Augustin aujourd'hui

Les critères d’évaluation du miracle aujourd’hui à Lourdes

Aujourd'hui, en France, qui dit « miracle », pense « Lourdes ». Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, le « miracle » à Lourdes, est tout à fait à l'ordre du jour. En 2004, le Bureau médical de Lourdes a enregistré 36 déclarations de guérisons inexpliquées : un nombre record (cf La Croix du mardi 23 novembre 2004) . Depuis 121 ans que ce Bureau existe, ses archives conservent plus de 7000 dossiers de guérisons (dont 2500 ont été reconnues inexpliquées). Or, seules 66 ont été reconnues « miraculeuses » par l'Église. La prudence, voire la méfiance, de l'Église s'enracine d'une part dans l'histoire de Lourdes et d'autre part dans la nécessité de définir des critères de discernement très clairs pour des événements dont la foule des pèlerins est certes très friande, mais qui pourraient aussi les détourner de l'essentiel de la foi chrétienne.

Un bureau médical unique au monde

En 1858, la petite voyante de la grotte de Massabielle attire les foules et dérange l'ordre établi. L'Église doit se prononcer sur le message que la Vierge a confié à Bernadette : apparition surnaturelle ou mystification ? Guérisons extraordinaires ou simulées ? … L'époque baignant dans un climat anticlérical virulent, alimenté par l'essor du rationalisme scientifique, la polémique fait rage. Une guérison doit être constatée dans les règles de l'art médical.

Le 28 juillet 1858, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, s'appuyant sur les critères retenus au siècle précédent par le cardinal Lambertini, futur Benoît XIV, pour la reconnaissance des faits miraculeux, engage le processus de contrôle des guérisons : il crée « une commission canonique, chargée de constater l'authenticité et la nature des faits. » La commission est composée de 16 ecclésiastiques et médecins. Une sous-commission est plus particulièrement chargée des guérisons, qui fait un tri et retient 29 cas de guérison. Son rapport est présenté à un médecin, le professeur Vergez. Qui ne retient que sept dossiers. Le rapport Vergez sert alors de base au rapport officiel de la commission, qui est rédigé par un ecclésiastique. Et c'est sur ce dernier rapport que Mgr Laurence s'appuie pour publier le 18 janvier 1862, un mandement épiscopal qui affirme et l'authenticité des apparitions de la Vierge à Bernadette et le caractère surnaturel des guérisons survenues.

Sous des formes qui vont évoluer au fil des années, ce va-et-vient complexe entre autorités médicales et religieuses persistera jusqu'à aujourd'hui. En 1884, un Bureau des constatations médicales est fondé à Lourdes, ouvert à tous les médecins de passage, croyants ou sceptiques, pour constater ou contester. En 1905, le pape Pie X recommande aux responsables du sanctuaire de confier les enquêtes aux évêques responsables des diocèses d'où sont issus les malades guéris. Il souhaite notamment « que les procès portent sur l'identité des personnes, sur les constatations des médecins et sur les dépositions des témoins qui ont vu les malades avant leur guérison. »

Entre les deux guerres, le contrôle médical prend une telle importance, qu'en 1941, ce sont les médecins qui déclarent : « le cas de cette jeune fille rentre dans le cadre des guérisons miraculeuses de Lourdes ».

Heureusement, en 1947, les rôles de chacun sont clarifiés : « À la médecine le jugement médical ; à l'Église, le jugement théologique et la sentence canonique. »

Aujourd'hui encore, la mission du Bureau médical, conférée par l'évêque de Tarbes et Lourdes, reste de « recevoir les témoignages des personnes se disant guéries par l'intercession de Notre-Dame de Lourdes, en vue de les authentifier pour une éventuelle reconnaissance de guérison miraculeuse. »

 

Des critères traditionnels

La foule des malades n'avait pas attendu les apparitions de la Vierge à Bernadette pour attribuer à la puissance divine ou à l'intervention d'un saint, des guérisons extraordinaires… L'histoire de l'Église en témoigne. Et les théologiens n'ont pas attendu non plus pour réfléchir aux conditions dans lesquelles une guérison peut être déclarée miraculeuse. Mais le XVIII e siècle, siècle des Lumières, est l'époque d'une incrédulité croissante notamment à l'égard des miracles. Le cardinal Lambertini, devant la nécessité qu'un miracle soit reconnu pour procéder à une béatification, puis d'un autre miracle pour une canonisation, a rédigé en 1734 un grand traité, qui est resté un texte de référence : De servorum beatificatione et beatorum canonisatione .

