60 ans de Valpré
conférence J.P.P.-M, Valpré le samedi 26 mai 2007-04-21
Bonjour et bienvenue à toutes et tous. Merci déjà pour votre attention et votre sympathique présence. Entrons sans traîner dans le vif du sujet, une rétrospective sur les 60 ans d’existence de cette maison de Valpré, communauté assomptionniste et centre d’accueil de la région Rhône-Alpes, 1947-2007, tout en devenant un lieu d’expérimentation de vie ecclésiale hors cadre paroissial.
Il m’a été donné, il y a déjà dix ans exactement, en septembre 1997, de traiter le sujet alors cinquantenaire et vous ne vous étonnerez pas que je reprenne ici les grandes articulations de mon propos d’alors[1], en le complétant, l’adaptant ou l’actualisant.
I.
Valpré avant l’Assomption :
Valpré est un lieu-dit, appellation non de quartier, mais d’un site propre : Val pré ou Pré du val, appellation tout à fait expressive et descriptive, pour les générations antérieures à laquelle les historiens du cru, écullois, Vaesen et Vingtrinier[2], préféraient celle de Bellevue, également méritée, du moins au temps de la ruralité du lieu, avant les années béton. Je cite :
‘Une autre propriété d’Ecully, celle de Bellevue, autrefois possédée par la famille Leboeuf et appartenant aujourd’hui à André Descours, renfermait une chapelle vénérable Notre-Dame des Roches qui appartenait au XVIIème siècle à Mgr Simon de Marquemont, ami de François de Sales’.
Selon
une tradition orale invérifiable, cette chapelle dont il ne reste rien de nos
jours, était située montée des Roches, sous le belvédère autrefois pourvu d’un
kiosque à colonnes. Elle servit aussi, comme bien d’édifices religieux
post-révolutionnaires de modeste grenier à foin.
Souvenirs et attestations
Ce souvenir historique a sans doute contribué à donner saint François de Sales comme patron à la communauté et à la chapelle du Valpré lors de la construction du scolasticat des années 1957-1959.
Sous le bâtiment dit ‘château de Valpré’ existe toujours un puits creusé au XIXème siècle, dont la construction a causé beaucoup d’émotion à cause d’un éboulement raconté avec détails par les chroniqueurs Vaesen et Vingtrinier. J’y suis descendu prudemment plusieurs fois, grâce à un trou d’homme qui n’était alors pas obstrué, avec François Paut, lors de l’installation des conduites de gaz dans cette partie.
Et puisque nous en sommes à l’évocation des souvenirs, comment ne pas imaginer que l’ancien Valpré ait vu passer par le chemin creux de Chalin et la pente des Roches (fameuse voie, déjà signalée dans des textes du XVIIème siècle) un petit vicaire tout à fait anodin, Jean Marie Vianney, vicaire de la paroisse entre 1815 et 1818, avant qu’il ne change à la fois de paroisse et de diocèse.
Un petit rappel sur les propriétaires de Valpré, bien attestés par des titres transmis de siècle en siècle :
(1) archevêché de Lyon entre le XVI et XVIIème siècle (maison de campagne),
(2) Sieur de la Chardonnière (milieu du XVIIème),
(3) Pierre Garet et Antoinette Colombe (fin XVIIème siècle),
(4) Satron et Archimbaud qui ont acquis le domaine en 1714 et l’ont gardé 24 ans,
(5) Jean-Baptiste Brunier et dame Joly (acquisition des lieux le 21 août 1738), ceci pour trente ans,
(6) et (7) Jacques-François Vauberet Jacquier (acquisition le 29 avril 1768), repris par leur successeur Antoine Vauberet Jacquier, au total 28 ans,
(8) Etienne Louis et Etiennette Augé, acquisition en février 1796, pour 8 ans,
(9) Dominique Leboeuf : acquisition le 19 février 1804, pour 8 ans ; il fait exhausser le château d’un étage ; 65 ans ;
(10) André Descours : acquisition le 28 janvier 1869, pour 47 ans. La ferronnerie des fenêtres porte ses initiales AD.
(11) Société civile des facultés catholiques pour l’enseignement et l’hospitalisation (5 février 1916), 2 ans
(12) Famille Perben (27 août 1918), pour 29 ans. Au cours des successions et des acquisitions, il y eut de nombreux litiges de voisinage, de réparation et de construction de mur d’enceinte.
(13)L’Assomption, sous le couvert d’une Société Immobilière et agricole de Valpré (1er août 1947), 60 ans à ce jour. La propriété, à cette époque, de 8 hectares et demi a été morcelée ou redistribuée en plusieurs lots. La société immobilière et agricole de Valpré (SIAV) de 1947 s’est devenue une Association Culturelle et Sociale de Valpré, puis de l’Assomption en 1995 (ACSA). En 1957 a été créée la SNIV (Société Nouvelle Immobilière de Valpré) de 1 ha 98, absorbée par la suite par la SA Duportal. En 1984 une partie du vallon (3 hectares et demi) a été vendue et lotie, l’étang du bas asséché ou plutôt les eaux de sources drainées. Mais d’une façon globale, la configuration des lieux n’a guère varié.
