Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 1
Tour du monde assomptionniste en 41 pays
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
Il n'y a pas de conclusion à proprement parler pour ce type de présentation. L'Assomption espère au sein de l'Eglise catholique une vitalité et un dynamisme renouvelés à chaque génération. Il lui revient sans cesse de mettre en œuvre, dans la confiance à l'Esprit-Saint et dans une fidélité vivante au charisme de son Fondateur, une politique vocationnelle persévérante, comme aussi des initiatives apostoliques sans cesse revisitées, répondant au double impératif d'une nécessaire actualisation, attentive aux signes des temps, et d'une vigilante tension aux fins surnaturelles de sa mission.
Il est évident que l'histoire, maîtresse des événements, du moins dans une compréhension des réalités du Royaume qui intègre au niveau de la foi le mystère de la Providence, influe sur le caractère tout à la fois provisoire et permanent d'une carte géographique de Congrégation. L'Epître aux Hébreux rappelle opportunément que 'nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais que nous recherchons celle de l'avenir' (He 13/14). L'histoire de l'Eglise ne manque pas pour sa part d'exemples qui illustrent les mouvements de rétraction et de diffusion du christianisme, selon les aléas des temps et la disponibilité des artisans du Royaume. Le souffle de l'Esprit qui préside toujours à la dispersion de la Pentecôte, accompagne de façon mystérieuse le don d'universalité du message chrétien. A son niveau, la Congrégation qui anime et est animée par des hommes de foi, enregistre des flux et des reflux dont la perception peut être tout à la fois éclairée et masquée par l'écume des jours, ce mixte clair-obscur des situations, des événements et des évolutions.
A chaque Chapitre, une Congrégation est invitée à faire le point sur ces avancées et ces reculs qui sont autant de théâtres d'ombres sur le terrain de l'actualité. Elle porte en elle le poids et le prix d'une Parole fondatrice qui lui fait guetter des germes d'espérance et d'avenir, même au cœur des vicissitudes humaines, parce qu'elle ancre sa certitude au-delà des projets et des activités qui ne trouvent leur véritable fin que dans une perspective ultime : le service de Dieu et de l'homme, un chemin qui appelle le don total de vies consacrées, selon un esprit de hardiesse, de générosité et de désintéressement. A l'exemple du P. d'Alzon.
J.P. Périer-Muzet,
25 juin 2007.