Emmanuel d’ALZON
Bibliographie commentée et référencée -
Sources et travaux, éditions, traductions
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
II. -EDITIONS DES TEXTES SPIRITUELS DU P. D’ALZON SOUS FORME D’OUVRAGES(1)
Avant d’en venir aux travaux du P. A. Sage et du P. H. Bisson, il nous faut, par honnêteté, mentionner des éditions antérieures à la compilation du Corpus Causae et écartées par manque d’authenticité.
Siméon Vailhé ![]() |
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Constitutions des Augustins de l’Assomption, Paris, Imprimerie Deguy, 1883, 40 pages. Texte édité par le P. Germer-Durand(2) en 1883, non sans divergences avec le texte des Constitutions de 1865, et retiré par le P. Picard, parce que ces Constitutions n’étaient pas approuvées et qu’on était en pourparlers avec les Augustins en vue d’une union sur la base du texte arrêté par le P. d’Alzon en 1877(3). |
Le texte des Constitutions de l’Assomption, préparé par le P. Picard selon la décision du Chapitre général de 1898, est approuvé par le Chapitre de 1906, au temps du P. Bailly, et imprimé selon ses directives en 1906 : Circulaire n° 29 (10 août 1906), texte dans Circulaires du P. E. Bailly aux Religieux de l’Assomption, B P., 1918, p. 314-317.
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Directoire des Augustins de l’Assomption, Paris, Imprimerie Augustinienne, 97 pages et Paris, Typographie Augustinienne, 1908, 191 pages. Texte édité par le P. Picard, en 1884 (Paris, Bonne Presse, 182 p.), réimprimé en 1908 et pendant la guerre de 1914-1918, petit format, préface du P. E. Bailly, sans date. Non conforme aux originaux. Le P. Picard comble ‘certaines lacunes’ en se servant uniquement d’autres textes du P. d’Alzon. |
La préface de l’édition du Directoire par le P. Picard en 1884 fait l’objet de sa circulaire n° 16 (1 er juin 1884) : texte dans Circulaires du P. Picard aux Religieux de l’Assomption, B.P., 1912, p. 101. Des divergences d’édition ont parfois suscité des réactions et des mises au point, ainsi encore en 1955 du P. Herbland Bisson dans La Lettre à la Famille, avril 1955, n° 185, p. 59.
Méditations pour une retraite, Paris, Typographie Augustinienne, 1908, 200 pages. Texte édité déjà en 1898 (Paris, Bonne Presse, 193 pages, petit format) et réimprimé en 1908. Ces 37 méditations, un peu retouchées ici, ont toutes été reprises dans MR II, conformément aux originaux. Pages choisies du P. d’Alzon (textes variés) : L’Assomption, 1910-1911, n° 168, p. 225-249. |
La revue profite du centenaire de la naissance du P. d’Alzon (1810-1910) pour diffuser quelques-uns de ses écrits, rendus accessibles à un public plus large.
Méditations pour une retraite intime (Revue Prêtre et Apôtre, 1927). 20 méditations déjà lithographiées et groupées, du vivant même du P. d’Alzon, par le P. Ch. Laurent(4), sous le titre ‘Retraite intime’, parues dans Prêtre et Apôtre(5), en 1927 : 5, 31, 66, 97, 129 et 161. Ces 20 méditations se retrouvent dans MR II, passim. Conférences sur l’esprit de l’Assomption (de 1927 à 1930). Il s’agit de 53 conférences dont nous avons les schémas autographes du P. d’Alzon et les notes prises à l’audition par les Religieuses de l’Assomption auxquelles elles étaient adressées en 1870-1871. 35 ont été éditées dans’ Prêtre et Apôtre’, de 1927 à 1930, à savoir : de la 1 ère à la 28 e et de la 47 e à la 53 e, avec reproduction des schémas autographes et des notes d’audition. Texte considéré par la suite comme produit de notes d’audition. Méditations sur Notre-Seigneur (Revue Prêtre et Apôtre, 1931-1933). 5 méditations sur la connaissance de Jésus-Christ, datant de 1873-1874, et une introduction sur la Passion, datant de 1873, publiées dans ‘Prêtre et Apôtre’, 1931 : 29, 61 ; 1932 : 62, 350 ; 1933, 64. Directoire des Oblates de l’Assomption Religieuses Missionnaires, Paris, Typographie Augustinienne, 1936, 111 pages (compléments au Directoire, 52 pages). Edition conforme au manuscrit du P. d’Alzon, édition 1936. Ajoutons à cette série, pour ne pas y revenir, ce qui a été édité depuis 1937, en dehors des travaux du P. A. Sage et du P. H. Bisson : Retraite sur la Sainte Vierge prêchée aux Oblates de l’Assomption par leur Fondateur le P. Emmanuel d’Alzon septembre 1879, Paris, Typographie Augustinienne, 1941, 59 pages 13 instructions prêchées aux Oblates, notes d’audition, éditées en 1941 en une plaquette de 59 pages, Paris, Typographie Augustinienne. Préface de Mère M.-Michaë Rainfray, 24 mai 1941.
Les 26 premières des 53, éditées précédemment dans ‘Prêtre et Apôtre’ et réimprimées en un volume en 1954, Paris. Une dactylographie d’une partie inédite des 53 conférences. Réalisée à Saint-Gérard, en 1957 : schémas autographes et conférences 29 à 46, et notes d’audition des conférences 29 à 41. Un exemplaire est parvenu à Rome dans les papiers du P. H. Bisson. Une dactylographie des Constitutions de 1855 et 1865, Saint-Gérard, 1960. La théologie mystique , d’après un cours donné par le P. d’Alzon en 1872 aux A.A. et aux O.A. à Nîmes, édition par les Oblates, Paris, rue Lecourbe, 1966, 63 pages. |

Il nous reste à présent à parler des travaux du P. A. Sage et du P. H. Bisson, dont l’œuvre d’édition est contenue dans les 21 Cahiers d’Alzon, en vue de faire connaître, à partir des textes, la spiritualité du P. d’Alzon. Au préalable, rappelons que le P. Bisson, alors supérieur du collège de Nîmes, avait réalisé avec des collaborateurs, en 1946-1947, une table analytique des écrits du P. d’Alzon (Nîmes, 357 pages dactylographiées), mais qui ne recouvre que les écrits alors publiés et dont la liste est donnée au début de la table. Chargé, en 1950, de faire connaître l’Assomption et son fondateur, le P. Bisson entreprit la série de ses Cahiers d’Alzon, imprimés sur les presses de Saint-Paul à Bar-le-Duc, sauf le Cahier 14 imprimé sur les presses de la Maison Mère des Oblates de l’Assomption à Paris. En feuilletant ces Cahiers, sans préjuger des intentions de l’auteur, on s’aperçoit qu’il utilise souvent des titres d’emprunt, mêle les sources à l’intérieur même d’un volume, ou les fait se suivre sans respecter leur ordonnance interne ou leur succession chronologique. Ainsi en est-il, par exemple, des 53 Conférences du P. d’Alzon sur l’esprit de l’Assomption (Nîmes, 1870-1871) : CA 14, de la 13 e à la 25 e, moins la 23 e, sous le titre : ‘Mes Sœurs, Le Pivot de la vie religieuse, la Passion (1964). – CA 16, de la 29 e à la 39 e , sous le titre : ‘Mes Sœurs, sept colonnes de sainteté (1966). – CA 2, de la 42 e à la 46 e, sous le titre : ‘L’Eucharistie, lumière de vie (1953). – CA, de la 47 e à la 52 e, sous le titre : ‘Aspects de pédagogie chrétienne (1954). |
Voici la liste et le contenu des Cahiers d’Alzon :
| CA 1, Guide spirituel de vie intérieure, Bar-le-Duc,1952, 162 p ; 1958, 168 p. |
Présentation dans Lettre à la Famille, 1952, n° 143, p. 84. Mention de la collection dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1954, n° 4, p. 87. L’Assomption et ses Œuvres, septembre-octobre 1952, n° 494, p. 12 ; 1954, n° 501, p. 17. Publicité est faite également de cette collection dans les colonnes de la revue Vie Augustinienne.