Il y rappelait et précisait les sept critères qui permettent de juger qu'une guérison peut être considérée comme miraculeuse.

  1. Que la maladie soit grave et impossible ou difficile à guérir ;
  2. que la maladie dont on guérit ne soit pas arrivée à son dernier stade, de telle façon que, peu après, elle aurait dû décliner ;
  3. que des médicaments n'aient pas été pris ou qu'ils se soient avérés inefficaces ;
  4. que la guérison soit soudaine et instantanée ;
  5. que la guérison soit parfaite ;
  6. qu'elle ne soit précédée ni d'une évacuation notable, ni d'une crise ;
  7. enfin que la maladie effacée ne revienne pas.

 

Ces critères ont été utilisés à Lourdes et servent encore de référence pour le travail d'enquête sur les guérisons déclarées.

En 1968, dans son ouvrage : A travers le monde de la foi (Cerf, Cogitatio Fidei N° 31), Jean Mouroux rappelait que « l'apologiste a le devoir de construire d'une façon serrée, objective, résistante aux prises de la raison, les preuves du message divin. L'Église exige pour la reconnaissance officielle des miracles une critique sévère… » Et il observait que la vérification critique du miracle aura toujours à s'adapter aux progrès des sciences : « Il est sans doute parfaitement impossible, mais aussi parfaitement inutile à l'apologétique de répondre aux difficultés qu'élèveront les techniques du XXX e siècle : il lui suffit de répondre à celles du XX e (…) Si les médecins s'occupent de Lourdes dans quelques siècles, ils diront peut-être : les procédés de contrôle étaient bien gros et nous apparaissent insuffisants ; ils n'auront aucune raison pour dire : ce n'étaient pas des miracles, les techniques n'ayant pas à prouver qu'il y a miracle, mais simplement à montrer qu'il n'y a pas objection recevable (à leur plan) contre cette affirmation, laquelle exige pour être parfaitement posée, de tout autres éléments intellectuels. »

 

Du miracle au signe

Depuis Vatican II, tout en respectant le domaine médical, les théologiens ont changé l'angle de leur réflexion sur le miracle. Plutôt que de s'attacher à la notion de « preuve », ils préfèrent s'intéresser à celle de signe. 

Comme l'expliquent Charles Perrot et Jean-Louis Souletie dans  Les Miracles tout simplement  ( Ed. de l'Atelier, 1995), dans Dei Verbum , « les miracles ne sont plus présentés comme des arguments qui garantissent de l'extérieur la révélation avec laquelle ils n'avaient que peu de liens. Désormais, ils sont rattachés, attribués au Christ qui manifeste dans sa vie d'homme, la gloire cachée de Dieu lui-même. (…) Tout entier signe de la Révélation , le Christ suscite la réponse de la foi qui déchiffre l'énigme du Signe qu'il est pour nous. Le Signe ici n'est pas contraignant et n'oblige donc personne à croire ». (…) Dignitatis Humanae observe : « Certes, le Christ a appuyé et confirmé sa prédication par des miracles, mais c'était pour susciter et fortifier la foi de ses auditeurs, non pour exercer sur eux une contrainte. »

Mgr Dagens, évêque d'Angoulême, a été amené à statuer sur le cas du 66e « miraculé » de Lourdes, Jean-Pierre Bély, guéri en 1987 d'une sclérose en plaques avérée. Dès sa première intervention, en 1996, il rappelle qu'il conviendrait de « ne plus s'enfermer dans la problématique étroite qui fait dépendre la reconnaissance de l'action de Dieu de l'impossibilité de trouver une explication médicale acceptable au phénomène considéré. » Et il demande que soit reconnue la place de l'Église qui « donne un avis dans le cadre de la vie de l'Église. »