A remarquer aussi qu’administrativement et territorialement parlant, la propriété de Valpré dont l’ancienne entrée officielle donnait sur le 124 avenue Marietton, a été un temps rattachée aussi bien à Lyon 9ème arrondissement (Vaise) qu’à Lyon 5ème (Fourvière) avant d’être transférée à Ecully, quartier dit du Pont d’Ecully, sur le ruisseau des Planches (Courly) avec pour adresse postale le n°1 rue de Chalin. Ecully était une commune de 4.719 habitants en 1946 et 17. 944 en 1975.
Autres détails
piquants :
On trouve une mention Ecully[3] dans la correspondance du P. d’Alzon. Lors du rattachement du réseau des égouts du Valpré-Château en 1980-1981 au collecteur du grand bâtiment, des excavations ont permis de confirmer le passage par la propriété des piles de l’ancien aqueduc romain qui transportait de l’eau depuis les monts du Lyonnais jusqu’au collecteur de Fourvière.
D’autre part la ville de Lyon n’était pas une ville inconnue de l’Assomption avant 1947. Un des premiers assomptionnistes était lyonnais, le P. Elphège Tissot[4] (1801-1895), sa famille demeurant au 17 montée du Chemin Neuf. Le P. d’Alzon s’arrêta plus d’une fois dans cette métropole, notamment lors de ses voyages à Paris, à l’archevêché lyonnais que dirigeait son parent, le cardinal de Bonald (1787-1870, archevêque de Lyon de 1839 à 1870, cardinal en 1841), et où a longtemps ‘sévi’ son contemporain le viganais l’abbé Louis-Ambroise-Gustave de Serres (1810-1880) - à l’époque, l’archevêché était situé près de la cathédrale Saint Jean, bâtiment aujourd’hui bibliothèque de la ville- ; d’Alzon aimait célébrer la messe à Fourvière (le sanctuaire marial de l’époque qui n’était pas la basilique actuelle construite entre 1877 et 1896) ; d’Alzon rendit visite à la famille de Chaponay, rue saint-Joseph n° 4, aux Sœurs dites de Marie-Thérèse ou du Refuge (Servantes de Jésus-Christ), dont le couvent était sur la pente de Fourvière. Il y fut témoin des stigmates d’une religieuse de cette congrégation (Sœur Saint-Bernard Huguenell, 1820-1847), et il visita bien sûr les Religieuses de l’Assomption, établies à Lyon dès le 15 mai 1862 à la Retraite de Bellevue, sur les hauteurs de Sainte-Foy. Les Petites Sœurs du P. Pernet s’établirent à Lyon dès la fin du XIXème siècle (La Guillotière, La Croix-Rousse, puis La Mulatière, puis Oullins).
Il faut cependant attendre juillet 1913 et la bienveillance de Mgr Hector-Irénée Sevin, créé cardinal en mai 1914, pour qu’un assomptionniste prenne pied à Lyon, le P. Borromée Féroux (1862-1954), discrètement logé d’abord rue Vaubécour (près du cours de Verdun), puis, rue Franklin, au 5ème étage d’un modeste appartement. Ce religieux fut notamment aumônier de la chapelle de l’Adoration réparatrice dites de la rue d’Ulm, rue Henri IV, et on sait que ce sont les Assomptionnistes qui, discrètement toujours, ont donné le coup d’envoi à un mouvement de prière en faveur de l’unité (le terme oecuménisme n’existait pas encore), avant même les initiatives en 1933 de l’abbé Paul Couturier (1881-1953), à l’origine de la Semaine de prières en faveur de l’unité des chrétiens.
Lyon, av. Debrousse :
Quand en 1923, Lyon fut choisi comme centre provincial, il fallut bien se préoccuper de trouver une résidence assomptionniste sinon plus fonctionnelle du moins plus grande à Lyon. C’est là l’origine de l’acquisition, dès septembre 1922 par le P. Eustache Pruvost[5], d’une première villa 8, au numéro 75 du chemin de Choulans qui devint par la suite le n° 145, en principe réservée à la curie provinciale. L’appellation officielle était alors ‘procure des Missions de l’Assomption’, avec arrêt du bus ‘Les trois Artichauts’. En 1924, on loua une autre maison proche, n° 2 avenue Debrousse, les deux petites villas voisines mais séparées groupant une même communauté, celle du 2 s’adonnant à des activités pastorales (aumôneries, ligue des femmes patriotiques, paroisse des Etroits, sur les quais de Saône). Ce n’était pas encore ‘Paname’. L’aspect plus moderne des lieux fut donné en 1933-1934[6], car on se décida à construire sur le terrain du 2 av. Debrousse, grâce à un architecte patenté M. Bourbon qui était d’ailleurs l’architecte du séminaire de Francheville avant de réaliser le scolasticat jésuite de Fourvière. On réalisa alors une chapelle publique, un cloître, des locaux communautaires plus vastes. On y confectionna le bulletin Missions des Augustins de l’Assomption, puis le bulletin provincial Rhin-Guinée[7], devenu Lyon Assomption. Des premières transformations eurent lieu en 1965, notamment pour adapter la chapelle au renouveau liturgique (entreprise Iattoni[8]). Lorsque la ville décida d’élargir l’avenue Debrousse fin 1970, la communauté fut expropriée d’une bande de 12 mètres sur l’avenue, ce qui entraîna la démolition de la lingerie, de la buanderie, du bureau des pèlerinages, de la chambre à coucher du Provincial, du garage et d’une partie du jardin[9]. On reconstruisit une aile en arrière et en équerre.