Le P. Bisson, dans sa préface, rappelle qu’il s’agit du Directoire des Religieux de l’Assomption(6), selon le texte retenu en 1935 (A., T.D. 15). La première édition de ce Cahier date de 1952, la seconde de 1958. En 1961, il y en aura une troisième en espagnol(7). Par ailleurs, le P. Sage publiera dans la Série annexe des Cahiers d’Alzon, en 1959, un Commentaire du Guide spirituel de vie intérieure(8). Ajoutons que ce Guide fut adopté avec des aménagements de textes : en 1954 par les Religieuses de Jésus au Temple, en 1955 par les Religieuses Augustines du Saint-Cœur de Marie et les Religieuses du Saint-Sacrement d’Autun, en 1958 par les Filles de la Croix, dites de Saint-André, ce qui nous fait 8 Cahiers pour honorer un texte important du P. d’Alzon, que nous retrouvons dans les Ecrits spirituels, p. 15-126. CA 2, Eucharistie, lumière de vie, Bar-le-Duc, 1957, 160 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1954, n° 4, p. 87. L’Assomption et ses Œuvres, 1954, n° 501, p. 17 (simple annonce).
L’avant-propos est du P. Sage. Le Cahier publie des textes jusqu’alors inédits. D’abord, 5 des 53 conférences de 1870-1871, de la 42 e à la 46 e sans les schémas autographes, p. 13-106. Puis une instruction de 1860 aux Religieuses de l’Assomption à Auteuil (notes d’audition) et 4 instructions de 1862 aux Adoratrices du Saint-Sacrement (notes d’audition), p. 107-149. Pour les p. 125-129 (L’Eucharistie et la divinité de Jésus-Christ), cf ES, p. 979-982 et pour les pages 151-155 (L’esprit d’adoration), cf ES, p. 1259-1262 (texte intégral). Les pages 13-85 de ce Cahier Bisson ont été traduites en espagnol par le P. Tomas GONZALEZ et publiées dans La Eucaristia. P. Manuel d’Alzon, Roma, 2002. CA 3, Pages sur l’apostolat, Bar-le-Duc, 1959, 180 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, octobre 1958, vol. III, n° 1, p. 32 ; juin 1959, n° 2, p. 51. Mention dans Lettre à la Famille, 1959, n° 268, page 196.
Une partie de l’édition porte sur la couverture : La sainteté dans l’action et par l’action. C’est aussi le contenu de la préface du P. Bisson. Ce Cahier reproduit des textes publiés par ailleurs : ‘Bases d’une spiritualité d’apostolat’ (Discours de clôture du Chapitre de 1868, ES p. 127-146) ; ‘Questions sociales’ (6 e circulaire, 2 juillet 1874, ES p. 225-234). Viennent ensuite 6 méditations reprises de MA. Par contre, étaient encore inédits les discours de prix de 1858 (Le zèle pour la vérité) et de 1861 (L’aumône spirituelle), p. 43-56 et 57-75, les sermons du 26 août 1844 (De la prière pour les persécuteurs de l’Eglise) et du 23 juin 1866 (Leçons d’apostolat tirées de la vie d’un humble missionnaire, Gabriel Durand, martyr au Tibet), p. 141-150 et 161-179. CA 4, Aspects de pédagogie chrétienne I, Bar-le-Duc, 1954, 160 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1954, n° 4, p. 87. L’Assomption et ses Œuvres, 1954, n° 501, p. 17 (simple annonce).
La préface est de Mgr Blanchet(9). Ce Cahier reproduit des textes déjà publiés, notamment 6 des 53 conférences (de la 47 e à la 52 e sans les schémas autographes), p. 11-88 ; la 7 e circulaire sur ‘L’éducation et les alumnats’, p. 89-116 (ES p. 235-253) ; une méditation sur ‘L’enseignement’ et une autre sur L’éducation’ (MA 19 et 20). Etaient inédits les deux comptes rendus de la réunion des maîtres de l’Assomption des 1 er et 8 février 1846, p. 143-153 (ES, p. 1329-1336). Quelques pages de ce Cahier Bisson ont été traduites en espagnol par le P. Tomas GONZALEZ et publiées dans P. Manuel d’Alzon, Un pedagogo del Siglo XIX, Santafé de Bogota, 2000, pages 5-122. CA 5, Aspects de pédagogie chrétienne II, Bar-le-Duc, 1963, 192 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, mars 1964, vol. III, n° 9, p. 236. Recension dans Lettre à la Famille, 1963, n° 364, page 508.
La préface est du P. Bisson. Ce Cahier reproduit des textes déjà publiés : ‘Instructions aux élèves’, p 15-80 (cf Instructions du samedi, 2 e série, 1876-1877) ; 9 ‘instructions aux maîtres’, de 1867, p. 81-136 (ES, p. 1336-1370) ; comptes rendus des réunions de maîtres, de 1847, p. 137-170 (ES p. 1298-1320) et discours des prix ‘sur l’art chrétien’, de 1859, p. 171-189 (ES, p. 1402-1414). CA 6, Trente jours avec Marie, Bar-le-Duc, 1954, 158 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1954, n° 4, p. 87. L’Assomption et ses Œuvres, 1954, n° 501, p. 17 (simple annonce).
Sans préface. Un mois de mai dont le texte est emprunté à MR I, p. 341-489. Une façon d’honorer l’amour de Marie, caractéristique de l’esprit défini de l’Assomption selon la déclaration chère au P. d’Alzon dont une des premières attestations se trouve dans sa lettre adressée au P. Picard en septembre 1858 : « Souvenez-vous que l’esprit de l’Assomption est l’amour de Notre-Seigneur, de la Sainte Vierge, sa mère, et de l’Eglise, son épouse » Lettres d’Alzon, t. II, p. 512. On donna à l’Assomption à cette formulation une appellation convenue de ‘triple amour’, expression qui n’est donc pas du P. d’Alzon lui-même. Ce cahier Bisson a été traduit en anglais par M. Angeline Bouchard, publié sous le titre de Mary Our Mother Our Model and Our Queen aux éditions New City Press, New York, 1988, 136 pages. CA 7, Le religieux, novice perpétuel, Bar-le-Duc, 1955, 160 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1955, n° 6, p. 135.
Douze méditations, dont le texte est emprunté à MA (passim) avec pour préface des extraits du règlement de vie du P. d’Alzon (cf Lettres B, édit. Vailhé, p. 513-521 et ES p. 777-787). Pour l’expression ‘religieux, novice perpétuel’, nous ne l’avons pas trouvée littéralement sous la plume du P. d’Alzon, mais l’idée en est bien présente, notamment dans la 26 e Méditation : ‘La vie religieuse est un exercice perpétuel de perfection’. CA 8, Mes Sœurs, vos quatre vérités, une retraite, Bar-le-Duc, 1956, 192 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1957, n° 9, p. 220. Lettre à la Famille, mai 1956, n° 207, p. 64 (annonce), avec rappel des numéros déjà parus.
Préface du P. Bisson, quinze instructions prêchées en 1872 aux Religieuses de l’Assomption, notes prises à l’audition ; textes inédits par ailleurs. CA 9, Une cure de Carême, Bar-le-Duc, 1957, 168 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1957, n° 9, p. 220. Rappel des cahiers parus : L’Assomption et ses Œuvres, 1957, n° 512, p. 25 ; n ° 513, p. 25.
Le sous-titre porte : Méditations sur les évangiles du carême et de la Passion de Notre-Seigneur. La préface reproduit la lettre aux Adoratrices sur le crucifix, le 21 juin 1857(10). Le texte des méditations est repris de MR I, p. 185-359. CA 10, Mon âme à la lumière de Dieu, une retraite, Bar-le-Duc, 1959, 182 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1959, vol. III, n° 3, p. 76 et mention dans Lettre à la Famille, 1959, n° 279, page 284..
L’avant-propos est du P. d’Alzon, c’est la préface de MA. Le texte est la 4 e édition des Méditations pour une retraite publiées pour la première fois en 1898, réimprimées en 1908, puis reprises conformément aux originaux dans MR II. CA 11, Mes Sœurs, quel âge avez-vous ? Retraite, Bar-le-Duc,1960, 216 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, juin 1960, vol. III, n° 4, p. 99 ; octobre 1961, n° 319, p. 134..
Sans préface. Il s’agit d’une retraite prêchée en 1861 aux Religieuses de l’Assomption, à Auteuil, sur la formation du Christ dans les âmes, notes prises à l’audition. Texte inédit par ailleurs. CA 12, De Noël au Carême, méditations, Bar-le-Duc, 1957, 198 p. |
Recension dans Lettre à la Famille, 1961, n° 311, page 71 ; n° 315, p. 102.