Fort de cette prudence, le mardi 9 février1999, il « fait connaître l'interprétation que l'Église se juge autorisée à donner de cette guérison subite et inattendue » : « Au nom de l'Église, je reconnais publiquement le caractère authentique de la guérison dont a bénéficié Monsieur Jean-Pierre Bély à Lourdes, le vendredi 9 octobre 1987. Cette guérison subite et complète est un don personnel de Dieu pour cet homme et un signe effectif du Christ Sauveur, qui s'est accompli par l'intercession de Notre Dame de Lourdes. » La guérison n'est pas déclarée miraculeuse, mais authentique. « Le miracle » a laissé sa place au « signe ».

Quand on « clique » aujourd'hui sur le site Internet de Lourdes, au chapitre guérison, s'affiche un message de Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, daté du 17 mars 2003, qui se termine par ce rappel : « l'attitude actuelle des médecins est très respectueuse du magistère de l'Église. Comme chrétiens, ils savent que le miracle est un signe d'ordre spirituel. Ils ne veulent pas s'en faire les juges. De plus, pour un esprit moderne, il est difficile de dire, à propos de quelque réalité que ce soit, qu'elle est inexplicable. On peut seulement dire que jusqu'ici, elle est inexpliquée. »

 

Isabelle SAMSON-EWALD
Auteur d'une dissertation de licence en Théologie
Institut catholique de Paris, 2000

 

Le rôle du miracle dans les procès de béatification

Dépassé, le miracle ? Il semble au contraire « merveilleusement » bien se porter ! Alors que Benoît XVI semble poursuivre l'ambitieuse politique de béatification de son prédécesseur (lui-même appelé par la foule, dès ses funérailles, aux honneurs des autels), la congrégation pour les causes des saints annonce régulièrement qu'un miracle a été attribué à l'intercession de tel « serviteur (ou servante) de Dieu », nom officiel du « candidat » à la béatification. Car si les papes de l'époque contemporaine ont eu à cœur, depuis Pie XI jusqu'à Jean-Paul II, de simplifier et de moderniser la procédure de reconnaissance de la sainteté d'un baptisé, le miracle continue d'y jouer un rôle indispensable.

On pourrait s'en étonner. Pourquoi garder au miracle un tel statut, alors que notre époque aurait tendance, au moins en Occident, à n'y voir qu'une archaïque survivance médiévale ou une discutable concession à la piété populaire ? Avant d'examiner les arguments qui peuvent justifier cette situation – j'en proposerai quatre – il n'est sans doute pas inutile de rappeler brièvement le cadre général de la procédure de béatification.

L'Église n'a jamais prétendu dresser la liste exhaustive de ceux de ses enfants qui partagent la gloire de leur Seigneur. D'une part, c'est le secret de Dieu, et d'autre part, promet l'Apocalypse, il s'agit « d'une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer » (7, 9). Par contre, elle souhaite encourager les fidèles à marcher dans la voie de la sainteté (vocation universelle des chrétiens, comme l'a rappelé le concile Vatican II) en leur proposant des modèles et des intercesseurs fraternels. La béatification est donc la reconnaissance publique de la sainteté d'un(e) baptisé(e) défunt(e). La canonisation n'est pas un grade supplémentaire, mais l'extension à l'Eglise universelle du culte plus restreint autorisé lors de la béatification. Dans les deux cas, la procédure prend la forme d'un procès au cours duquel vont être présentés les arguments pour et contre. Elle commence à l'échelon du diocèse, en principe cinq ans au plus tôt après le décès, par l'enquête diligentée par l'évêque du lieu où est mort le serviteur de Dieu. Puis elle se poursuit par le transfert du dossier à la congrégation pour les causes des saints. Après la publication du décret établissant « l'héroïcité des vertus », la personne est déclarée « vénérable ». C'est là qu'intervient obligatoirement, sauf dans le cas du martyre, au moins un miracle attribué à l'intercession post-mortem du vénérable. S'il fait défaut, le processus est bloqué : entre mille exemples, on peut citer le cas de Pauline Jaricot, dont le décret sur l'héroïcité des vertus date de 1963. Quand le miracle a été authentifié, il est annoncé par décret. Le pape peut alors décider de procéder à la cérémonie de béatification. La canonisation obéit aux mêmes règles : c'est une seconde procédure, et elle requiert un autre miracle, cette fois y compris pour les martyrs.

