madec, Augustin « avait (.) l'esprit trop rationnel sinon rationaliste ; il voulait être certain des choses qu'il ne pouvait voir comme il était certain que sept et trois font dix [4]». Il prenait du temps pour penser les questions qui se présentaient à lui. Il ne pouvait donc pas mettre sa foi de façon immédiate dans les miracles. Très concrètement, on peut observer, selon Léopold Tanganagba, trois positions successives chez Augustin :
La première position correspond au moment où Augustin se méfie un peu des miracles. Ou, pour le dire autrement, ici, Augustin se méfie des miracles contemporains, c'est-à-dire, ceux accomplis à son époque. Il considère que le christianisme est la seule vraie religion révélée par Dieu et authentifiée par des signes dont les principaux sont les miracles. Il n' y a donc pas à chercher ailleurs. Dans le christianisme, l'Eglise catholique est la seule institution à laquelle le Christ a confié son autorité divine tout en l'accréditant de miracles. En fait pour Augustin, « être croyant » n'équivaut pas à « être crédule ». Cela fait qu'il opte fermement pour les miracles bibliques. Donc d'emblée, il accepte les miracles de
Ce repositionnement correspond à la période dite intermédiaire, où Augustin commence sa confession de foi dans les miracles. Cette position correspond à son expérience personnelle, avec l'invention des corps des saints Milanais ( les corps de Gervais et Protais préservés de la corruption. (Cf. Conf. 9 ;7 ;16.), mais aussi la guérison miraculeuse d'un malade qu'il fit lui-même et enfin par sa propre guérison miraculeuse de rage de dents (Conf. XI, 4, 12). Voici ce qu'il écrit dans les Confessions à propos du miracle de Gervais et Protais :
« Vers cette époque, à ton évêque que j'ai mentionné (Ambroise), tu révélas dans une vision le lieu où se trouvaient les corps des martyrs Protais et Gervais. Pendant des années, tu les avais préservés de la corruption et cachés dans le trésor de ton secret, pour les en tirer en temps opportun, afin de confondre une rage de femme, mais aussi de reine. En effet, pendant que ces corps, découverts et exhumés, étaient transférés avec tout honneur requis à la basilique d'Ambroise, des hommes tourmentés par les esprits immondes recouvraient, de l'aveu même de ces démons, une santé parfaite. Bien plus quelqu'un qui était aveugle depuis plusieurs années, un citoyen très connu de la cité, entendant l'allégresse tumultueuse de la foule, en demanda la cause, l'apprit, bondit sur ces jambes et pria son guide de le conduire sur les lieux. Arrivé là, il obtint de s'approcher pour toucher de son mouchoir le brancard où reposait, précieusement devant ton regard, la dépouille mortelle de tes saints. Il le fit, puis porta l'étoffe à ses yeux ; à l'instant les voilà ouverts. »[5]
C'est alors qu'Augustin fait cette mise en garde : que personne n'objecte que Jésus-Christ ne fait plus de miracles aujourd'hui, reconnaissant seulement ceux de l'Eglise primitive. Dans les Confessions il commence à confesser la réalité des miracles et rend grâce à Dieu pour ses prodiges.
Dans un troisième moment, l'attitude d'Augustin se veut très positive vis-à-vis des miracles. Dans le Sermon 320, il écrit :
« Nous nous habituons à entendre les relations de miracles opérés par Dieu à la prière du bienheureux martyr Etienne. La relation faite par cet homme consiste à le voir ; les caractères sont sa physionomie, ils sont écrits sur son visage. Vous qui vous rappelez ce que vous voyiez en lui avec douleur, lisez maintenant avec joie ce qui vous frappe, afin de glorifier plus amplement le Seigneur notre Dieu et de vous garder dans la mémoire de ce que porte cette relation vivante »[6].
Ou encore dans
« Il se produit donc maintenant encore de nombreux miracles, et le Dieu qui les accomplit par ceux qu'il veut et comme il veut, est le même qui a accompli les miracles que nous lisons. »
Tout cela étant, comment mieux cerner le miracle chez Augustin ?
II. Qu'est-ce que le miracle ?
Comment définir le miracle dans la pensée d'Augustin ? Il semble qu'Augustin n'ait pas laissé une définition toute faite du miracle. Pourtant dans
Les miracles monstra dérivent du verbe « monstrare » qui signifie indiquer, désigner, montrer, signaler, dénoncer, faire connaître, exposer, démontrer, prouver. Ici, on est dans l'ordre de la symbolisation. Augustin entend le mot « monstra » dans le sens de symbole et de signe. Ainsi, les miracles « monstra » servent soit à représenter, soit à indiquer, soit à symboliser la volonté divine.