Sans préface. Méditations quotidiennes, reprises de MR I, p. 4-183. A la page 168 du Cahier, une note nous avertit que ‘le P. d’Alzon n’a pas achevé cette série qui conduit au mercredi des cendres. On pourra y suppléer par les méditations suivantes prises, soit dans ses écrits, soit dans ceux de différents auteurs’. CA 13, L’Eglise primitive parle aux jeunes, Bar-le-Duc, 1962, 262 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, octobre 1962, vol. III, n° 7, p. 175. Rappel des 13 cahiers parus dans Rappel des cahiers parus : L’Assomption et ses Œuvres, 1963, n° 534, p. 33. Recension dans Lettre à la Famille, 1962, n° 339, page 296.
Un avant-propos non signé nous avertit qu’il s’agit des instructions sur les Actes des Apôtres, prêchées par le P. d’Alzon au collège de l’Assomption pendant le carême de 1868. C’est donc la 3 e série des Instructions du samedi (A., T.D. 13, p. 140-325). Les quatre dernières instructions contenues dans le Cahier (p. 213-260) sont inédites par ailleurs. CA 14,Mes Sœurs… ‘Le pivot de la vie religieuse’, la Passion, Paris, Maison généralice des O.A., 1964, 246 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, décembre 1957, n° 9, p. 220. Recension dans Lettre à la Famille, 1964, n° 379, page 632.
Une note préalable nous avertit que ‘ce recueil reprend des conférences données à Nîmes à partir du 21 novembre 1870. Ce sont des notes prises à l’audition par les Religieuses de l’Assomption ; les subdivisions du texte sont de l’éditeur’. Il s’agit des 53 conférences du P. d’Alzon, et ici, de la 13 e à la 25 e moins la 23 e. Le Cahier s’achève sur un exposé du P. Bisson intitulé : ‘ Une retraite vécue : la vie ascétique du P. d’Alzon’. CA 15, Seigneur, que voulez-vous de moi ? Méditations de retraite, Bar-le-Duc, 1965, 176 p. Sans préface. 37 méditations reprises de MR II (passim), indépendamment de l’ordre de MR II. CA 16, Mes Sœurs, sept colonnes de sainteté, Conférences, Bar-le-Duc, 1966, 180 p. Une note préalable nous avertit que ‘les conférences qui composent ce volume ont été données à Nîmes en 1870 aux Religieuses de l’Assomption’ – de la 29 e à la 39 e, des 53 conférences, ce qui fait plus de conférences que de colonnes : 11 contre 7. La note poursuit : ‘Les titres et notes marginales ne se trouvent pas dans le texte original ; celui-ci reproduit les notes prises à l’audition par deux religieuses ; on s’explique par là certaines imperfections de forme qui laissent entière l’originalité de la pensée’. Remarque valable pour les Cahiers 2, 4, 14 etc. CA 17, Mains jointes. La prière, Bar-le-Duc, 1967, 166 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, janvier 1968, vol IV, n° 6, p. 15.
Préface du P. Bisson. Le Cahier débute en liminaire par le chap. V, IIIe partie du Directoire. Puis vient le chap. V de la IIe partie du Directoire, la 14 e méditation des MA, etc. Parfois, une indication de date : 26 août 1844, ‘de la prière pour les persécuteurs de l’Eglise’, cf CA 3, p. 141-150 ; 27 juin 1874, ‘circulaire sur l’oraison’. Les textes de saint Augustin sont traduits (ES 215-224). Avec un peu de patience, on pourrait tout identifier des textes de ce Cahier et repérer des inédits. CA 18, 19, 20, 21, Semailles d’éternité, méditations pour chaque jour de l’année, Bar-le-Duc, 1972, 2016 p. |
Mention de la parution de ce cahier dans Bulletin Officiel de l’ Assomption, juin 1969, vol. IV, n° 7, p. 250.
Une préface du P. Bisson ouvre la série de ces quatre Cahiers, ayant même titre et même sous-titre : Le P. d’Alzon, maître d’oraison, suivis de quatre avertissements, reproduits en tête des trois autres volumes : auteur des méditations, citations de l’Ecriture, dimension des méditations, question de langage. ‘Le P. d’Alzon, est-il dit dans le premier avertissement, s’était proposé d’écrire pour ses religieux des méditations pour chaque jour de l’année. Il n’a pas achevé l’exécution de ce projet. Toutes les méditations insérées dans ‘Semailles d’éternité’ sont extraites des écrits du P. d’Alzon, mais leur répartition par rapport aux différents jours de l’année n’est pas de lui’. L’ensemble des textes de ces quatre Cahiers est donc une reprise de MR I et MR II, même si certains avaient été publiés dans des Cahiers précédents. Par des références ou des dates, le P. Bisson nous aide à repérer les textes qui ne seraient pas repris de MR I et MR II. Voici l’ordonnance de chacun de ces 4 Cahiers : CA 18 : a) Propre du temps : Avent, Noël, Carême, Temps pascal ; b) Fêtes : décembre, janvier, février, mars.- L’intention du P. Bisson était de diffuser par cette collection en publications d’un maniement aisé, de présentation agréable et simple, et sous un volume restreint, les écrits du P. d’Alzon. On peut admirer le travail accompli, on peut aussi regretter que les textes spirituels du P. d’Alzon n’aient pas été publiés dans leur unité, leur intégrité et leur ordonnance, qu’il n’est pas aisé de rétablir. Force est bien de revenir aux volumes imprimés (et vieillis) retenus dans le Corpus Causae, vol. 10 à 15. |

(P. Touveneraud, p. 28-30)
Les dernières pages, p. 1465-1503, sont consacrées à la partie technique des Index.
Comme il se devait, la parution de cet ouvrage de base a été saluée avec joie par le P. Wilfrid Dufault dans sa Circulaire n° 16 du 26 juillet 1956, 8 pages, et répertoriée en tête de la colonne de Bibliographie assomptionniste : Bulletin Officiel de l’Assomption, décembre 1957, vol. II, n° 9, p. 220. |
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| Premières Constitutions des Augustins de l’Assomption, 1855-1865, édition présentée et annotée par les PP. A. Sage et P. Touveneraud(12), Rome, Maison généralice, 1966, 243 pages. |
Présentation dans Assomption 66, décembre 1966, n° 8, p. 63.
