Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 3

Emmanuel d’ALZON
Bibliographie commentée et référencée - Sources et travaux, éditions, traductions

Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)

Conclusion

(P.Touveneraud, p. 75-76)

Nous sommes au terme de notre travail. Plus que quiconque, nous en mesurons les limites. Les oublis qui auraient été commis peuvent toujours être réparés, et nous serions heureux d’en être averti, d’autant que nous avons eu à mentionner nos propres travaux.

D’aucuns auraient peut-être souhaité un choix d’ouvrages à privilégier. Nous pensons avoir prévenu ce désir légitime, en mentionnant le rapport à mettre, entre les éléments de la documentation citée, l’ampleur, l’utilité et la raison d’être de chacun de ces éléments. Nous savons encore que certains d’entre eux, non publiés ou peu diffusés, seront difficilement consultables, sinon au centre des provinces, s’ils y ont été conservés, ou aux Archives de la Congrégation, s’ils y ont été remis. Mais il était bon de dire quels furent les sujets abordés, fût-ce brièvement, et auxquels on voudrait se référer pour s’y appuyer ou en reprendre l’étude.

S’il nous est permis d’exprimer un vœu, nous souhaiterions que les ouvrages et études à venir se réalisent dans une double perspective : la première, d’utilité pratique et de diffusion, la seconde, d’ordre scientifique, comme il en fut dans le passé. A ne réaliser que la première, on risquerait de déplacer les centres d’intérêt selon les divers moments de l’actualité ; alors, la figure du P. d’Alzon se réfléchirait dans un miroir plus ou moins déformant.

En effet, il ne suffit pas de répondre à une interrogation que le présent pose au passé, dont il vit encore, et de satisfaire la nécessité d’avoir des raisons de vivre. On ne peut s’enfermer dans l’unique désir de l’actualisation de la vie et de la pensée d’une figure qui s’éloigne dans le temps. Il faut y joindre l’effort scientifique qu’exige une édition des textes ou une étude de première main. L’immédiat peut demander des investissements à court terme, mais s’imposent aussi des investissements à long terme, si l’on veut travailler pour l’avenir.

Nous n’avons pas de conclusion générale à ajouter à ces quelques lignes de 1979 du P. TOUVENERAUD. Simplement nous ferons remarquer, au vu de ce premier chapitre consacré au P. d’ALZON, que les trente dernières années de la vie de l’Assomption n’ont pas démérité au regard des décennies précédentes. Un vigoureux effort d’édition des textes du P. d’ALZON avec la panoplie de moyens ou de supports qu’offre aujourd’hui l’univers informatique, s’est poursuivi et même accéléré. Le déficit, s’il y en a un, serait à chercher plutôt du côté des études et des travaux sur la pensée du fondateur, comme ne cessent pourtant d’y inviter les chapitres et les responsables de la Congrégation. La nouveauté réside encore dans la diffusion beaucoup plus internationale des écrits du P. d’ALZON et de l’Assomption grâce aux entreprises et aux initiatives de traduction qui ont été encouragées surtout à partir de l’année 1969. Il y a là un germe solide d’avenir parce qu’adapté au monde poly-culturel de notre temps et surtout parce plus respectueux des nécessités d’inculturation du charisme de l’Assomption en direction des différents continents. Ce que ne contredit pas le fait d’encourager l’apprentissage de plusieurs langues, notamment chez les plus jeunes à l’Assomption. Nous pensons que dans une phase ultérieure seront déterminants des travaux originaux de création et non simplement de traduction, de la part d’horizons plus internationaux de la Congrégation. Un peu comme si, émancipées de son terreau originel, la figure du Fondateur et la force de son esprit, en passant les frontières des peuples et des cultures, trouvaient des énergies nouvelles insoupçonnées pour donner en tout temps des fleurs et des fruits jusqu’alors inconnus, mais de senteur et de saveur toujours incomparables.

Nous nous réjouissons déjà à la pensée d’une prochaine année commémorative, 2010 (bicentenaire de la naissance du P. d’ALZON), qui va encourager un travail de mémoire sur le P. d’ALZON. En plus des célébrations et cérémonies organisées, est prévue la parution d’une série intitulée Cahiers du bicentenaire d’Alzon dont quelques numéros sont déjà en préparation. S’il est toujours aventureux de vendre la peau de l’ours avant d’avoir tué la bête, nous pouvons en annoncer quelques titres avant de savourer la lecture des textes : Enseigner et éduquer selon l’esprit de l’Assomption par Jean-Michel BROCHEC (sur les principes éducatifs de l’Assomption) ; un numéro collectif sur la Mission d’Orient (collectif) ; par Jean Paul PERIER-MUZET, Il y a deux cents ans l’année 1810, Prières du P. d’ALZON, Recherches alzoniennes et chroniques assomptionnistes, La vie religieuse à l’époque du P. d’ALZON, le P. d’ALZON en images ; si cela se peut, par la contribution de toute l’Assomption, Communautés assomptionnistes aujourd’hui. A toutes et tous, fécond bicentenaire pour l’année 2010.

 

 Webmestre: D. Remiot
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