Le miracle a donc valeur de preuve. Quelle justification théologique peut-on tenter d'en donner ?

 

1. Le miracle témoigne de la réputation de sainteté

C'est une évidence : il n'y a pas de miracle attribué à un serviteur de Dieu si son intercession n'a pas été sollicitée par un fidèle. Comme la béatification est liée au caractère public de la sainteté de tel ou tel, ce point est important. On pourrait dire qu'il est fait ici appel à un aspect du sensus fidei (le sens de la foi des fidèles) : la capacité à percevoir quasi intuitivement l'autorité propre à la sainteté. Et puisqu'il s'agit pour l'Église de donner des modèles au peuple chrétien, il est important de relever que certaines personnes jouent déjà ce rôle auprès d'un nombre significatif de fidèles.

 

2. Le miracle atteste de la faveur divine

Encore une évidence : c'est Dieu qui accomplit le miracle, et non le futur bienheureux ! Mais l'intercession « efficace » de ce dernier permet de juger qu'il est bien entré dans l'intimité de son Seigneur. On pourrait dire avec humour que c'est un moyen de vérifier que Dieu est d'accord… C'est pourquoi les groupes qui militent en faveur de la béatification d'une personne diffusent des prières où les grâces sont demandées autant pour elles-mêmes que pour le succès de la procédure. Voici par exemple un extrait du texte proposé par le site internet officiel consacré à la béatification de Jean-Paul II : « Par son intercession, accorde-nous, selon Ta volonté, la grâce que nous implorons, animés du vif espoir qu'il soit élevé au plus tôt aux honneurs des autels. Amen. »

 

3. Le miracle va dans le sens de la grâce, qui va dans le sens de la vie

Dernière évidence : le miracle fait du bien ! Ce n'est pas d'abord un acte inexplicable en l'état actuel des connaissances humaines, c'est un cadeau accordé gracieusement à une personne en état de grande détresse. Le miracle fait jaillir la vie là où la mort semblait devoir triompher. En ce sens, il rend témoignage à la bonté de Dieu et au soin qu'il prend des hommes : oui, il est le Maître et ami de la vie, « il n'a pas fait la mort » (Sg 1, 13). Le miracle est le signe donné sur la terre d'une espérance qui s'épanouira dans le ciel. Loin de dévaluer la vie présente, le miracle nous rappelle que Dieu s'y révèle. Tout en étant spirituel, le miracle a un caractère profondément réaliste, car concret et constatable (y compris par des experts non croyants). C'est d'autant plus vrai que le miracle consiste presque toujours en une guérison. On rejoint là le statut privilégié que la foi chrétienne accorde au corps : n'est-ce pas par son Incarnation que le Fils de Dieu est venu à notre rencontre ?

 

4. Le miracle est un signe de la communion des saints

Parce que le miracle est lu comme la réponse d'un baptisé glorifié à la demande d'un baptisé accablé, il crée un lien entre l'Église du ciel et l'Église de la terre, l'Église triomphante et l'Église militante, selon les termes traditionnels. C'est l'une des manières dont on peut comprendre la communion des saints, mentionnée dans le Symbole des apôtres. Or les saints, on l'a déjà vu, n'ont pas tous une auréole sur la tête ! Dans la mesure où la sainteté est la vocation de tout chrétien, les fidèles qui se confient à l'intercession d'un futur bienheureux peuvent et doivent reconnaître en lui un modèle, c'est-à-dire un encouragement concret à avancer sur la voie d'une vie toujours plus évangélique. D'ailleurs, la demande d'intercession n'est pas faite au hasard : elle manifeste le plus souvent une forme d'affinité spirituelle. La personne que l'on prie n'est donc pas un demi-dieu, mais un frère ou une sœur aînée ayant parcouru le chemin que l'Église indique à tous ses enfants.