‘Ce dossier, est-il écrit dans l’introduction, n’entend pas reconstituer l’ensemble de notre spiritualité, ni même l’histoire de nos Constitutions… Il présente simplement, accompagnés d’introductions, de notes critiques et explicatives, les textes de nos premières Règles, tels que le P. d’Alzon en sa qualité de fondateur les donnait à ses religieux en 1855 et les révisait dix ans plus tard en 1865. En ces textes, longuement préparés, mûrement réfléchis, le P. d’Alzon fixait, d’une manière officielle et avec l’approbation des premiers Chapitres généraux, le but et l’esprit de notre famille religieuse’. On ajoute que l’édition présente comble une lacune des Ecrits spirituels et veut aussi donner la base ou le ressourcement de l’aggiornamento voulu par Vatican II pour l’Assomption. Le premier effet de cette édition, et notamment de la Règle de l’Assomption de 1855 a été de déplacer le Directoire comme expression privilégiée de notre spiritualité. On en connaît mieux aujourd’hui la rédaction première faite en 1859 pour les Religieuses de l’Assomption, et son ultime adaptation en 1865 pour les Religieux de l’Assomption. Ainsi que la typographie a voulu le faire remarquer, c’est la partie spirituelle de la Règle qui est reprise dans le Directoire, jointe à des éléments neufs dont la fusion n’est peut-être pas parfaitement harmonisée ; et en le donnant des Religieuses aux Religieux, le P. d’Alzon n’a pas refondu son ouvrage. Dans la conclusion de l’édition, on ose écrire à bon droit : ‘Nul travail sur le but et l’esprit de l’Ordre ne peut se dispenser de se reporter aux Premières Constitutions de 1855-1865’, et peut-être même à la seule Règle de l’Assomption de 1855, dont l’esprit est résumé en deux mots : ‘Dans un comportement évangélique, un amour apostolique’. Nous achevons cette première partie qui traite des sources manuscrites, en disant un mot sur les objets provenant du fondateur, conservés dans nos Archives, et que le mot ‘reliques’ ne suffirait pas à désigner, car il s’agirait d’objets ayant valeur de sources documentaires pour l’histoire. Certes, pour ce qui est des ‘reliques’, au sens strict de l’expression, nous en avons, et on a essayé de les mettre en valeur, soit à Rome, aux Archives des Religieux, soit au Vigan, dans le monastère des Orantes, soit à Paris, à la Curie généralice des Oblates, soit ailleurs : objets personnels, habits religieux, vêtements liturgiques, etc. Mais nous avons aussi un magnifique ensemble de photos et de portraits, exploités par le P. Bisson, pour nous faire voir l’homme ; pour comprendre le fondateur et le Supérieur général, il y a les sceaux qu’il utilise, où il grave pour lui-même et pour l’Assomption, le reflet de sa pensée et de son cœur. Nous avons encore, mais dispersée et sûrement appauvrie depuis sa mort, sa bibliothèque personnelle : ‘bibliothèque d’un seigneur, d’un érudit et d’un homme d’Eglise éminent du milieu du XIXe siècle’, estime le P. Antoine Wenger ; la Patrologie de Migne est à Valpré (Lyon-Ecully) et les autres livres ont été rassemblés soit à la Maison généralice à Rome, soit chez les Orantes au Vigan. Mais le meilleur témoignage en faveur de l’homme et de l’apôtre demeure l’ensemble de ses manuscrits. On songe à ce que saint Paul écrivait à son disciple : ‘En venant (me rejoindre à Rome), apporte le manteau que j’ai laissé à Troas, ainsi que les livres, et surtout les parchemins’ 2 Tm 4, 13. Toute une documentation qui nous manque pour mieux connaître le grand Apôtre, et que nous avons pour connaître notre fondateur. |
Plusieurs remarques doivent être apportées à ces lignes écrites en 1979. Les sources manuscrites du P. d’ALZON ont été enrichies depuis et de plusieurs manières. Nous l’avons précisé déjà plus haut, des documents inédits ont été trouvés ; l’œuvre d’édition s’est magistralement poursuivie dans les années 1990 grâce aux travaux du P. Désiré DERAEDT auquel nous devons ici un juste hommage de reconnaissance fraternelle(13) ; une banque de données informatique alzonienne (Centre d’Alzon) a vu le jour grâce à la persévérance de plusieurs religieux, les maîtres d’œuvre du projet de sa réalisation d’abord, les PP. Edgar BOURQUE et Charles MONSCH, mais également les PP. Guy LEROY et Richard BRUNELLE. Une équipe d’une dizaine de personnes ont bien voulu relire et indexer tous les écrits du P. d’ALZON(14). Le P. Joseph LAFFINEUR a apporté sa note propre en scannant des écrits, des albums et, surtout, des stocks de photographies. A Paris, le Frère Didier REMIOT a pris l’initiative de constituer un très riche et très performant site Internet pour la Province de France, mettant en valeur les productions récentes de l’Assomption. D’autres chantiers de même nature ont été lancés dans toute l’Assomption, tant au niveau structurel des provinces qu’aux niveaux local des communautés et sectoriel des œuvres-activités. Il est impossible de les énumérer ici.
Mais surtout, nous y reviendrons en détail plus loin dans une section appropriée, toute l’Assomption s’est trouvée impliquée, à la suite du mouvement créé par les célébrations du centenaire du P. d’ALZON en 1980, des 150 ans de la Congrégation en 2000 et de la béatification des trois premiers martyrs assomptionnistes en 2002, dans d’innombrables chantiers de traductions, de créations originales, de production de documents visuels (films, CD, cassettes, vidéos etc…) avec l’outil actuel de communication, l’informatique. Une série de colloques internationaux (Mgr PETIT, à Rome en 1997(15) ; La Mission assomptionniste, à Valpré, en 2000(16) ; le Centenaire de l’Assomption A.A en Russie, à Rome-Moscou, en 2003(17) ; les Origines des familles de l’Assomption, à Paris-rue Violet en 2004)(18), la perspective de la célébration du bicentenaire du P. d’Alzon en 2010, tout cela a impulsé une dynamique de communication et favorisé une gerbe de productions sur la mémoire des Fondateurs et sur le vécu plus que centenaire des Congrégations de l’Assomption.
La question des ‘objets-reliques’ du P. d’ALZON a connu des évolutions en 150 ans d’histoire (notamment en 1880 et en 1967), dernièrement encore en raison de la fermeture de la communauté des Orantes(19) et de la vente de la maison natale du P. d’ALZON au Vigan(20). Les Oblates ont accepté de recueillir une partie des souvenirs déposés au Vigan et de créer dans leur institut nîmois de la rue Séguier un espace-mémoire au P. d’ALZON, avec vitrines et moyens-techniques modernes, digne d’être considéré comme un véritable musée. La restauration du bâtiment des archives A.A. à Rome donnera peut-être le branle à une nouvelle présentation des objets-souvenirs qui y sont déposés. Mais déjà, à Paris, rue Lecourbe (maison généralice O.A.), les Oblates ont créé dans la tribune de leur chapelle un remarquable petit musée, à la fois aéré et délicat de fraîcheur filiale, de souvenirs et d’objets ayant appartenu à leurs fondateurs, le P. d’ALZON et Mère CORRENSON : vêtements liturgiques, calice, bréviaire, meubles, documents écrits, objets usuels sont protégés sous vitrine, restaurés le cas échéant, répertoriés sobrement, avec cette marque de propreté et de beauté qui illumine le travail de Sœur Thérèse-Marie FOY. Nous savons, pour l’avoir visité en 2004, que les mêmes qualités imprègnent le musée O.A. de Hulsberg, aux Pays-Bas. Sur ce plan, des mains et des cœurs féminins ont un avantage et un savoir-faire indéniables, admirables et inimitables, c’est-à-dire les ressources conjuguées de la mémoire, de l’affection et de l’intelligence pratique. Enfin le musée cévenol du Vigan, lors des célébrations de 1980, a constitué dans sa dernière salle haute une vitrine à la mémoire du P. d’ALZON, enfant du pays, avec quelques objets ou portraits fac-similés.
On dénombre plusieurs calices du P. d’ALZON dont l’un des plus beaux, finement orné et ciselé, est sans contexte celui actuellement possédé chez les Oblates de l’Assomption, à Nîmes rue Séguier. L’origine et la trace de conservation en sont connues : il a été donné à l’abbé d’ALZON par son propre père, le vicomte Henri (1774-1864). Le P. d’ALZON en a par la suite généreusement fait cadeau aux Sœurs dites Marie-Thérèse du Refuge de Nîmes lesquelles l’ont rétrocédé à leur tour aux Oblates en 1980. Un autre calice du P. d’ALZON, en dépôt à Rome, Maison généralice A.A., trouve du service dans les grandes occasions.
Le P. TOUVENERAUD a tenté d’apporter un peu de clarté sur cette question passablement embrouillée (Lettres d’Alzon, t. I, p. 330 et 331 n. 2). Le Centre d’Alzon, en préparation à Rome, sera conduit pour sa part à inventorier de façon systématique toutes les représentations de divers supports que nos congrégations peuvent détenir du P. d’ALZON, mais également des Religieux de l’Assomption, de leurs lieux de vie et de leurs activités. Procédons ici à une série récapitulative pour le P. d’Alzon, genre après genre :
Ce tableau couleur réalisé au Vigan, selon la tradition, par Marie-Pauline LEBRUN en 1824, a été donné par Jean de PUYSEGUR au P. PICARD, après la mort du P. d’ALZON, représentant Emmanuel à l’âge de 14 ans tenant dans sa main droite un de ses trophées de chasse, un oiseau empaillé. Il a longtemps été exposé dans l’oratoire de La Condamine, au Vigan, du temps où la maison était un monastère des Orantes (entre 1939 et 1999), chambre natale d’Emmanuel d’ALZON. Il est prévu de figurer dans la collection qui sera mise en valeur rue Séguier, Institut des Oblates. Reproduit notamment dans André SEVE, Ma vie c’est le Christ Emmanuel d’Alzon, Paris, Editions du Centurion, p. 30. Reproduction en noir et blanc notamment dans L’Assomption, 1910-1911, n° 168, p. 183. Souvenirs 1896, n° 243, page 45 (indication der la date).
Réalisé vers 1838-1840 à la demande de la mère d’Emmanuel d’ALZON, la Vicomtesse Jeanne-Clémence (1788-1860) pour garder son souvenir vivant et présent au château de Lavagnac . Conservé actuellement aux ACR, après avoir été en possession de Mère Marie CORRENSON (Lettres d’Alzon, t. VII, p. 294 n. 1). L’abbé d’ALZON en soutane porte de longs favoris à la mode du temps de Louis-Philippe, des cheveux longs et un rabat gallican. Reproduit notamment dans Agustin CABRE, La amena historia de un hombre en serio, Manuel d’Alzon fundador de los Asuncionistas, Santiago de Chile, 1980, p. 42.