La propriété de Valpré connut un sort semblable quelques années plus tard, entre 1975-1976 ; par suite de l’aménagement du carrefour au haut de la montée des Roches et de l’élargissement du chemin de Chalin, devenu rue ; son mur d’enceinte protecteur en pisé fut arasé, remplacé par une grillage métallique sur toute la longueur, une rangée de sycomores abattue et une bande de terrain aliénée. La bordure devint une passoire, propice aux visites nocturnes et diurnes de délestage involontaire.
Il n’était pas inutile de rappeler qu’une communauté religieuse, y compris Valpré, ne constitue jamais un îlot isolé au sein d’un Institut, mais forme une partie solidaire d’un corps plus large. La communauté de Debrousse a largement préexisté à Valpré. Le département du Rhône connut d’ailleurs d’autres implantations assomptionnistes : entre 1951 et 1953, le collège de Mongré[10] fondé par les Jésuites au milieu du XIXème siècle, passé sous tutelle R.A. depuis ; en 1976-1977, la résidence de Limas[11] à proximité de Villefranche-sur-Saône, communauté fermée en 2002. Il eut enfin après 1968 une floraison de petites communautés A.A. en ville : rue Louis Bouquet n° 6, Lyon 9ème ou 5ème (aumônerie du lycée Jean Perrin), quai Fulchiron n° 1 (Lyon 5ème), impasse Brachet n° 20 (Lyon 8ème), rue Victor Hugo n° 33 (Lyon 2ème). Une seule d’entre elles a connu une longévité plus étoffée, d’une vingtaine d’années, celle des Brotteaux, avenue Thiers n° 176, Lyon 6ème, fermée en 1988. Les traces de l’Assomption en ville peuvent fournir matière à plusieurs ‘pèlerinages’ sur les pas de l’un ou l’autre religieux !
II. L’Assomption au château de Valpré :
Le 13 août 1947, le P. Gervais Quenard[12] (1875-1961), Sup. Général entre 1923 et 1952, donnait le consentement du Conseil général[13] à celui provincial de Lyon, pour la fondation d’une maison d’études, Institut privé de sciences ecclésiastiques dit ‘soclasticat’ sous le nom d’Institut Missionnaire de l’Assomption à Lyon-Ecully[14] ; la propriété, terrain et maison d’habitation ont été acquis au printemps 1947 auprès de la famille Perben, par les soins de la curie provinciale[15] alors dirigée par le P. Marie-Germain Filliol[16] (1902-1983), sup. provincial entre 1946 et 1952. Les étudiants suivaient des cours sur place, en ville, tant aux facultés catholiques (rue Duplat) que dans des universités lyonnaises pour l’obtention des grades, des diplômes et pour des spécialisations.
Un coup d’oeil sur la communauté fondatrice de Valpré en 1947-1948 : 9 religieux d’encadrement (R. Munsch, Noël Bugnard, Joseph-Marie Marchand, Sévérien Salaville, Ignace Antzenberger, Georges Tavard, Marie-Félix Bollotte économe, Fr. Eugenio Zanchi et Jean-Pierre Chotard ; 8 religieux étudiants : Boris Chtipcov, Constant de Bortoli, Thomas Morisot, Barthélémy Marolla, Alexandre Bombieri, Maurice Porcheron, Pierre Gallay et Charles Monsch. Total : 17. Le règlement de la journée est étiré entre l’heure du lever (5 h 15) et le coucher (21 h 15), partagé entre les exercices spirituels, les cours internes et externes, les repas, les temps de récréation. Les grandes dates de la vie communautaire sont ponctuées par les professions religieuses (renouvellement et perpétuelles), les ordinations (les premières eurent lieu le 11 février 1949, cours Gambetta, par le cardinal Gerlier : Jules Glad, Michaël Djudjar, Fernand Perrin, Théophane Bregler, Jean-Noël Vermeire, André Gossein[17]). La vie est scandée par la prière, la vie interne, les études, les loisirs (ciné-club), les sports (terrain de tennis transformé en basket, terrain de foot qui sera sacrifié en 1957), les promenades, les visites etc…
On manque de place et on s’entasse en dortoir[18], sous les combles, on l’on gèle en hiver et l’on étouffe en été. On vit en régime autarcique maximal avec ferme (cheptel), verger, potager. Le 11 janvier 1967 a été vendue la dernière vache du troupeau. Le frère Bocquet[19] a planté des arbres fruitiers. Une cuisinière assure l’ordinaire, Mme Moreau ; une ex-religieuse slovène, Mlle Joséfat Malgay, la buanderie, les frères participant aux services d’entretien courants.
Faisons connaissance des lieux de l’époque, grâce à une correspondance conservée[20] du P. Bernard Finaert (1891-1971), alors supérieur de la communauté voisine de Lyon-Debrousse :
« Le grand événement
pour nous, à Lyon, a été la fondation de Valpré. C’est un beau domaine de près
de neuf hectares, situé à la limite de Lyon et d’Ecully, mais gardant son
adresse à Lyon, 124 rue Marietton. Le trolley, pris place Bellecour, ne compte
qu’une seule section jusqu’à l’arrêt, au Pont d’Ecully, qui se trouve
exactement à la porte de Valpré. A peine entré, vous oubliez la ville. Un
chemin carrossable se présente que longent d’abord de beaux platanes, plongeant
leurs racines dans un petit étang, puis la route monte, bordée de marronniers
qui serpentent à travers d’aimables vallonnements couverts de prairies se
transformant ici et là en vergers, et vous finissez par aboutir à un vaste
plateau qui fait face à Fourvière et qui vous invite aussitôt aux plus
ambitieux projets d’installation.