Dans son caractère réaliste et concret, voire provocant, le miracle est donc comme un sceau qui authentifie le caractère dynamique et vivifiant de la sainteté vécue dans une vie humaine. Il rejoint ainsi ce qu'exprime la liturgie. « Car tu es glorifié dans l'assemblée des saints : lorsque tu couronnes leurs mérites, tu couronnes tes propres dons . Dans leur vie, tu nous procures un modèle, dans la communion avec eux, une famille et dans leur intercession, un appui ; afin que, soutenus par cette foule immense de témoins, nous courions jusqu'au bout l'épreuve qui nous est proposée et recevions avec eux l'impérissable couronne de gloire, par le Christ notre Seigneur. » (1 re préface des saints).

 

Christelle JAVARY
Chargée d'enseignement à la Faculté
de Théologie et de Sciences Religieuses
Institut Catholique de Paris

Saint Augustin écrit : « Quel mérite y a-t-il donc dans l'homme avant la grâce qui la lui fasse obtenir, puisque tout mérite en nous est l'œuvre de la grâce, et que Dieu, en couronnant nos mérites, ne couronne que ses dons ? » ( Lettre 194, 19).

 

Jalons pour raconter la vie d’Augustin

Ce parcours est une proposition d'un groupe de jeunes Malgaches, né le 13 novembre 2005 : anniversaire de la naissance d'Augustin. Il existait déjà, en lien avec la communauté des sœurs Augustines de Notre-Dame de Paris qui vit à Tananarive, un groupe de laïcs augustiniens. Un membre de ce groupe d'adultes est venu encourager les plus jeunes à créer leur propre groupe. Ils (et elles) sont 18, de 18 à 30 ans, pour un premier rendez-vous joyeux et priant.! La trame d'une rencontre est simple : prière, Parole, partage. L'objectif est grand : apprendre a aimer . Le guide ? Augustin  !

Mais déjà les questions fusent : Qui est saint Augustin ? En quoi son expérience spirituelle est-elle appelante pour de jeunes Malgaches de 2005 ? Un petit outil, qui permettrait de suivre les étapes de son itinéraire en laissant large place aux initiatives, serait bienvenu ! C'est cet outil que legroupe a élaboré, et que nous communique sœur Bernadette Delobel (Fianarantsoa). Il nous a paru utile à d'autres. Merci aux jeunes Malgaches.

 

A chaque étape :
* Des questions pour encourager le partage de vie
et l'engagement de chacun dans la charité .
* Des citations bibliques et des citations d'Augustin
pour nourrir le partage de foi et d'espérance.
* Des suggestions pour la prière.

1. Augustin, marqué dès son enfance par le signe de la croix du Christ.

2. Augustin, un jeune doué pour l'amitié et attiré par la sagesse.

3. Augustin, un jeune-adulte saisi par l'humilité du Christ.

4. Augustin, un homme brûlé par la Parole de Dieu.

5. Augustin, un homme bouleversé par la miséricorde.

6. Augustin, un chrétien unifié par l'amour.

7. Augustin, serviteur infatigable de l'Eglise et de son unité

 

1.Augustin, marqué dès son enfance par le signe de la croix du Christ

- Le Nom de Jésus-Christ restera toujours dans son cœur.
- Tant que ce Nom lui manque, il ne peut vivre satisfait.

Confessions : 1,11 et 3,4

Questions pour un partage

1. Dans mon histoire,

2. Aujourd'hui,

3 . Le Nom de Jésus, le Nom du Christ

 

Parole de Dieu

« Nul ne peut venir à Moi (dit Jésus) si le Père qui m'a envoyé ne l'attire » Jn 6,44

Citation d'Augustin

« Tu nous as créés orientés vers Toi
Et notre cœur est sans repos
tant qu'il ne demeure en Toi. »
Conf.1,1

Suggestions pour la prière

Jésus, le Christ
Lumière intérieure,
ne laisse pas mes ténèbres me parler !
Jésus le Christ
Lumière intérieure
Donne-moi d'accueillir ton Amour !