Réalisé également entre 1838 et 1840, également à la demande de Mme d’ALZON pour le même motif : « Ma mère avait toujours sur sa cheminée celui où je suis accoudé » Lettres d’Alzon, t. VII, p. 294. La pose d’Emmanuel est à la mode romantique, la tête appuyée sur le bras-droit accoudé sur un support. La tenue est celle décrite ci-dessus. Conservé actuellement aux ACR, après avoir été en possession de Mère Marie CORRENSON (Lettres d’Alzon, t. VII, p. 294 n. 1). Reproduit notamment dans André SEVE, Ma vie c’est le Christ Emmanuel d’Alzon, Paris, Editions du Centurion, p. 30.
Une toile originelle, polychrome, portrait non signé d’ E. d’ALZON en religieux avec camail, a été réalisée entre 1845 et 1853 (et non en 1855 comme l’affirme approximativement S. VAILHE, Vie du P. d’Alzon, t. I, au verso de la page intérieure titre) à la demande de Mère MARIE-EUGENIE DE JESUS, en retour d’ailleurs au don qu’elle avait elle-même fait au P. d’Alzon de son propre portrait en septembre 1846 (Lettres d’Alzon, t. III, p. 135 et n. 1), - ce dernier peint par IMLE et conservé aujourd’hui aux Archives RA d’Auteuil après avoir transité au Val Notre-Dame en Belgique (tableau en ovale). D’après le P. Emmanuel BAILLY, ce portrait de Mère MARIE-EUGENIE DE JESUS a été remis en dépôt par P. d’Alzon à la famille GERMER-DURAND (Lettres d’Alzon, t. C, p. 617, suite sans doute à ses scrupules d’avoir sous les yeux un portrait de la Mère et suite aussi peut-être à des remarques désobligeantes ou jalouses de son entourage… : Lettres d’Alzon, t. C, p. 393-394) -.
Nous trouvons l’attestation de cette toile d’ALZON dans Lettres d’Alzon, t. I, p. 330 n. 2 : Le 10 septembre 1853, Mère MARIE-EUGENIE DE JESUS recevait un portrait du P. d’ALZON par l’intermédiaire de M. Eugène GERMER-DURAND en visite à Paris. Quoi qu’il en soit de l’original même, la Maison générale A.A. à Rome possède deux toiles identiques, l’une sous cadre en ovale (salle du Conseil, reproduite notamment dans Gaétan BERNOVILLE, p. 128) et l’autre sur cadre rectangulaire, restaurée après avoir été remise par les R.A. au Supérieur général A.A. en 1975, conservée aujourd’hui dans la salle de communauté. Ce dernier est reproduit, un peu partout, notamment dans André SEVE, Ma vie c’est le Christ Emmanuel d’Alzon, Paris, Editions du Centurion, couverture.
Le fond de la toile est noir sombre, sur lequel se détache en majesté la tête du P. d’ALZON aux traits typés : nez busqué, front déjà un peu dégarni, yeux légèrement dissymétriques, cheveux jusqu’aux tempes, joues creusées, lèvres finement serrées, menton carré volontaire, habit religieux.
Nous avons pour notre part, dans la prosopographie (Lettres d’Alzon, t. XVI, p. 252-253) fait une hypothèse concernant un auteur présumé du portrait : Victor-Joseph CHAVET, prétendant éconduit amoureux d’Amélie de Pélissier, ami de REVOIL et de ROQUEPLAN, que le P. d’ALZON a connu à Nîmes dans ces années 1851-1853, même si le projet de cet artiste de venir travailler au collège de l’Assomption ne semble pas avoir eu de suite. Cependant un passage explicite d’une lettre du P. d’ALZON dément cette hypothèse pour l’année 1853 : « J’ai vu, il y a deux jours, M. Chavet ; il voulait faire mon portrait. Je n’ai pas voulu, mais je voulais l’engager à se mettre à la peinture religieuse ; il ne veut pas. Je l’engage à nous revenir, mais les Revoil ne l’encouragent pas assez… » d’après Lettres d’Alzon, t. I, p. 277. Un doute subsiste.
Ce portrait, représentant le P. d’ALZON tout entier, assis, la main droite posée sur la tranche d’un livre, a été réalisé à Lavagnac alors que le P. d’ALZON se reposait suite à son attaque cérébrale, entre 1855 et 1857. Il n’est pas signé non plus, mais les traits du P. d’ALZON sont visiblement marqués par son épreuve de santé. Ce dernier disait lui-même, d’après ses proches, trouver son portrait ‘affreux’. Il ornait le vestibule du château de Lavagnac et, après la vente des lieux à une société japonaise en 1987, il a été lui-aussi mis en vente à la criée, comme la plupart des objets-souvenirs qui restaient encore à cette époque de la famille d’ALZON. Dépêché sur les lieux, un assomptionniste voulut l’acquérir. C’était sans compter avec un autre acheteur potentiel, une femme, qui ne cessait de renchérir sur la mise jusqu’au moment où nos deux clients intéressés finirent par s’identifier sans se connaître. L’Oblate eut la préférence, par déférence sans doute, et le portrait prit la route de Lorgues (maison de convalescence des Oblates). Reproduit notamment dans L’Assomption et ses Œuvres, automne 1993, n° 655, p. 1.
D’après le témoignage direct du P. d’ALZON (Lettres d’Alzon, t. XII, p. 171), un autre portrait de lui a été réalisé à Paris en août 1877 : « A 2 heures, on retouche mon portrait fait sur photographie et dont je suis très content ». Nous croyons l’avoir identifié avec la toile qui est conservée aujourd’hui à Santiago du Chili, après avoir transité par le noviciat d’Osma entre 1880 et 1886. Grâce à un travail de restauration, le portrait a retrouvé ses couleurs et sa signature : il s’agit d’un peintre parisien, Nicolas-Victor VOLLIER, natif de Bar-sur-Aube, qui exposa à Paris au Salon de la peinture entre 1850 et 1870 (AA Informations, janvier 2003, n° 14, p. 27). Ce tableau est reproduit notamment dans Agustin CABRE, La amena historia de un hombre en serio, Manuel d’Alzon fundador de los Asuncionistas, Santiago de Chile, 1980, p. 143. Le visage du P. d’ALZON, devenu un vieillard, est tout à fait pacifié, les yeux bien ouverts, les cheveux blancs. Le P. d’ALZON est représenté en tenue de religieux, avec le col romain. Ce portrait ne serait-il pas d’ailleurs un double ou une copie de celui déposé chez les Religieuses Victimes du Sacré-Cœur, dites aujourd’hui Religieuses du Cœur de Jésus, dont le P. d’Alzon s’est occupé à partir de 1875 ou encore de celui déposé à Hulsberg (L’Assomption et ses Oeuvres, 1938, n° 438, p. 200)? Il en existe en tout cas un exemplaire chez ces religieuses fondées en 1857 par la Mère Marie-Véronique du Cœur de Jésus LIOGER dans le Dauphiné, déplacées à Villeneuve-lès-Avignon, exilées ensuite en Belgique, installées dans la banlieue parisienne à Draveil (Essonne), aujourd’hui regroupées à La-Roche-sur-Yon (Vendée).
Jules-Gaspard RASTOUX a fixé sobrement les traits du P. d’ALZON en un simple croquis sur son lit de mort : le corps allongé, le capuchon du camail rabattu sur la tête. Croquis souvent reproduit, notamment dans le numéro de L’Assomption et ses œuvres, n° spécial 601, p. 19.
Portrait posthume du P. d’ALZON par Jules-Gaspard RASTOUX (1843-1927 : Lettre à la Dispersion, 1927, n° 240, page 238), peintre nîmois, élève de Boucoiran, qui débuta dans la peinture au Salon de Paris en 1879 et obtint la médaille d’or en province en 1910 (AA Informations, janvier 2003, n° 14, p. 26). C’est l’église Sainte-Perpétue, à Nîmes, qui a accueilli à la fin des années 1990 cette toile auparavant déposée dans une église de la région nîmoise. Elle est aujourd’hui bien mise en valeur dans l’église Sainte-Perpétue, côté droit du transept, en entrant, au-dessus de la porte de la sacristie. Le Père d’ALZON y est représenté ‘en majesté’, sur pied, en tenue de religieux et de vicaire général du diocèse, le regard aquilin. Les couleurs du tableau restauré récemment sont assez vives.