Un autre chemin, pittoresque
lacet de montagne, vous conduit au même but à travers des escarpements rocheux
et boisés qui font de cette partie de Valpré une petite Suisse. La maison qui,
à l’extrémité du plateau, s’abrite au milieu de cèdres bleus, est une grande
villa que prolongent des dépendances susceptibles d’agrandissements immédiats.
Pour l’instant, elle est occupée par une vingtaine de religieux qui se sont rapidement organisés sous la direction du P. Rémi Munsch, supérieur, et du P. Marie-Félix Bollotte, économe. Les étudiants, bien qu’ils aient au milieu d’eux un maître dans la personne du P. Sévérien Salaville, suivent les cours des Facultés catholiques où ils se transportent facilement grâce à des abonnements au trolley.
La nouvelle maison d’études
s’est placée sous le patronage de saint François de Sales, qui habita ces lieux
et y célébra la messe dans une chapelle dont Valpré garde encore des vestiges… ».
III.
Le Grand Valpré : le scolasticat des années 1960
Dès 1954 la décision est prise de construire sur le terrain de Valpré un bâtiment fonctionnel, style HLM cube sur tranche de 4 étages et 6 niveaux, 107 m de long, distribué en deux ailes avec 172 fenêtres, comprenant des lieux communautaires vastes (chapelle, salle à manger, bibliothèque, parloirs, salle des professeurs, salles de cours et de jeux, amphi) et 109 cellules individuelles dont quelques-une doubles : chambre bureau. Le style sera monacal, l’organisation collective, le mobilier uniforme. Le tout veut évoquer un oiseau en plein vol porté par deux ailes, l’aile de la science et l’aile de la prière. En 1956, pelleteuses et grues s’activent sur ce vaste chantier, béni par le P. Bruno Linder (1908-1976), provincial, le 7 octobre 1956, qui ne manque pas de prévenir ses confrères qu’après un temps de service commun aux trois provinces françaises, le scolasticat sera réservé à Lyon ! Une SNIV a été constituée, des entreprises contactées[21], un plan financier monté (vente de Scy et emprunt sur 25 ans[22]). Le parc est envahi chaque matin par une nouvelle forêt de terrassiers, de bûcherons, de grutiers, de maçons. La première pierre est bénite le 19 mars 1957 par le P. Wilfrid Dufault (1907-2004), sup. gén. entre 1952 et 1969. Un manuscrit en latin du P. Venance Grumel (1890-1967), enluminé par le P. Judicaël Nicolas (1901-1984), scellé dans la pierre à l’extrémité Est du bâtiment. Le gros-œuvre est achevé en décembre 1957, toiture bloc chapelle et bloc des salles d’enseignement en 1958. Le 21 août 1959, le premier repas fut pris dans le nouveau bâtiment, jour même de la mise en service de la nouvelle cuisinière (meuble). La chapelle est bénite le 29 janvier 1960. Le cardinal Gerlier (+ 1965) a délégué son auxiliaire, Gabriel Matagrin, pour la circonstance. Ce dernier sera, comme le successeur du cardinal, Mgr Villot (1905-1979), le consécrateur sur place de nombreux générations sacerdotales assomptionnistes. C’est à la rentrée scolaire 1959 que le nouveau Valpré prit son régime de croisière, sous la houlette d’un nouveau supérieur, le P. Camille Durand (1911-2003) nommé en 1958. Dans sa circulaire du 9 mars 1959[23], le P. Dufault organisait le mode de fonctionnement pour la formation A.A.en France qui allait régenter le cursus entre 1959 et 1970. Ce nouveau cours, identique d’ailleurs à celui de nombreuses congrégations du même type, n’allait durer que seulement une dizaine d’années. L’ambitieuse réalisation architecturale qui voulait coller aux joyeux effectifs de la jeune Assomption, n’allait pas connaître de longs jours et allait surtout démentir les prédictions ou les prévisions enthousiastes de l’époque :
« En d’autres domaines,
le legs de ces années 1958-1959 assure des lendemains prometteurs. Valpré
s’achève doucement. Sa beauté sobre, tout en lignes, porte témoignage de
l’effort de toute la province en faveur de nos jeunes. Elle leur dédie son home
le plus moderne et le plus accueillant, les conditions les meilleures pour
faire de bonnes études et se bien préparer à l’apostolat. Valpré sera très
grand et très vaste, comme nos espoirs pour l’avenir. 1959 sera l’année de son
achèvement et fixera pour longtemps son affectation… »[24].
