Cahiers du Bicentenaire d'Alzon 2010 N° 1
Tour du monde assomptionniste en 41 pays
Série des Cahiers du Bicentenaire de la naissance du P. Emmanuel d'Alzon (1810-2010)
La fondation de l'Assomption en France, 1845.« Nous avons donc commencé à six [PP. d'Alzon, François Surrel, Eugène Henri, Elphège Tissot, Charles Laurent et Frère Eugène Cusse]. Vous commençâtes à cinq [1839-1841, à propos des Religieuses de l'Assomption]. Il faut bien que notre nombre compense le temps que vous avez de plus que nous. Avant-hier soir [24 décembre], nous nous réunîmes comme nous en étions convenus. Mais cette première causerie fut bien froide. J'étais épuisé de fatigue, je n'avais presque pas dormi la veille et j'avais passé ma journée au confessionnal ; nos Frères avaient aussi sommeil… ». Lettre du 26 décembre 1845.
La France fut le berceau de l'Assomption A.A. qui s'est construite à partir de Noël 1845 à Nîmes. Il en fut de même pour les R.A. (1839), les O.A. (1865), les P.SA. (1865) et les Ora (1896). Le projet du P. d'Alzon (1810-1880) fut dès le départ ambitieux, mais freiné dans son développement par le manque d'hommes. L'Assomption prit naissance au cœur d'un collège et l'éducation au sens large resta sa marque apostolique prioritaire mais non exclusive. De Nîmes, l'Assomption gagna la capitale, Paris, dès 1851 : c'est à Paris, avec les œuvres de presse et de pèlerinage à partir de 1873 que la Congrégation gagna sa notoriété publique de nouvelle famille religieuse ultramontaine. Elle s'ouvrit très tôt aux missions étrangères, dès 1860, en direction de l'Australie, puis de l'Orient en 1862. A partir de 1871, l'ouverture de l'alumnat de Notre-Dame des Châteaux (Beaufort-sur-Doron en Savoie) présida à la rapide multiplication de petits séminaires en direction du Nord et du Midi, tandis que la prise en charge de l'orphelinat Halluin à Arras en 1868 donnait à la Congrégation son premier visage social d'envergure. Malgré ses désirs d'implantation en Angleterre, le P. d'Alzon ne put connaître de son vivant la première diffraction internationale de ses Congrégations à laquelle les contraignirent une première expulsion en 1880 (Espagne), mais surtout la seconde, radicale, de 1900-1901.
La situation juridique de la réalité française à l'Assomption, en raison de sa complexité et de son extension historique, demande une périodisation tranchée : sous le généralat du P. d'Alzon(1) (1845-1880), sous le généralat du P. Picard(2) (1880-1903), sous le généralat du P. Emmanuel Bailly(3) (1903-1917), sous l'intérim du P. Maubon(4) (1918-1923).
En 1923, à l'aube du généralat du P. Gervais Quenard (1 er mandat 'sous surveillance romaine' : 1923-1929 ; 2 ème mandat allongé : 1929-1941, prorogé jusqu'en 1946 en raison de la guerre mondiale ; 3 ème mandat écourté : 1946-1952, interrompu par la démission du P. Gervais en décembre 1951), la France est divisée en trois Provinces : Centre(5) (Paris),Est(6) (Lyon) et Ouest(7) (Bordeaux). La Curie garde la haute main sur les œuvres généralices, dites O.G.F.P. (Paris, Rome, Jérusalem), regroupées dans une Quasi-Province dont les statuts sont définis lors du Chapitre général de 1958. En 1964, le sanctuaire et la communauté de Saint-Pierre en Gallicante à Jérusalem sont confiés à la Province des Pays-Bas. En avril 1967, la Curie généralice transfère tous les biens-fonds des O.G.F. (Œuvres Générales Françaises) aux trois Provinces de France in solidum avec, à la tête d'un Conseil Inter-provincial de France (C.I.F.) un Provincial de France(8). La Quasi-Province devient la Province de France(9), érigée le 3 juillet 1969. Les trois provinces territoriales (Bordeaux, Lyon, Paris) entrent à partir de septembre 1978 dans un processus d'unification progressive(10) qui prend officiellement fin en 1999, avec la suppression des trois Vice-Provinces érigées en 1978 (Centre, Est et Ouest). Une Vice-Province des O.C.F.(11) perdure de 1978 à 1984. A sa tête de la Province de France unifiée, est nommé un Provincial de France(12)qui assume également, avec le concours de ses deux conseils, le Conseil Provincial et le Conseil de Province, les fonctions dévolues jusque-là au C.I.F(13). L'histoire de la Province de France(14) reste encore à écrire.
Sources documentaires :
Sources documentaires : Jean-Paul Périer-Muzet, Petit Manuel. Histoire de l'Assomption, Rome, 2003, 185 pages. Agenda Ephémérides de l'Assomption, Rome, 2002, 366 pages. Notices Biographiques des Religieux de l'Assomption 1850-2000. Contribution à l'histoire de l'Assomption, 5 tomes, Rome, 2000-2001, 33569 pages et annexes. Bulletins des ex-provinces françaises : A Travers la Province (Bordeaux), Rhin-Guinée puis Lyon-Assomption, Paris-Assomption et Nouvelles de la Province de France. Depuis 1978, A Travers la Province (province unique). Revue L'Assomption et ses Oeuvres depuis 1897. Mémoire Assomptionniste, Ecrits au fil des ans 1850-2000, Paris-Le Bourget, 2000, 181 pages. Actes du Colloque Inter-Assomption 2004, Les Origines de la Famille de l'Assomption, Paris, 2005, 472 pages dans collection Recherches Assomption n° 3. Lucien Guissard, Les assomptionnistes d'hier à aujourd'hui, Paris, Bayard Editions, 1999, 172 pages. Plaquette Province de France « Assomptionnistes nous sommes des religieux vivant en communauté apostolique », Paris, Bayard, 1993, 32 pages. Plaquette : Vienne Ton Règne. Découvrir la spiritualité des Augustins de l'Assomption, Bayard, 2006, 34 pages.