Cette dame russe a fait cadeau à la communauté assomptionniste de Paris, rue Morère, d’une peinture du P. d’ALZON, via un ex-assomptionniste russe Serge TROPHIMOV. Il est la copie de deux autres portraits du P. d’ALZON, réalisés par la même personne, donnés aux communautés moscovites A.A. et O.A. (Information fournie le 25 mai 2006 par le Frère Venceslas GOROKHOV).
Elle a été réalisée pour la communauté de Cachan où ce jeune peintre a résidé un moment. Cf A.T.L.P., 2003, n° 189, p. 32.
Une image-icône du P. d’Alzon a été diffusée dans les années 2000, d’après sans doute une peinture originale dont nous ignorons pour notre part l’auteur.
Elles sont nombreuses et variées, malheureusement généralement non datées comme la plupart des photographies de l’époque ; quant aux personnages joints, ils ne sont pas identifiés, ce qui en diminue un peu la valeur et l’intérêt. Les premières, des années 1852-1854, pourraient être du célèbre photographe à la mode, Disdéri, présent à Nîmes.
Le P. TOUVENERAUD a savamment présenté cette question en un article de sigillographie, paru dans L’Assomption 67, décembre n° 10, pages 20-34. Il convient de s’y reporter.
A l’occasion du centenaire de la fondation de l’Assomption, une médaille du P d’Alzon a été frappée avec l’inscription : 1810 Emmanuel d’Alzon 1880. La base du camail porte en lettres microscopiques : 1845 Assomption 1945 (Lettre à la Famille, 1945, n° 12, p. 53).
Nous en connaissons au moins cinq dont les origines sont bien attestées :
0n sait que les restes mortels du P. d’ALZON, d’abord inhumés le 24 novembre 1880 au cimetière Saint-Baudile de Nîmes dans la tombe de l’Assomption que le P. d’Alzon avait achetée pour le collège en 1851, ont été transférés en 1892 dans la chapelle du collège avenue Feuchères (récit de la translation dans Souvenirs, n° 95, p. 867-871), puis en 1942 dans la chapelle des Oblates rue Séguier, aux côtés de ceux de Mère CORRENSON. En 1964, une cérémonie officielle de reconnaissance canonique des restes a procédé à une ultime ouverture de la tombe du P. d’ALZON. La chapelle, repeinte en 1980, n’a pas subi trop de dommages suite à l’éprouvante inondation qu’a connue la ville de Nîmes en 1988 (A.T.L.P., 1988, n° 59, p. 6-7).
Différentes chapelles ont des vitraux ou des peintures représentant le P. d’ALZON, notamment celle du Vigan, maison de la Condamine (Gard) où il fait face à deux autres représentations du P. Picard et de Mère Isabelle, celle de l’ex-noviciat Saint-Antoine des Essarts (Seine-Maritime : peinture mosaïque représentant les silhouettes du P. d’Alzon et des supérieurs généraux), celle de la chapelle des Oblates à Paris rue Lecourbe où le P. d’Alzon est figuré sur fond du vitrail de la Mission d’Orient avec une Oblate et le P. Picard. La peinture de la chapelle de l’ex-noviciat de Pont-l’Abbé d’Arnoult (Charente-Maritime) a été recouverte après réfection. La chapelle de l’ex-alumnat de Notre-Dame du Rosaire, à Miribel-les-Echelles (Isère), comporte toujours des vitraux offrant en médaillon une série d’alumnats de l’ex-province de Lyon. Le vitrail représentant le P. d’ALZON, réalisé par les ateliers LOIRE, pour la chapelle du collège de Worcester après sa restauration qui a suivi la tornade de 1953 (avenue Baltimore, puis rue de l’Assomption), a été placé dans la chapelle de la communauté de Worcester, Old English Road.
Le premier du genre, intitulé Le P. d’Alzon à Paris, a été réalisé très artistiquement par Sœur Thérèse-Marie FOY en mai 1950 et offert par les Oblates aux Assomptionnistes. Ce sont de magnifiques planches en couleurs, reprenant année après année les séjours d’Emmanuel d’Alzon à Paris.
Le second, Emmanuel d’Alzon 1810-1880, Documentaire Archivistique, a été réalisé en 1978 par le P. Pierre TOUVENERAUD et Sœur Marie-Léonie MARICHAL O.A., en vue du Centenaire de la mort du P. d’ALZON en 1980. Depuis 1997 il a été digitalisé par le P. Joseph LAFFINEUR à Gosselies et se trouve en versions CDRom (ex. versions 150 ème 5.22 ou 5. 31). L’avantage de cet album réside dans le caractère exceptionnellement riche des illustrations et du texte les accompagnant, offrant un abrégé de la vie du P. d’ALZON dans le contexte de son siècle. Belgique-Sud Assomption, novembre 1997, n° 259 supplément, 12 pages (Un album de famille digitalisé). En version DVD et CD diaporama, publié par le Centre d’Alzon en six langues : Documents Assomption 2004, n° 29, p. 157 (20.000 photos d’archives).
Un troisième album a vu le jour en 1985, réalisé par deux Oblates, Sœur Marie-Léonie MARICHAL et Sœur Marie-Clotilde VIRON qui furent toutes deux successivement archivistes de leur congrégation. Il est intitulé : Le P. d’Alzon, le Serviteur de Dieu, album documentaire. Cette copie a été offerte au P. Hervé STEPHAN par Sœur Marie-Georgette FAYOLLE à la Toussaint 1985.
Une plaquette non illustrée, Le Père Emmanuel d’Alzon et Le Vigan, a été réalisée sous forme d’un carnet dactylographié par les Orantes de l’Assomption en 1980.
A notre connaissance, trois villes en France ont dédié une rue au P. d’Alzon : Nîmes, en 1934, (à proximité du cimetière Saint-Baudile, de l’autre côté de la route d’Avignon : Lettre à la Dispersion, 1933, n° 477, p. 99-100), Bordeaux après 1892, c’est-à-dire après l’acquisition par l’Assomption de l’ancien théâtre de l’Alhambra(21) (Souvenirs 1893, n° 147, p. 185), et Le Vigan en 1950 (rue bordant la maison natale La Condamine : photographies et texte dans L’Assomption, 1913, n° 192, p. 8-10 ; n° 193, p. 23-25 ; n° 195, p. 52-55 ; n° 196, p. 68-71 ; n° 197, p. 86-90 ; n° 198, p. 100-102), rue ainsi nommée en novembre 1950 d’après Lettre à la Famille 1950, n°107, p. 94. Davézieux en Ardèche a l’originalité d’avoir donné le nom d’une de ses rues aux Assomptionnistes.
Résidences A.A. et localités d’AlzonAu cours de l’histoire, le nom d’Alzon a été donné ou est porté aujourd’hui en France et dans le monde :
On en connaît une réalisée par le dessinateur du Pèlerin, Lemot, en 1893 : Souvenirs, 1893, n° 154, p. 239, encore reproduite dans Souvenirs, 1894, n° 170, p. 93. Bien d’autres ont vu le jour au fil du temps, grâce à l’initiative de la postulation, mais rarement datées.
Le P. Claude Guenneau (1917-2000) a fait reproduire en 1980 dans le numéro 10 du Bulletin Ouest-Assomption une reproduction imagée d’un bateau de pêche ‘Père d’Alzon’, un clipper thonier de l’île de Noirmoutier, qui a été également reproduite dans ART Informations, novembre 1980, n° 86, page 6.
Une plaque à sa mémoire a été posée en mars 1962 auprès des fonts baptismaux de l’église paroissiale Saint-Pierre du Vigan, suite aux cérémonies qui ont marqué en 1960 le 150 ème anniversaire de sa naissance : Mention dans Lettre à la Famille, 1962, n° 337, page 274.
Une autre a été apposée dans la cathédrale de Nîmes après les cérémonies du centenaire de la mort du P. d’Alzon en 1980, de même à Montagnac.

Le travail sur l’édition des textes du P. d’ALZON ne s’est pas arrêté avec les PP. BISSON et SAGE. A leur manière, chacun des archivistes généraux de la Congrégation a poursuivi l’œuvre de ses devanciers :
Le P. TOUVENERAUD s’est vu confier la reprise de l’édition des Lettres du P. d’Alzon que le P. VAILHE avait conduite jusqu’à l’année 1850. Dans le cadre de la préparation du centenaire de la mort du P. d’ALZON, il a pu donner deux tomes en 1978, couvrant les années 1851 à 1858 incluse. Le P. Marcel RECOURS(22), nommé en urgence, n’a pu poursuivre son activité en raison de sa maladie. Le P. Charles MONSCH s’est impliqué dans la mise en œuvre de la banque informatique (Thesaurus, indexation intégrale de tous les écrits alzoniens) ; pour le seconder, le P. Désiré DERAEDT, dégagé de ses obligations professionnelles de professeur à Bure, a pu gagner Rome dès 1983, travailler à la Cause d’Alzon en second du P. Wilfrid DUFAULT (Documentation biographique) et s’adonner ensuite à la publication des Lettres du P. d’Alzon, pour les années 1859-1880, soit treize volumes (t. III à XIII).
