Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 1
Tour du monde assomptionniste en 41 pays
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
Fondation de l'Assomption en Nouvelle-Zélande, 1952.Le 26 février 1952, le P. Gervais Quenard (1875-1961), Supérieur général, autorisa en son Conseil(1), un essai d'installation de religieux assomptionnistes néerlandais en Nouvelle-Zélande. Ce fut l'acte de création d'une mission qui se réalisa dans les faits, le 4 octobre 1952, jour de départ du P. Thomas Homan (1914-1989), premier supérieur de la mission. Il s'agissait alors de prendre en charge la pastorale des immigrants néerlandais dans ce pays (Wellington)(2). Les religieux trouvèrent, après le temps du provisoire, un logement dans la capitale, Wellington, à St Monique House, puis dans ses propres murs au Monastery of our Lady of the Assumption. Par la suite, l'Assomption fonda une paroisse à Auckland (Saint-Jean d'Otara)(3), puis un collège, déjà prévu en 1964, mais réalisé en 1966 : collège Viard à Porirua(4). On construisit également une résidence propre pour la communauté en 1968(5) et l'on accepta de prendre en charge des paroisses, notamment celle de Porirua City Elsdon(6). La communauté quitta Porirua en 1996. De nos jours, il ne reste que quatre religieux en Nouvelle-Zélande dont trois à Tawa, communauté régionale ouverte en 1997(7). Seul un néo-zélandais de souche a rejoint les rangs de l'Assomption, le P. Paul O'Connor. Cette réalité, jointe à la raréfaction des religieux néerlandais disponibles pour la mission, laisse présager une durée d'avenir limitée quant à la présence assomptionniste dans cette île du Pacifique Sud.
Les Petites Sœurs de l'Assomption sont en Nouvelle-Zélande depuis 1955.
Sources documentaires :
Bulletins De Schakel (Pays-Bas), De Schakel de Wellington, Le Chaînon.
La Nouvelle-Zélande, New Zealand (ex- Staten Land et Aotearoa en maori : 'Terre du long nuage'), forme un archipel composé principalement de deux îles séparées par le détroit de Cook, membre du Commonwealth britannique. Elle fut découverte en décembre 1642 par le navigateur hollandais Abel Janszoon Tasman (1603-1659). En 1769, le navigateur britannique James Cook (1728-1779) fit le tour de l'archipel et le revendiqua au nom de la Grande-Bretagne. Dès 1814, des missionnaires anglais entreprirent la conversion au christianisme de la population autochtone, les Maoris. Par le traité de Waitangi (février 1840), la plupart des chefs maoris, unis dans une Confédération, reconnurent la souveraineté britannique, mais l'occupation irrégulière de terres indigènes par les colons entraîna des guerres meurtrières (1843-1848, 1860-1869), ce qui décima la population locale. Erigée en colonie britannique en 1851, la Nouvelle-Zélande disposa d'une Constitution en 1852 et d'un gouvernement autonome en 1856. Elle obtint un statut de dominion au sein de l'Empire britannique en 1907, accédant ainsi à son indépendance de fait, plénière en 1931, et elle devint une démocratie avancée avec l'introduction du suffrage universel féminin dès 1893 (premier pays du monde pour cette mesure générale) et une législation sociale développée. De nos jours est promue la culture maorie et le gouvernement est revenu sur les spoliations antérieures. Le pays s'est prononcé pour une dénucléarisation totale de la région.
L'Eglise catholique s'est organisée progressivement dans ce pays, à partir de la colonisation européenne, plutôt de tradition protestante, et de la conversion chrétienne des Maoris. Mgr Jean-Baptiste Pompallier (1801-1871), un des premiers évangélisateurs, fut nommé vicaire apostolique d'Océanie occidentale en 1836 et évêque d'Auckland en 1860. Ses cendres ont été transférées à Auckland en janvier 2002. En 1848 furent érigés les deux premiers sièges épiscopaux : Auckland et Wellington, puis Dunedin en 1869. De nos jours, Wellington est métropole avec 5 diocèses suffragants : Auckland, Christchurch, Dunedin, Hamilton in New Zealand et Palmerston North.
Le pape Jean Paul II qui connaissait déjà précédemment, avant son élection au pontificat, la Nouvelle-Zélande, a rendu visite au pays en novembre 1986, lors de son 4 ème voyage en Extrême-Orient. Des relations diplomatiques existent entre la Nouvelle-Zélande et le Saint-Siège.
Fiche d'identité de la Nouvelle-Zélande 1810.Population : La population de l'archipel était estimée à 100.000 maoris avant l'arrivée des Européens. La population totale est de 4.105.000 habitants, au total, en 2005. Superficie : 268. 680 km2. Langues : L'anglais et le maori depuis 1974. Départements : Le pays est divisé en 12 régions. Régime politique : Démocratie parlementaire et monarchie constitutionnelle. Constitution : Il n'y a pas de constitution écrite. Monnaie : Le dollar néo-zélandais. Capitale : Wellington. Fête nationale : Le jour de la fête nationale du pays est le 6 février (par référence au traité de Waitangi de 1840). Le drapeau national a été adopté en 1902. L'hymne national : God Defend New Zealand. |
(1)Bulletin Officiel de l'Assomption, juin 1952, n° 9, p. 236. Le P. Wilfrid Dufault fut le premier Supérieur général à se rendre en Nouvelle-Zélande, notamment une première fois, à la fin de l'année 1956. Cela lui donna l'occasion de renouer des contacts avec les Sœurs Missionnaires de l'Assomption en Afrique du Sud.
(2)Bulletin Officiel de l'Assomption, décembre 1953, n° 2, vol. II, p. 44.
(3)Bulletin Officiel de l'Assomption, juin 1955, n° 5, vol. II, p. 100.
(4)Bulletin Officiel de l'Assomption, juin 1969, n° 7, vol. IV, p. 248. On trouve d'intéressantes nouvelles sur l'apostolat des religieux AA en Nouvelle-Zélande dans la Lettre à la Famille, 15 juin 1962, n° 335, pages 258-259.
(5) Ce 'Viard Monastery' qui comptait 16 chambres, bâtiment situé en face du collège devenu diocésain, fut transformé en studios pour étudiants. Il fut quitté par l'Assomption en 1996 d'après AA Info, mars 1996, p. 11.
(6)Bulletin Officiel de l'Assomption, juin 1969, n° 7, vol. IV, p. 248-249.
(7) D'après la Répartition 2007 : à Tawa, PP. Paul O'Connor, Jan Van Der Kaa et Chris Penders ; à Plimmerton, P. Jan Heijnen. L'annonce de la création de la communauté de Tawa est donnée dans AA Info, juin 1997, n° 158, p. 14. La Nouvelle-Zélande a formé, à l'intérieur de la Province des Pays-Bas, une région animée par un délégué régional à partir de 1956. Voici la liste chronologique de ces Supérieurs délégués régionaux : P. Matthias Homan (1914-1989), régional de 1956 à 1962, P. Vincentius De Kort (1918-1977), régional de 1962 à 1970, P. Theophaan Krielen (1919-1976), régional de 1970 à 1976, P. Luke Van Der Pal (1928-2005) régional de 1976 à 1982, P. Harry Ekelschot (1931-1991), régional de 1982 à 1986, P. Antoon Eidhof (1933-2001), régional de 1986 à 1992, P. Jan Van Der Kaa, régional de 1992 à 1998, année où la fonction n'apparaît plus en tant que telle dans les listes de la Répartition.