La même fièvre de construction a gagné le grand Lyon : derrière Valpré, le plateau de la Duchère est aménagé en Z.U.P., ZAD ou ZAC, comme l’Observance ou les Minguettes (barres en long ou en hauteur). Des congrégations semblables à la nôtre faisaient à la même époque les mêmes plans de construction et de développement. Il fallait notamment à Lyon loger les ‘Pieds noirs’ qui quittaient l’Algérie sur fond de tragédie. Cette guerre de libération anti-coloniale qui ne disait pas encore son nom, ne fut pas sans conséquence sur les effectifs décroissants de Valpré : 1960-1961 : 59 ; 1961-1962 : 72 (année du remplissage maximal) ; 1962-1963 : 67 ; 1964-1965 : 70 ; 1966-1967 : 62 ; 1967-1968 : 52 ; 1969-1970 : 49. Mais il y eut aussi d’autres crises de conscience, de société ou de civilisation encore plus sournoises ou ravageuses dans les rangs du clergé : les années conciliaires et post-conciliaires sont synonymes d’érosion des séminaires, d’autres attentes ou d’autres inquiétudes : libéralisation des mœurs, sur fond de matérialisme et de consumérisme ; mai 1968 fit exploser Valpré qui se fractionna en petites communautés, d’autres migrèrent en ville ; le corps professoral souffrit de plusieurs manières, notamment des injonctions et suspicions de Rome en matière de formation sacerdotale, mais aussi de dissentiments internes sur la ligne à tenir, le supérieur local devant composer avec ‘l’union des contraires’. En 1964, le P. Camille, après un court arrêt à l’alumnat de Scy-Chazelles, était parti à Rome relever un poste d’assistant défaillant (Rémi Munsch) et avait laissé la place à un religieux estimé plus pastoral, le P. Savin Iseler.
Solution provisoire de
remplissage
En 1969, sous la responsabilité du P. Raphaël Le Gleuher qui a lui-même remplacé sur place le P. Morand Kleiber, sup. local de 1967 à 1969, devenu provincial, Valpré inaugure une fonction d’hôtellerie pour religieux non A.A. (bénédictins, frères du Sacré Cœur, FEC, Ploërmel, Joséphite) et étudiants profanes. Choix ou nécessité, il faut déjà envisager pour Valpré, au début des années 1971, une forme de survie économique comme centre de prestation de services ouvert sur l’extérieur. Non plus seulement la conception originelle d’un Valpré vivant en interne sur lui-même pour l’Assomption, mais un Valpré ouvert sur l’extérieur et pour d’autres besoins que ceux servant seulement l’Institut, en fonction d’un taux ou d’un coefficient de remplissage souhaitable. Au total, le Grand Valpré a fait bénéficier quelque 209 religieux AA de sa structure de formation, pour une durée moyenne de 5 à 6 année de présence par personne. Une quinzaine de formateurs professeurs A.A., généralistes ou spécialistes, y a enseigné, avant pour quelques-uns de s’intégrer dans un Consortium lyonnais en théologie. Points positifs, Valpré a été pour la jeune Assomption un lieu d’ouverture apostolique sur l’extérieur (stages, année pastorale), un lieu de brassage inter-culturel (une dizaine de nationalités représentées). Mais le cadre de vie, très institutionnel, trop fortement et trop anonymement collectif, donc faiblement personnalisant, allait à l’encontre de l’évolution ambiante des idées, des mentalités, des comportements comme des attentes.
IV
Valpré, centre d’Accueil entre 1971 et 1995
Un autre destin
Ces circonstances tant internes qu’externes ont provoqué à partir de 1971 la recherche d’une nouvelle solution, orientation et affectation des lieux. Une petite équipe a cherché sur place, avec le concours actif d’un conseil de laïcs, à ouvrir la chapelle à des célébrations liturgiques plus festives et plus créatrices, à adapter progressivement la fonction des locaux à des types d’accueil diversifiés de groupes (professionnels, ecclésiaux, para-ecclésiaux ou sociaux-associatifs) et à offrir à des ‘permanents’, étudiants, travailleurs, chômeurs ou personnes en recyclage, un accueil de ‘pensionnaires’ durant l’année scolaire. Du simple point de vue de la chronologie, il faut préciser que sous cette forme le grand Valpré a connu une durée d’existence plus étendue que celle de sa fonction de formation propre aux A.A. (Valpré-château de 1947 à 1959 ; Grand Valpré : 1959 à 1971 : 24 ans ; pour le Centre d’Accueil, première manière, 1972-1995 : 33 ans).
Conditions d’activité et participation
Cela s’est réalisé aussi grâce à des concours généreux de bénévoles, laïcs, religieux et religieuses : Saint-Joseph de Bourg (1973-1980), Saint-Joseph de Saint-Etienne de Lugdarès (entre 1980 et 1997). Des laïcs amis de Valpré[25] ont été partie prenante d’une animation spirituelle de qualité (célébrations et cours de formation), donnant de l’assemblée dominicale et de ses extensions de formation des images plus vivantes, participatives, responsables et créatrices d’une communauté de foi non paroissiale, mais non moins ecclésiale. L’effectif du personnel salarié s’est étoffé et professionnalisé peu à peu[26], selon les possibilités du budget, effectif toujours doublé d’un régime de bénévolat multiforme (permanences, entretien). La communauté AA très impliquée a été fortement sollicitée sur le plan des services, tant matériels que autres. Le carnet d’accueil de la maison s’est diversifié, rendant moins aléatoire l’assise financière, toujours fragile, mais peu à peu équilibrée de la gestion ordinaire. Il est facile de se rendre compte que la recherche de solutions économiques est allée de pair avec le maintien d’une finalité apostolique des lieux, ce qui constitue toujours plus ou moins un exercice d’équilibre style ‘grand écart’ pour une communauté religieuse de ce type.