Le P. Jean Paul PERIER-MUZET, nommé archiviste en 1997, n’a pas tardé à reprendre le flambeau. Le P. Marie-Bernard KIENTZ a donné un aperçu approprié et sympathique de son travail dans A.T.L.P., mai 2005, n° 199, p. 28 : « Avec beaucoup d’érudition, le Père Jean-Paul PERIER-MUZET nous avait restitué les lettres du P. d’Alzon dont beaucoup inédites (Lettres, t. XIV et XV). A travers cinquante textes méticuleusement choisis, il nous invite à connaître le P. d’Alzon de l’intérieur (Anthologie alzonienne). Avec ferveur, il nous a introduits, par un itinéraire de 15 jours, dans la démarche de sa prière et son intimité avec Dieu (Prier 15 jours avec le P. d’Alzon). Grâce aux fiches biographiques, nous connaissons mieux les disciples du fondateur (Notices Biographiques, 5 tomes). Après nous avoir offert les innombrables renseignements concernant les personnes citées dans ses lettres (Lettres, t. XVI, Prosopographie), voici le tome XVIIème des Lettres du P. d’Alzon : Index géographique, pèlerinages aux lieux (Rome, 2005). Si nous percevons le travail austère et colossal qui préside à la première partie de cet ouvrage : la citation alphabétique de tous les noms de lieu, accompagnée de commentaires fouillés, et de toutes les occurrences, nous devinonsnon moins la passion et le plaisir secret qui nous guident sur les lieux de vie du Père d’Alzon : le primat de Nîmes, du berceau aux tombes, Le Vigan et les environs, l’Hérault pour la seconde patrie, Paris, sphère d’attraction obligée, Rome point de convergence et de diffraction international, comme sur les pas du P. d’Alzon en Savoie, en Dauphiné, à Lourdes… Tous ceux qui ont eu la joie de faire le pèlerinage sur les pas du P. d’Alzon en compagnie du P. Jean-Paul retrouvent ici le savoir et les souvenirs, un secret bonheur en plus ».
5° Un alzonien d’emprunt ou d’occasion,
le P. TavardIl reste encore à présenter les travaux originaux d’un assomptionniste français, qui a vécu aux U.S.A., théologien œcuméniste patenté ayant enseigné tout au long de sa carrière dans des organismes et des universités protestants, le P. Georges TAVARD (1922-2007). Sans être éditeur de textes alzoniens inédits, il a su apporter dans ses travaux une touche spécifique à la connaissance du P. d’Alzon : Le poids de Dieu. La spiritualité trinitaire d’Emmanuel d’Alzon, Paris, 1982, 161 p., collection Centenaire 1980, n° 5 ; Le Père d’Alzon et la Croix de Jésus. Lettres aux Adoratrices, Rome, 1992, 114 pages ; Le Père d’Alzon au Ier Concile du Vatican, Rome, 1996, 66 pages ; Textes spirituels d’E. d’Alzon (1810-1880), Paris, édit. du Cerf, 2002, 224 pages ; Emmanuel d’Alzon, La Foi et le Royaume, Paris, édit. du Cerf, 2003, 179 pages. Nous lui reconnaissons une approche et une pénétration intéressantes, car proprement théologiques, de la pensée du P. d’ALZON, et, cependant, nous ne sommes pas persuadé de la pertinence de ses études en la matière, ceci, principalement, pour deux raisons : malgré l’utilisation des ressources de la banque informatique, le P. TAVARD ne connaît manifestement pas à fond l’étendue des sources alzoniennes, notamment les éditions critiques les plus récentes de ses écrits. D’autre part, le jugement de l’auteur est parfois altéré par des généralisations ou des approximations qui ne donnent pas du P. d’ALZON et de son époque des portraits suffisamment nuancés. Souvent sont relevées à son propos des remarques ou des critiques qui, pour n’être pas totalement infondées, ne sont pas les impressions dominantes qui nous restent de l’étude fouillée du P. d’ALZON. Le Fondateur de l’Assomption souffre dans ces lignes d’un manque trop fréquent d’empathie : il est plus souvent qualifié par ce qu’il n’est pas et par ce qu’il ne prétend pas être d’ailleurs, que par la manière dont lui-même se définit. Le fait qu’il ait rencontré, par exemple, des ecclésiastiques en mal de doctrine ou de conduite (LAMENNAIS, BONNETTY, VENTURA) ne devrait pas faire passer à la trappe des relations du P. d’ALZON avec d’autres prêtres notables, tout à fait recommandables et reconnus : l’abbé SOULAS fondateur comme lui, l’abbé GALERAN missionnaire ultramontain ou Mgr de CABRIERES, figure marquante de l’épiscopat montpelliérain(23), et tant d’autres personnalités religieuses du XIXème siècle (dont LACORDAIRE, Frédéric OZANAM, Mgr GERBET ou Mgr PARISIS, Dom GUERANGER ou encore l’abbé MIGNE pour ne citer qu’eux). Il reste que le P. TAVARD a su orienter le regard sur des réalités fécondes de la vie du P. d’ALZON, notamment la dimension trinitaire de sa pensée, la profondeur de ses relations de direction spirituelle et son engagement désintéressé pour la cause de l’Eglise à travers la perspective biblique du Royaume.
Notes :(1) Dans les toutes premières années de la vie de l’Assomption qui ont suivi la mort du P. d’ALZON, des textes épars sur le Fondateur sont publiés au gré des circonstances dans des revues comme Souvenirs, notamment les Croquis du P. d’Alzon par GALERAN, L’Assomption et ses Œuvres, puis La Lettre à la Dispersion. Mais la publication de textes mêmes définis comme majeurs du P. d’Alzon ne va s’organiser que très progressivement sous l’impulsion des Supérieurs Généraux, à la demande des Chapitres. Les Souvenirs, entre 1881 et 1903, se sont contentés de publier un seul texte de la main du P. d’Alzon : les Mémoires d’un ancien de la vieille Assomption (1893, n° 146, p. 148-16). La revue L’Assomption et ses Œuvres, née en 1897, est tout aussi discrète puisqu’il faut attendre l’année 1902 pour voir affleurer la signature du P. d’Alzon dans les colonnes de la revue, au bas du texte de sa profession religieuse (1902, n° 61, p. 5), si l’on met à part bien sûr la rédaction d’un numéro spécial en 1893 pour le cinquantenaire du Collège de Nîmes qui comporte plusieurs textes alors inédits du P. d’Alzon.
(2) Joseph GERMER-DURAND, religieux A.A. français (1845-1917) : N.B.R. A, t. II, p. 1269-1270.
(3) Comme on le verra par la suite, le texte même de ces Premières Constitutions 1855-1865 ne sera édité de façon critique, la toute première fois, qu’en 1966 seulement par les soins des PP. SAGE et TOUVENERAUD (Rome, Maison généralice), en utilisant le cahier de noviciat du P. GALABERT : à l’époque les novices copiaient à la main le texte des Constitutions, une manière sûre de se l’approprier ! Auparavant (entre 1865 et 1906), il n’y eut que de rares éditions partielles de quelques extraits, les Constitutions n’étant pas pleinement approuvées.
(4) Charles LAURENT, religieux A.A. français (1821-1895) : N.B.R. A, t. III, p. 1749-1750.
(5) Revue de la Bonne Presse dont le titre remonte à l’année 1919, cette publication, sous cette forme, a perduré jusqu’en 1974 pour devenir à cette date Vivante Eglise, puis en 1980 Chrétiens Ensemble jusqu’à sa suppression en 1985, le P. Claude MARECHAL étant le dernier rédacteur en chef de la revue.
(6) Ce texte majeur du P. d’ALZON a été à plusieurs reprises étudié par le P. Athanase SAGE, déjà en 1952, Présentation du Directoire des Augustins de l’Assomption, abbaye de Saint-Gérard, 32 pages.