2. Augustin, un jeune doué pour l'amitié et attiré par la sagesse.

- Il veut chercher toujours la Vérité , avec des amis.
- Il a erré longtemps par des chemins sinueux, mais le Seigneur n'a pas cessé de l'appeler.

Questions pour un partage

1. Dans mon histoire

2. Aujourd'hui,

 

Parole de Dieu

«  La Vérité vous rendra libres. » Jn 8,32
« Je suis le chemin, la vérité, la vie. » Jn 14,6

 

Citations d'Augustin

« Ces amis que tu aimes tant, pourquoi désires-tu qu'ils vivent et qu'ils vivent avec toi ?
Pour chercher ensemble, d'un même cœur, à connaître nos âmes et Dieu. Car ainsi, celui qui a le bonheur de trouver la vérité y achemine les autres sans fatigue . » Sol 1,2
« L'amitié que Tu cimentes, ô mon Dieu, entre des âmes unies en Toi par la charité… Cette charité que répands en nos cœurs l'Esprit-Saint qui nous a été donné » C 4,4
« Plus je suis ton ami , et plus je me sens libre.
Et plus je suis franc, plus je suis ton ami » L.155

Suggestions pour la prière

Tu m'as appelé, et ton cri a fini par forcer ma surdité.
Tu as brillé et ton éclat a réussi à chasser ma cécité.
Tu as exhalé ton parfum, et j'ai pu le respirer.

« De toutes mes forces,
celles que Tu m'as données,
je T'ai cherché ! »

 

 

3. Augustin, un jeune-adulte saisi par l'humilité du Christ.

- Pour aller vers la Patrie de la paix, le Christ est la Voie.
- Jésus-Christ, Verbe fait chair, l'humble Dieu des chrétiens.

Questions pour un partage

- Dans quels passages de l'Evangile je trouve des signes de l'humilité de Jésus ?

- Dans ces passages, qu'est-ce que Jésus nous apprend de son Père ?

- Comment cela peut-il m'aider à vivre mes propres fragilités et celles des autres ?

 

Parole de Dieu

« Le Verbe s'est fait chair. » Jn 1,14

« Ayez entre vous les mêmes sentiments qui furent dans le Christ Jésus : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais Il se dépouilla lui-même… » Ph 2, 5…

« Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? » 1 Co 4, 7

 

Citations d'Augustin

« Sans humilité, je ne possédais pas le Dieu d'humilité et je ne savais pas ce qu'enseigne sa faiblesse. » C. 7,18
« Si l'humilité ne précède, n'accompagne et ne suit ce que nous faisons de bien… l'orgueil nous en fait perdre le fruit. » L. 118

Suggestions pour la prière

Jésus, doux et humble de cœur
Rends mon cœur semblable au tien !

 

 

4. Augustin, un homme brûlé par la Parole de Dieu.

- La Parole convertit Augustin et le conduit au baptême.
- La Parole , fondement de la vie et de l'œuvre d'Augustin.

Questions pour un partage

- Quel Passage de l'Ecriture je reçois comme une Parole de Dieu pour moi ?
- Quel appel pour ma vie dans cette Parole ?
- Quand et Comment je prie avec la Bible  ?

 

Parole de Dieu

« Parle, Seigneur,
ton serviteur écoute. » 1 Sm 3,10

« Ta Parole est la lumière de mes pas,
la lampe de ma route. » Ps 118,105

« Quand Tes Paroles se présentaient, je les dévorais :
Ta Parole était mon ravissement et l'allégresse de mon cœur ! » Jr 15,16

 

Citations d'Augustin

« Prends et lis ! » C 8,12

« Tu as brûlé mon cœur de ta Parole
et je T'ai aimé. » C 9,2

 

Suggestions pour la prière

« Ny tenina Tompo ô…»
« Parole qui résonne au fond de moi… »

 

5.Augustin, un homme bouleversé par la miséricorde.

- Augustin relit son histoire : l'histoire de la miséricorde du Seigneur pour lui.
- Augustin, Docteur de la Grâce.

 

Questions pour un partage

- Comment j'accueille la miséricorde ?
- Comment je suis témoin de la miséricorde ?
- Comment je vis le sacrement du pardon ?