Ensuite il y a les miracles ostenta. Ici il faut se référer au verbe « ostendere » qui veut dire mettre devant les yeux, montrer, faire entendre, mettre sous les yeux, révéler, manifester et réaliser. Le mot « ostentum » a le sens de présage, de fait extraordinaire annonciateur de graves événements. En reprenant ce mot, Augustin insiste sur le caractère ostentatoire du miracle, celui de la manifestation de la bonté de Dieu et des avantages que les hommes en tirent. Plus précisément, le miracle manifeste aux fidèles la bonté de Dieu, sa bienveillance gratuite et quelque chose de son être. Il est pour les chrétiens un chemin vers Dieu.
La troisième forme correspond aux miracles portenta. Ce mot dérive du verbe « portendere » qui signifie indiquer par avance, prédire préfigurer, faire pressentir, annoncer, se révéler. Augustin use de ce mot dans le sens figuratif de l'interprétation biblique, où tous les personnages et les événements du Premier Testament sont figuratifs de ceux du Nouveau.
Enfin, il y a les miracles prodigia. Ce dernier mot dérive du latin « prodicere », qui signifie dire au loin, indiquer d'avance. Augustin entend justement ce mot dans le sens de annoncer à l'avance, prévenir. Le mot « prodigium » a le sens de prodige, merveille, miracle, présage, phénomène extraordinaire. Les miracles prodigia prédisent les choses à venir. Ainsi les miracles de résurrection des morts accomplis par Jésus sont comme l'annonce par avance de sa propre résurrection et de celle des élus. Dieu est capable de prédire ce qu'il réalise par la suite.
Ainsi les miracles ont pour but de montrer, de prédire, d'annoncer par avance que Dieu réalise et réalisera tout ce qu'il a prédit de faire concernant les hommes et les autres créatures. Ces différentes formes du miracle sont importantes pour mieux comprendre le miracle comme signe et comme preuve de la foi chez Augustin par le détour de l'approche biblique.
III. D'un point de vue biblique
Augustin est un grand explorateur de
Augustin découvre plusieurs sens dans les textes bibliques suivant les genres littéraires employés par les écrivains sacrés : le sens historique, allégorique, analogique et étiologique. Le sens historique considère écrit ce qui est vraiment arrivé au cours du temps ou ce qui paraît plausible. Le sens allégorique prend l'Ecriture comme une métaphore ou une représentation symbolique. Le sens analogique établit une harmonie entre le Premier et le Nouveau Testament. Le sens étiologique donne l'origine, le pourquoi et la signification de faits, paroles, actes, rites et noms compris dans les Ecritures.
Augustin tiendra fortement compte de ces distinctions dans les commentaires qu'il fera des miracles bibliques. Ce qui l'intéresse, c'est le sens profond pour nous de ce qu'a dit et fait le Seigneur, ainsi des miracles. Dieu a opéré les miracles pour attester de la vérité de la promesse faite à Abraham, qu'il sera le père d'une multitude de nations. Ainsi, le miracle de la femme stérile et vieille qui lui donne un fils (Gn 18, 1-118).
Dans le Nouveau Testament, le miracle de la guérison de l'aveugle de Jéricho ( Lc 18, 35-43), constitue un « lieu » d'exhortation qu'Augustin adresse aux fidèles. Exhortation visant à la persévérance face à la foule de chrétiens aveugles, n'ayant de chrétien que le nom, et menant une vie d'impies (Cf. Sermon 88). En fait l'argument biblique est lui aussi en faveur de la foi. Les miracles de
IV. Détermination théologique sur le miracle
1) D'un point de vue apologétique
On le sait : pendant longtemps, la théologie s'est préoccupée de divers signes de
Pour Augustin, l'essence du miracle est dans sa qualité de signe proposé par Dieu à l'attention des hommes. Reconnu par la foi, il ouvre au mystère de Dieu et de son envoyé Jésus-Christ ainsi que Pierre le dira le jour de la pentecôte : « Israélites, écoutez ces paroles : Jésus le Nazaréen, cet homme que Dieu avait accrédité auprès de vous en opérant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous..Dieu l'a ressuscité » ( Ac, 2, 22-24).
L'approche augustinienne du miracle est fondamentalement liée à l'histoire du salut et au surgissement de Dieu dans le temps. Dès le commencent du monde, Dieu n'a cessé de parler aux hommes et de confirmer, par des miracles, sa parole et ses diverses promesses faites à travers les patriarches et les prophètes. Dans l'Ancien Testament, les miracles ont pour but de consolider la foi au vrai Dieu, celui d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, mais aussi d'interdire l'idolâtrie et le polythéisme. Dans une perspective morale, les miracles enseignaient aussi au peuple à la nuque raide, ce qu'il devait faire pour suivre Dieu et réglementer ses relations avec lui dans la droiture et la justice. Ici, Augustin se situe dans les temps pré-messianiques.