(7) E. d’Alzon, Guia espiritual de vida interior (traduccion : R.P.S. Fernandez, A.A.), Cuadernos de Alzon, Bar-le-Duc, 1961, 165 pages. Le P. Pedro FRIAS en donnera une nouvelle version en 1991. De celle-ci, il existe deux versions, une intégrale du Directoire et une deuxième plus restreinte destinée aux laïcs qui n’inclut pas la 3 ème partie. Sur le P. Sebastian FERNANDEZ, religieux A.A. espagnol (1914-1968) : N.B.R. A, t. II, p. 1293-1094.
(8) A. SAGE, Commentaire du Guide spirituel de vie intérieure , Bar-le-Duc, 1959, 175 p. dans Les Cahiers d’Alzon série annexe ( Recension dans Lettre à la Famille, 1959, n° 279, page 284). On peut également se reporter au livre du P. Sage, Un Maître spirituel, aux pages 80-91 et au numéro de mars 1955, nouvelle série n° 2 des Pages d’Archives, p. 21-31 (Notes sur l’histoire du Directoire).
(9) Personnalité ecclésiastique française de premier plan dans ces années 1950, Mgr Emile-Arsène BLANCHET (1886-1967) a été nommé évêque de Saint-Dié en 1940 et placé à la tête de l’Institut Catholique de Paris en 1946.
(10) Texte très connu du Fondateur, provenant d’une de ses correspondances (Lettres d’Alzon, t. II, p. 267), reproduit sous différentes formes d’extraits plus ou moins longs, avec pour titre habituellement : L’Ami de tous les jours, déjà dans L’Assomption, décembre 1910-janvier 1911, n° 168 , p. 234, popularisé aussi au dos d’images de dévotion. Le P. Georges TAVARD a fait une étude de ces lettres sous le titre : Le Père d’Alzon et la Croix de Jésus. Lettres aux Adoratrices, Rome, 1992, 114 pages, étude déjà citée plus haut.
(11) Cinquante ans après sa parution, on peut encore affirmer la même chose, sans craindre de se tromper. Bien des Congrégations ont envié l’Assomption pour cet outil magistral. Normalement un exemplaire est remis, avec la Règle de Vie, à chaque novice lors de son entrée pour le temps de sa probation religieuse. A l’époque où chez les Assomptionnistes et les Oblates, le français était la langue communément parlée et comprise, on ne voyait pas la nécessité d’assurer des traductions des Ecrits spirituels. Aujourd’hui où il n’en est plus de même et où une conscience plus internationale souhaite une entrée ‘directe’ dans les textes fondateurs, des traductions ont été réalisées, de façon sectorielle ou partielle. Un religieux anglais, le P. Stephen RAYNOR (1919-1996 : N.B.R. A, t. IV, p. 2597 et A.R.T. Informations, 1988, n° 119, p. 6) eut le courage ou la témérité de s’attaquer à une traduction anglaise intégrale des Ecrits spirituels, de 1984 à 1990. Mais cet essai, non validé par ses confrères ou par d’autres religieux anglophones, ne fut pas donné à l’impression. Une copie de ce travail, peut-être versée aux ACR, en a été depuis soustraite. Il en subsisterait au moins une partie au Kenya. Complétée et revue par le P. Richard BRUNELLE, la version anglaise est introduite par lui dans la banque informatique d’Alzon et donnera lieu sans doute prochainement à une édition intégrale à laquelle travaille le P. John FRANCK, rassemblant les extraits déjà publiés (The Essential d’Alzon). On envisagea un temps au Brésil de travailler à une traduction portugaise des Ecrits spirituels, notamment lors du Centenaire d’Alzon (1980), mais le projet n’aboutit pas. Les Oblates de la Province d’Italie se préoccupent actuellement (2007) de superviser une traduction italienne intégrale des E.S., à paraître en 2007-2008. Ce sera une véritable première dont toute l’Assomption leur sera chaudement reconnaissante. Des sections thématiques des E.S. ont été traduites, en espagnol notamment, et publiées sous des titres et dans des opuscules variés (pédagogie, eucharistie etc..). La traduction de quelques passages des E.S. en italien avait été donnée dans l’opuscule du P. Alessandro LAINI, E Venne un uomo di Dio, pro manuscripto, 75 p. Il existe de même des parties et sélections traduites des Ecrits Spirituels en espagnol, en anglais et en néerlandais, selon une thématique particulière (la Vierge, l’Eucharistie, la Pédagogie etc…), mais rien jusqu’à présent de systématiquement complet ou équivalent au texte originel français. Mais l’avenir n’est pas clos !
(12) Il existe une traduction espagnole intégrale de cet ouvrage réalisée par le P. Tomas GONZALEZ, Primeras Constituciones de los Agustinos de la Asuncion 1855-1865, Santafé de Bogota, 1997-1998, 229 p.
(13) Nous renvoyons à ce sujet à nos propres lignes, publiées dans Lettres d’Alzon, t. XIV, Avant-Propos 2.
(14) Les membres actifs et persévérants du travail d’indexation –une entreprise colossale menée à bien en dix ans : 1988-1998 -, ont été : les PP. Charles MONSCH, Désiré DERAEDT, Richard MAAS, Emile BLEUZEN, Jean-Paul PERIER-MUZET, Sœur Marie-Jacques SEVENET Orante. L’indexation sur le plan technique a été assurée et coordonnée par une équipe, sous la direction du P. Guy LEROY, à la communauté Maranatha de Bruxelles. En raison de décès et d’indisponibilités, la liste originellement constituée d’indexeurs potentiels s’est trouvée rétrécie (PP. Edgar BOURQUE, Emmanuel BRAJON, Dominique BOUVEROT, Guy LEROY, Sœur Claire RABITZ etc. .). P.S.A. et R.A. se sont, quant à elles, concentrées sur leur banque de données respective : MILLERET, FAGE-PERNET Les Orantes ont procédé de leur côté à la mise en œuvre d’un banque informatique Mère ISABELLE.
(15)A.T.L.P., 1997, n° 138, p. 16-19. A.A. Info, 1998, n° 161, dossier intérieur.
(16)A.T.L.P., 2000, n° 166, p. 10. A.A. Info , 2000, n° 161, dossier p. III-V.
(17) A.T.L.P., 2003, n° 190, p. 5-7. A.A. Info, 2004, n° 18, dossier p. 1 à 16. Les Actes : A.A. Info, 2005, n° 23, dossier p. 1-7.
(18)A.T.L.P., 2004, n° 191, p. 27-28. . A.A. Info, 2005, n° 22, dossier p. 1 à 16.
(19)A.T.L.P., 2003, n° 190, p. 19. A.A. Info , 2004, n° 18, p. 38.
(20)A.A. Info, 2005, n° 22, p. 6-7 et n° 23, p. 9.
(21) Une évocation originale a été encore faite sur RCF Bordeaux par l’abbé Jean-Louis FOURRIER en 2004.
(22) P. Marcel RECOURS, religieux A.A. français (1918-1993) : N.B.R. A, t. IV, p. 2599-2600.
(23) Gérard CHOLVY vient de consacrer au Cardinal de Cabrières une magnifique biographie : Le Cardinal de Cabrières (1830-1921) : Un siècle d’histoire de France, Paris, Cerf, 2007, 519 pages : ouvrage qui renouvelle celle, déjà ancienne, qu’avait écrite l’abbé Marcel Bruyère en 1957, éditions du Cèdre. Le même historien, M. CHOLVY, a publié dans Annales du Midi un article intitulé En marge d’un cinquantenaire (1921-1971), Une correspondance inédite : lettres de Mgr de Cabrières au P. d’Alzon (1849-1880), Toulouse, Privat, 1971, 41 pages. On lui doit d’autre part des études qui font abondamment allusion au rôle et à l’influence ultramontaine du P. d’Alzon, certaines déjà cités plus haut , dans la 1 ère partie : au Colloque d’Alzon de Paris en 1980 ; Mélanges offerts à Jacques Gadille dans Histoire religieuse, Beauchesne, 1992, Gallicans et ultramontains, Mgr Ramadié successeur de Mgr Gerbet à Perpignan (1864), pp. 301-316 ; Autorité épiscopale et ultramontanisme : la démission de l’évêque de Montpellier (1873) dans Revue Ecclésiastique, Louvain, 1974, pages 735-759 ; Un aspect du catholicisme libéral sous le Second Empire : les milieux néo-gallicans du diocèse de Montpellier dans Actes du Colloque international d’histoire religieuse de Grenoble (1971), P.U.F., 1974, pages 281-298.