Sur le plan humain, un des aspects les plus enrichissants a été le compagnonnage de vie avec les ‘permanents’ de la maison, des gens à demeure fréquentés à table et dans les allées et venues, partageant le commun de la vie quotidienne. Que d’histoires vécues seraient à raconter, invraisemblables comme souvent les histoires vraies, drôles, sympathiques, parfois comiques ou même tragiques comme les pages de la vie.
Liste
des supérieurs
La communauté religieuse a compté, à partir de 1971 jusqu’à aujourd’hui, quelque 9 supérieurs, successivement : PP. Noël Le Bousse (1971 à 1980), Christian Blanc (1980 à 1982), Marie-Bernard Kientz (1982 à 1989), Maurice Laurent (1989-1991), Michel Derache (1991-1994), Lucas Chuffart (1994 à 1996), Jean Daniel Gullung (1996 à 2001), Claude Maréchal (2001-2005), Luc Fritz (nommé en 2005) : c’est plus que pour la première période antérieure où l’on en compte 6 : Rémy Munsch[27] (de 1947 à 1952), Justin Munsch[28] (de 1952 à 1958), Camille Durand[29] (de 1958 à 1964), Savin Iseler[30] (de 1964 à 1967), Morand Kleiber (de 1967 à 1969) et Raphaël Le Gleuher[31] (de 1969 à 1971). A partir de 1980, ont été dédoublées les fonctions supérieur-directeur du Centre, du moins jusqu’en 1989. Déjà étaient distingués celles d’économe de la communauté (ex. P. Auguste Gabel[32]) et d’économe du Centre (ex. P. Boris, de 1971 à sa mort en 1980). Au temps du Valpré restauré ou reconstruit, est inaugurée la fonction de gestionnaire du Centre, fonction déléguée à un laïc salarié nommé ès qualité, devenu directeur en 2002 (successivement M. Dominique de Montgolfier, M. François Lépine, M. Marc Faivre d’Arcier).
Travaux et investissements
La Province de Lyon A.A. comme, à partir de 1978, celle de France a soutenu spirituellement et financièrement cette réalisation au départ assez audacieuse pour une communauté apostolique de plein vent, dont la vie était très mêlée à celle, multiforme, du Centre, et comme ‘exposée’ quotidiennement au regard extérieur des permanents. Elle a pris notamment en charge la réfection du château de Valpré (1982-1983, toiture et redistribution intérieure), la construction d’un ascenseur aile paire ou encore la réparation de la partie bûcher-haut bûcher dont l’effondrement un beau jour d’automne n’a heureusement fait aucune victime. Il y eut même une nuit un incendie à la ferme, partie Petit-Prince, qui provoqua un beau charivari nocturne. En 1984, le terrain de la pente des Roches et celui du bas de la propriété ont été vendus pour la construction de lotissements. Il était évident que pour financer, même sans plan directeur, l’entretien de l’immeuble et de ses dépendances, il était impensable de compter sur les seules ressources disponibles d’un budget de fonctionnement aux marges limitées.
Mais devant les nécessités de la sécurité civile toujours plus contraignante, il fallut bien admettre aussi à plus ou moins long terme un renouvellement, presque une reconstruction, du Grand Valpré pour adapter un bâtiment déjà vieilli à un nouveau cours d’accueil pensé plus professionnel.
On ne fait pas d’histoire sérieuse avec des faits tout à faits contemporains, c’est pourquoi je ne puis m’étendre sur les trois ou quatre années de travaux qui vont remodeler le grand cube du Valpré HLM, mais rappeler seulement quelques données saillantes de ce chantier dont nous avons les résultats visibles sous les yeux.
V.
Valpré, nouveau cours, ‘nouvel âge’, nouveau visage
La province AA de France est confiée à des mains et à des équipes nouvelles qui assument les choix d’une politique sinon audacieuse du moins courageuse, sur le plan immobilier :
- après le temps du P. Jean-Pierre Dehouck (1987-1993), l’autorité provinciale est confiée au P. Patrick Zago en 1993 dont le mandat est renouvelé en 1996. Il est entouré d’un conseil rajeuni : PP. François Morvan et André Antoni. En septembre 1994, il est décidé de mettre un terme aux activités et au fonctionnement du Centre d’Accueil de Saint-Maur[33], celui des Essarts ayant cessé ses activités en 1989 déjà[34]. C’est du même coup chercher à assurer la viabilité du projet financier de restauration du grand Valpré repensé de fond en comble comme unique centre d’accueil A.A. en France.
- comité, commission voient le jour, qui depuis Paris, regroupant religieux et laïcs (M. Boscher, M. Laffont, P. Gullung) décident la rénovation totale du grand Valpré avec travaux par tranches, prévus à partir de février 1995, avec permis de démolir et permis de construire. Du retard est pris, dû en partie au creusement d’un tunnel routier passant sous une partie du bâtiment, excavation qui troue la colline valprésienne comme un gruyère. En mai le chantier est lancé qui va durer jusqu’en 1997. Les architectes du renouveau se nomment Daniel Ballandras et Frédéric Mirabaud. Une plaque a été apposée à leur mémoire, à l’entrée. La chapelle est entièrement renouvelée (bénédiction solennelle le 19 octobre 1996) ainsi que l’oratoire, la bibliothèque doublée, une grande salle Saint-Maur créée, les locaux administratifs repensés et agrandis, toutes les chambres équipées de sanitaires - espace pris sur l’ancien couloir remplacé par un nouveau, vitré-, la capacité des salles à manger doublée. Une opération portes ouvertes, fin septembre 1997, scelle la mise en route d’une nouvelle vie pour les lieux.