 

Parole de Dieu

« Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n'ont pas besoin de repentir. » Lc 15, 7

« Il n'est pas question de l'homme qui veut et qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. » Rm 9, 16

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » Lc 6, 36

 

Citations d'Augustin

« Pourquoi t'appuyer sur toi-même et rester ainsi sans appui ? Jette-toi en Lui, n'aie pas peur : Il ne se retirera pas, Il ne te laissera pas tomber.
Jette-toi sans crainte, Il te recevra et te guérira. » C.8, 11

« Les confessions de mes fautes passées que Tu as remises et couvertes pour me rendre heureux en Toi, en transformant mon âme par la foi et par ton sacrement, ces confessions ...remuent le cœur et l'empêchent de s'endormir dans le désespoir en disant : « je ne peux pas » C.10, 3, 4

 

Suggestions pour la prière

« Donne ce que Tu ordonnes…
et ordonne ce que Tu veux ! »
Conf de St Aug

Dieu ne peut que donner son Amour,
Notre Dieu est tendresse.
Chant de Taizé

  6. Augustin, un chrétien unifié par l'amour.

- D'une même charité, aimer Dieu et les frères.
- Vivre, c'est apprendre à aimer de l'Amour trinitaire.

Questions pour un partage

- Est-ce que je connais la joie d'apprendre à aimer de l'Amour qui vient de Dieu ?
- Est-ce que je reconnais les difficultés d'apprendre à aimer de l'Amour qui vient de Dieu ?
- Est-ce que je reconnais les obstacles en moi et les résistances pour apprendre à aimer de l'Amour qui vient de Dieu ?
- Dans ma vie quotidienne, comment je peux être au service de l'Amour, de l'Unité, de la Communion  ?

Parole de Dieu

« Tu aimeras. » Lc10
« Père, qu'ils soient Un
pour que le monde croie que Tu m'as envoyé ! » Jn 17

Citations d'Augustin

« Apprends à aimer. A mesure que l'amour grandit en toi, te façonnant et te donnant de ressembler à Dieu, tu progresses et tu commences à faire l'expérience de Dieu car Dieu est amour ». EnPs99

« Une fois pour toutes t'est donc donné ce court précepte :
Aime et fais ce que tu veux ;
si tu te tais, tais-toi par amour ;
si tu parles, parle par amour ;
si tu corriges, corrige par amour ;
si tu pardonnes, pardonne par amour ;
aie au fond du cœur la racine de l'amour :
de cette racine, il ne peut rien sortir que de bon ». Jo Ep 7, 8

 

Suggestions pour la prière

Seigneur, donne-moi de vivre par amour de Ton Amour.
Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau !…

 

7. Augustin, serviteur infatigable de l'Eglise et de son unité

- Aime et fais ce que veut l'Amour.
- Un saint pour tous les temps, un saint pour aujourd'hui .

Questions pour un partage

- Y a-t-il un passage de la vie d'Augustin qui est particulièrement « appelant » pour toi ?
- Y a-t-il une citation de saint Augustin qui te touche particulièrement ? Pourquoi ?
- Comment vis-tu « dans l'Eglise de Jésus-Christ » aujourd'hui ?
- A ton avis, qu'est-ce que les chrétiens peuvent apporter au monde aujourd'hui ? A quelles conditions ?

 

Parole de Dieu

Que le Seigneur
« illumine les yeux de votre cœur
pour vous faire voir
quelle espérance vous ouvre son appel ! » Ep 1, 18

 

Citations d'Augustin

« Vivante sera ma vie toute pleine de Toi. » C. 10

« Si vous cherchez Dieu, entraînez les autres à L'aimer ». En Ps 33

« Ne préférez pas votre tranquillité aux besoins de l'Eglise ». L. 48

« Le pauvre que tu vois, c'est ton frère ». En Ps 72

 

Suggestions pour la prière

Donne-toi à moi mon Dieu, redonne-toi à moi,
Voici que je t'aime et si c'est peu, je veux aimer plus fort.
Conf. XIII, 8

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