Ensuite , lorsque les temps furent accomplis, Jésus apparut sur terre et avec lui une pluie de miracles. Dieu se « montre aux hommes dans la personne d'un homme véritable et concret »[9]. L'Incarnation, l'Epiphanie, la descente de l'Esprit sur Jésus sous la forme d'une colombe, sa Transfiguration,
2) Les miracles comme signe
Pour comprendre la réalité théologique du miracle chez Augustin, il est nécessaire de passer par la compréhension de sa théorie du signe. La première approche du signe chez Augustin se trouve dans le De dialectica. Là, il définit le signe comme « ce qui se montre soi-même au sens, et qui en dehors de soi, montre encore quelque chose à l'esprit »[10]. Comment comprendre cette dialectique ? La dialectique du maître et du disciple peut aider : dans le domaine de l'enseignement, le maître pour enseigner, recourt aux choses ou aux signes, et le disciple apprend des choses au moyen des signes. Il comprend les choses au sens propre de leur réalité. Pour faire court, les signes sont des moyens de connaissance qui font appel soit à la mémoire du déjà connu, soit au désir de ce qui n'est pas encore connu, de l'inconnu. On peut distinguer dans la pensée d'Augustin, les signes naturels, les signes donnés et les signes conventionnels.
Les signes naturels sont des « signes qui, sans aucune intention ni désir de signifier, font à partir d'eux-mêmes connaître quelque chose d'autre en plus d'eux-mêmes »[11]. Ils ont une signification qui vient de la nature des choses, comme par exemple la fumée, le signe de feu. Il suffit d'observer une fois ce spectacle naturel, pour en comprendre le signe.
Les signes donnés sont ceux que tous les êtres vivants s'adressent mutuellement pour manifester autant qu'ils le peuvent les mouvements de leur esprit, tout ce qu'ils sentent et tout ce qu'ils pensent. Les signes donnés sont les véhicules de communication entre deux sujets, un émetteur et un récepteur. Il s'agit pour un être humain de communiquer quelque chose à quelqu'un d'autre. La différence entre les signes donnés et les signes naturels est liée au fait que les premiers sont voulus, alors que les seconds ne le sont pas.
Enfin les signes conventionnels sont des signes qui ont été fixés par la convention des hommes, tels les lettres de l'alphabet, ou les panneaux routiers. Ils tiennent leur signification « non de leur nature, mais d'une convention arbitraire »[12] adaptée à la société des hommes. De tels signes frappent donc diversement les esprits, selon la diversité des conventions adoptées dans la société à laquelle ils appartiennent : ils ne sont pas adaptés pour avoir une telle signification par eux-mêmes ; mais leur sens provient seulement d'un accord établi par arrangement social. Mais où situer les miracles à l 'intérieur de ces distinctions ?
3) Les signes donnés par Dieu
Disons-le tout de suite : Augustin place les miracles dans les signes donnés, car ceux-ci portent en eux leur signification qu'il faut découvrir. Dit autrement, ce qui intéresse Augustin ce sont les « signes donnés par Dieu »[13]. Or ces signes sont contenus dans les saintes Ecritures et les Ecritures nous parlent de Jésus-Christ. Pour comprendre les signes, il faut donc se mettre à l'école du Christ, Maître de l'homme intérieur. En regardant le Christ s'exprimer aux hommes, on remarque qu'il a utilisé non seulement la parole, mais aussi les actes comme signes.
« Assurément, affirme Augustin, par l'odeur du parfum répandu sur ses pieds, le Seigneur a donné un signe ; par le sacrement de son corps et de son sang, il a signifié sa volonté par le sens du goût, et par le geste de la femme qui, en touchant la frange de son vêtement, fut guérie ( Mt 9, 21) il a encore signifié quelque chose »[14].
Pour Augustin les miracles sont des « signes » donnés pour montrer de façon visible, la présence de Dieu et sne volonté de sauver son peuple. Dans l'Ancien Testament, de nombreux miracles ont accompagné le peuple hébreu sur son chemin de libération de l'Egypte. Jésus, l'Envoyé de Dieu pour le salut des hommes a accompli des miracles pour confirmer la volonté divine.
4) Les miracles : preuve de la foi
La démarche est assez simple pour comprendre la position de saint Augustin. Comme il peut en être aujourd'hui encore, au temps de saint Augustin, il existe des hommes qui par leur attachement aux réalités terrestres ont du mal à lever les yeux vers le ciel. Les biens matériels empêchent de penser aux biens éternels. Par conséquent, Dieu qui est dans les cieux fait de temps en temps des miracles sur la terre, afin d'amener l'homme attaché aux choses de la terre à croire à son invisible créateur.