Faisons le vœu pour que ce soit en vue, à l’aube d’un nouveau millénaire, d’une durée significative. Les ingrédients en ce sens sont connus : nécessité d’une finalité apostolique qui dynamise l’activité et en révèle l’inspiration évangélique, approbation de l’autorité épiscopale qui légitime l’existence et l’exercice d’une communauté religieuse, le soutien actif d’une communauté chrétienne locale qui peut démultiplier l’impulsion donnée par la communauté religieuse qui est appelée elle-même à se renouveler sans cesse et à percevoir nouveaux besoins, nouveaux appels, nouvelles attentes, enfin, dans l’exercice même de cette activité, le concours de volontaires, de bénévoles, d’employés et de professionnels qui permettent d’ajuster au quotidien la part des rêves à celle des réalités.
Merci de votre écoute et de votre attention. Bonne continuation de ces journées commémoratives.
P. Jean Paul
PERIER-MUZET,
samedi 26 mai 2007.
[1] Cette conférence de 1997 a eu les honneurs de la publication interne de la Province de France : A.T.L.P., 15 octobre 1997, n° 136, pages 8 à 24.
[2] Vaesen J. et Vingtrinier J., Une commune du Lyonnais. Ecully, son histoire depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, Lyon, Paquet, 1900, 374 pages. Autres plaquettes et études locales : Ecully, Regards sur le passé, 1991 (cartes postales) ; Emile Bouton, Ecully au temps de Jean-Marie Vianney, 1986 ; du même : Ecully sous l’ancien Régime et la Révolution, t. 1 et 2, 1989-1990 et articles du Docteur Jocteur.
[3] Lettres d’Alzon, t. IX 353 et n. 1 (4 mai 1872 : au P. Picard) : « Impossible de prendre Ecully ». Il avait été question pour l’Assomption de reprendre la direction d’un collège catholique dans cette commune (adresse non précisée). Rien ne permet d’affirmer qu’il y ait ou non quelque coïncidence avec l’actuel collège des Frères du Sacré-Cœur, rue du Docteur Terver.
[4] N.B.R.A., tome V, pages 3027-3028.
[5] N.B.R.A., t. IV, p. 2543-2544.
[6] L’Assomption et ses Œuvres, 1934, n° 584.
[7] Le bulletin Rhin-Guinée a été créé en novembre 1957, sept ans après ses confrères Paris –Assomption et A Travers la Province (Bordeaux). C’est en 1966 que le titre change : Lyon-Assomption, décolonisation oblige ! Les secrétaires en ont été de 1957 à 1968 le P. André Blanc-Garin, puis entre 1968 et 1981 : le P. Gabriel Mangin. Le Frère Emmerich s’occupait de l’adressographe.
[8] Rhin Guinée, octobre 1965, n° 62, p. 7-8.
[9] Lyon Assomption, septembre-octobre 1970, n° 25, p. 12.
[10] Il est question de ce collège en 1870 dans la correspondance du P. d’Alzon : tome VIII, page 543. Le retrait des AA fut effectif à partir de juin-septembre 1996 après 45 ans de présence, la tutelle passa à l’Assomption,-France des R.A. A.T.L.P., juillet 1996, n° 125, p. 7-8.
[11] Par contre s’il est question de Limas dans les Lettres du P. d’Alzon (t. XIII, p. 41), il s’agit de Lima au Pérou et non de Limas dans le Rhône ! Sur la communauté et la résidence de Limas : Lyon-Assomption, mai 1976, n° ,50, p. 10 ; juin 1979, n° 63, p. 10 et novembre 1980, n° 66, p. 11-12. Le retrait des AA de Mongré posa par contrecoup la question de la survie compromise de la communauté de Limas.
[12] Gervais Quenard (1875-1961), N.B.R.A., t. IV, p. 2559-2560.
[13] B.O.A. 3 décembre 1947, n° 3, page 78 : « Le T.R.P. Général avec son Conseil a décidé, dans la Province de Lyon, l’érection de la Maison d’études d’Ecully (Lyon) en date du 13 août 1947 ». Le P. Rémi Munsch (1915-1993) est nommé premier supérieur de cette communauté, le 13 août 1947, avec le P. Noël Bugnard, premier conseiller et le P. Joseph-Marie Marchand, 2ème conseiller. Le Conseil Général comprenait en 1947, outre le P. Gervais, 6 membres : PP. Jude Verstaen (1893-1960), Bernardin Bal-Fontaine (1887-1978), Zéphyrin Sollier (1883-1954), Aubain Colette (1888-1970), assistants, Romuald Souarn (1872-1948), procureur, et Eudes Hanhart (1899-1992), économe général.
L’Assomption, en France, est alors structurée en 3 provinces territoriales depuis 1923 : Bordeaux, Lyon, Paris et une non-territoriale dite des Œuvres généralices à Paris. Chacune organise pour les besoins de la formation religieuse interne ses propres instances : noviciat (à Bordeaux, Pont-l’Abbé d’Arnoult ouvert en 1934 ; à Lyon, noviciat de Nozeroy ouvert en 1932 ; à Paris, noviciat des Essarts ouvert en 1929), philosophat et théologat (à Bordeaux, Layrac ouvert en 1933 ; à Lyon, Scy-Chazelles, ouvert en 1927 ; à Paris, Lormoy, ouvert en 1934). Vu les effectifs, la tendance était alors de disjoindre philosophat et théologat, d’abord communs aux provinces françaises, puis distincts selon les nécessités).