Les miracles que Dieu fait sont des miracles extraordinaires, c'est-à-dire surnaturels, dépassant les possibilités et l'entendement humains. Ce qui est déterminant, c'est que ces miracles jouent le rôle de lumière sur le chemin qui amène les hommes à la foi. Ils exercent l'esprit de l'homme à comprendre l'intelligence de Dieu[15]. Mais pour être un homme de foi, il ne suffit pas de comprendre, il faut vivre cette foi. Dans ce sens, les miracles tournent les hommes vers Dieu. Il s'agit de faire voir que le miracle ne vaut pas pour lui-même, au contraire, il est fait pour quelque chose d'autre qui est la foi. Les miracles ne sont pas de simples signes, ils sont signes de la foi.
5) Les miracles : signes de la foi
Les miracles sont donc des signes de la vraie foi et de la vraie religion fondée sur le Christ. En effet, par ses miracles, le Christ guidait les simples gens vers une foi inébranlable.
« Le Christ apportait le remède qui guérit la corruption des mours : par ses miracles, il s'est acquis l'autorité, par son autorité il a acquis la foi, par la foi il a ramassé la masse, par la masse il s'est assuré la durée, sur la durée il a assuré la religion »[16].
La valeur théologique du miracle se situe dans l'ordre de l'économie du salut. Cela veut dire que Dieu veut que tous les hommes passent du visible à l'invisible pour jouir du Bien suprême. Le miracle ne vaut pas par lui-même mais par le salut dont il est le signe. Avec Jésus, les miracles deviennent des signes divins du salut de l'homme tout entier, corps et âme. Ils deviennent surtout les signes de la foi en Dieu.
Comme on peut l'observer, Augustin ne fait pas du miracle simplement un « argument massu » pour prouver rationnellement la vérité de la révélation, la divinité de Jésus Christ. Il opère dans son ouvre une interprétation existentielle de l'Ecriture. Cela signifie que, pour lui, l'Ecriture est d'abord et avant tout la nourriture spirituelle dont les hommes ont besoin pour leur vie de chaque jour. Ainsi, en présence des miracles, l'homme est invité à penser à Dieu et à passer des miracles à Dieu.
Conclusion
La doctrine catholique a toujours lié la phénomène du miracle à la foi ; soit pour y faire ressortir le contexte de croyance religieuse dans lequel les miracles surviennent, soit pour indiquer la finalité d'éveil de la foi que comporte le miracle[17]. Ainsi, jamais n'est absente du miracle la dimension de signe. Mais le miracle est de l'ordre de ce qui est fondamentalement dans le secret de Dieu. On a bien vu que chez Augustin, c'est cela même qui forme la base d'une solide réflexion sur le miracle.
Jean-Paul SAGADOU
Augustin de l'Assomption
[1] Miracle comme argumentum fidei chez saint Augustin, Germany, 2002.
[2] O. DU ROY, L'Intelligence de la foi en
[3] Cf. Epistola 143, 2 ( PL 32, 585 ; CSEL 44, p. 251). Voir aussi G. MADEC, « Augustin évêque » Augustin prédicateur ( 395-411), Paris, Etudes Augustiniennes, 1996, p. 11-32.
[4] G. MADEC, Le Christ d'Augustin, p. 26.
[5] Conf. 9,7, 16.
[6] Sermon 320 ( PL 38, 1442)
[7] Cf. De utilitate credenti, XVI, 34.
[8] L. TANGANAGBA, op.cit, p. 179.
[9] Cf. Util. Cred. 16, 34, ( CSEL 25, 1, 45 ZYCHA)
[10] Cf. BOUCHARG, La conception augustinienne, cité par L Tanganagba, op.cit, p. 161.
[11] Doctr. Chr. 2, 1, 2 ( CCL 32,32 MARRTIN)
[12] Idem, 2, 24, 37 ( CCL 32, 59 MARTIN).
[13] Doctr. Chr. 2, 4, 3, ( CCL 32, 34, MARTIN)
[14] Idem, 2, 3, 4 ( CCL 32, 34 MARTIN)
[15] cf. In Iohannis euangelium tractatus, 24, 1 (CCL 36, 244 WILLEMS).
[16] Cf. De utilitate credenti liber unus, 14,32 (CSEL 25, 1, 41, ZYCHA : Trad. BA 8, 287).
[17] Cf. F. LEPARGNEUR, « la nature fonctionnelle du miracle », in NRT, 1962, pp. 283-304.
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