[14] Institut Missionnaire de l’Assomption, c’est le nom sous lequel nous nous sommes déclarés à l’archevêché de Lyon dans les années 1912 quand l’Assomption a pris pied dans la ville, en un temps où notre famille religieuse était encore sous le coup de l’arrêté d’expulsion et de dissolution de 1900-1901.
[15] La curie provinciale de Lyon comprenait en 1947 outre le Provincial cité les PP. Bruno Linder (1908-1976) et Bernard Finaert (1891-1971), conseillers, et Renaud Burdin (1881-1964), économe.
[16] Marie-Germain Filliol (1902-1983), Documents Assomption Nécrologe II, 1984, p. 75-77 et N.B.R.A., t. II, p. 1109-1110.
[17] De toute cette liste de confrères, seuls demeurent le P. Jean-Noël Vermeire et le P. Jean-Marie Bregler. Pour les autres : Jules Glad (1922-1987), N.B.R.A., t. II, p. 1307-1308 ; Michaël Djudjar (1920-2003) : Documents Assomption Nécrologe X, 2006, p. 94 ; Fernand Perrin (1922-1988) : Documents Assomption Nécrologe IV, 1991, p. 26 et N.B.R.A., t. IV, p. 2413-2414 et André Gossein (1924-2005) : Documents Assomption Nécrologe XI, 2006, p. 113.
[18] La communauté a grossi rapidement : les 17 religieux de 1947-1948 sont déjà 37 en 1949, 39 en 1952, 40 en 1954. Une nécessité s’impose : construire ! Le problème n’est pas le terrain mais l’argent : éternelle croix des supérieurs et des économes !
[19] Fr. Marie-Eugène Bocquet (1900-1974) : N.B.R.A., t. I, p. 307-308.
[20] Lettre à la Dispersion, 1er janvier 1948, n° 40, page 2. Lettre datée du 29 novembre 1947.
[21] D’après le bulletin Rhin-Guinée, 1959, n° 17, page 3 : Pautrat président, Béraud, de Collongue, Gignoux, Gonssolin, Guillermet, Guillot, Monfleur, Paris, Roiret, Roiret Pierre, Zilliox, Zimmerly.
[22] Je me souviens en tant que vaguemestre à Valpré avoir réceptionné en février 1982, à l’expiration des 25 ans, tous les plans de la construction, rendus par le cabinet d’architecture.
[23] B.O.A., juin 1959, page 39 : « Valpré, scolasticat de théologie inter-provincial et études universitaires ; Layrac philosophat commun ; Lormoy, maison commune pour postulants bac 2ème année et vocations tardives ». Situation déjà changée pour les noviciats : Nozeroy fermé en 1959, Les Essarts réservé à la formation des Frères convers, noviciat commun à Pont-l’Abbé d’Arnoult.
[24] Lettre du P. Celse Ract, provincial de Lyon entre 1957 et 1963, dans Rhin-Guinée, 1958, n° 10, page 2. Lettre du 24 décembre 958.
[25] On trouve leurs noms dans un bulletin de liaison appelé T.U. Trait d’Union dont le premier numéro est daté du 7 octobre 1976 : Laplane, Delmas, Gauthier, Schneider, Degrave, Bourdeau, Michou Saucet, Mallet, Seguin, Lebel, Du Jonchay, Otton, Roset.
[26] Des noms viennent à la mémoire qui mériteraient quelques lignes : Mme Odette, Mme Idalina Lopez, Marc Grosso, Mme Egéa, Micheline dite Laurence, André Clerc… Le P. Boris mettait la main à la pâte et gérait le personnel avec une patience qu’on lui connaissait angélique.
[27] Rémy Munsch (1915-1993), Documents Assomption Nécrologe V, 1994, p. 132-134 et N.B.R.A., t. III, p. 2211-2212.
[28] Justin Munsch (1908-1995), Documents Assomption Nécrologe VI, 1996, p. 78-82-134 et N.B.R.A., t. III, p. 2209-2210.
[29] Camille Durand (1911-2003), Documents Assomption Nécrologe X, 2006, p. 139-141 et N.B.R.A., t. VI, p.
[30] Savin Iseler (1914-2000), Documents Assomption Nécrologe IX, 2005, p. 18-20 et N.B.R.A., t. VI, p.
[31] Raphaël Le Gleuher (1928-1991), Documents Assomption Nécrologe V, 1994, p. 49-51 et N.B.R.A., t. III, p. 1825-1826.
[32] Auguste Gabel (1910-1997), Documents Assomption Nécrologe VII, 1997, p. 111-113 et N.B.R.A., t. II, p. 1177-1178.
[33] Historique sur Saint-Maur dans A.T.L.P., juillet 1994, n° 107, p. 21-26.
[34] Pour un historique du Centre d’Accueil et de la maison des Essarts : A.T.L.P., 1990, n° 73, p. 25-26 (vente de la maison Saint-Antoine) ; n° 75, p. 7-8 (historique par P. P. Zago) ; 1999, n° 153, p. 15-23 (histoire de 80 ans par J.P. P.-M).