Sous le soleil du despotisme :
Le pays vit alors aux beaux jours de l'Empire parvenu au faîte de sa puissance et de son extension, à son apogée de prospérité, de progrès et d'influence. Sur le plan intérieur, toute opposition est muselée, toute opinion contrôlée. Les libertés publiques, proclamées par la Révolution, sont bien oubliées. Les assemblées, habituellement silencieuses, font preuve d'une servilité courtisane, enregistrant les décisions des sénatus-consultes sur les seuls désirs du Souverain qui, à l'occasion, sait aussi étouffer dans l'œuf toute forme d'opposition ou de résistance.
L'Europe vit presque toute entière sous la coupe de l'Empire napoléonien et du système des alliances qui classent le continent en pays alliés, en pays neutres et en pays ennemis, au gré des coalitions (2 ème : 1801-1802 ; 3 ème : 1803-1805 ; 4 ème : 1806-1807 ; 5 ème : 1809). L'équilibre politico-diplomatique est ponctué de traités conclus au terme des négociations qui mettent fin aux expéditions militaires : San Ildefonso (1800), Lunéville, Paris et Aranjuez (1801), Amiens (1802), Paris (1806), Presbourg (1805), Tilsitt (1807), Vienne (1809). L'Angleterre est l'âme de cette lutte contre la domination française sur l'Europe et conquiert en 1815, au Congrès de Vienne, un leadership quasi incontesté jusqu'en 1914, fondé sur une prépondérance tant maritime que commerciale. Sur le continent, elle cherche à favoriser l'équilibre d'empires et d'états aux intérêts antagonistes (Empire russe, Empire autrichien, Prusse et Confédération germanique). En 1818, la France assagie rentre à nouveau dans le concert des nations européennes. Deux facteurs vont modifier progressivement cette carte dressée à Vienne, placée sous la surveillance de Metternich (1773-1859) : le ferment libéral et le courant national.
La fête impériale :
L'année 1810 est toute à la joie du mariage impérial. Napoléon qui veut épouser un ventre parce que Joséphine (1763-1814) ne peut lui donner d'héritier, sait depuis son aventure avec Marie Walewska (1789-1817) qu'il n'est pas stérile. Il réussit à persuader Joséphine de la nécessité dynastique du divorce, le fait même admettre par l'Eglise qui ferme les yeux sur sa législation canonique pour invoquer la duperie d'une non-consommation et parvient à ses fins en obtenant la main de l'archiduchesse Marie-Louise (1791-1847), ce qui fait entrer l'ancien militaire issu de la Révolution dans la famille des têtes couronnées ! La Cour impériale a été établie en 1804 selon les usages de la France monarchique d'avant la Révolution, mêlant l'ancienne noblesse à une noblesse d'Empire qui amalgame militaires, dignitaires et parvenus courtisans qui tentent de ressusciter le vernis policé et l'étiquette d'antan selon les rites singés de Versailles. En sont exclus les beaux esprits, hommes ou femmes de style indépendant. Les centres de cette Cour sont aux Tuileries, au Louvre et à Saint-Cloud. Le Corps législatif, créé par la Constitution de l'an VIII, comprend 300 membres ; le Tribunat de 100 membres élus pour 5 ans est supprimé en 1807 ; le Sénat, composé au départ de 60 membres, est passé à 80 en 1804. Les assemblées sont souvent des chambres d'enregistrement avec, parfois, quelques velléités d'indépendance vite mâtées.
L'invincibilité vaincue :
Mais ce succès n'éclipse pas toutes les ombres du tableau. En apparence, l'Empire respire dans la paix. C'est compter sans le bourbier espagnol dans lequel il s'est bien imprudemment jeté après la mascarade de Bayonne. La rébellion et la résistance populaires, encouragées par le clergé, ne faiblissent pas malgré le succès des armes encore enregistré en 1810, mais le prestige d'invincibilité va être vite écornée : le général Pierre Dupont de l'Etang (1765-1838) a dû capituler à Bailen en 1808 et Andoche Junot (1771-1813) abandonner le Portugal aux Anglais de Richard Wellesley (1760-1842). Toute la Péninsule est transformée en un champ de bataille, sous une forme de guérilla qui ne convient pas à la stratégie des armées napoléoniennes. En 1811, la situation se renverse : la guerre d'Espagne va être perdue.
Le goupillon fatigué du sabre :
La deuxième ombre au tombeau, minimisée au départ, ne cesse de miner l'opinion : le conflit de l'Empereur avec le Pape n'a pas été résolu par l'occupation de ses Etats et le transfert du Pontife, prisonnier à Savone. Malgré la perte de son pouvoir temporel, la papauté tient tête à l'Ogre qui veut faire trembler toute l'Europe. Paris qui se donne des airs de capitale religieuse, n'a même pas d'archevêque reconnu. La décision d'y tenir un Concile national en 1811, peuplé de créatures ecclésiastiques faites par le pouvoir impérial ou sur son aval, afin de contourner l'autorité suprême, va se heurter à la loi d'airain du catholicisme : l'unité autour de Pierre. La pacification religieuse obtenue par le Concordat de 1801 (promulgué le 18 avril 1802, fête de Pâques), accompagné encore de signes de compromis bien facilitants pour le pouvoir comme la rédaction d'un Catéchisme impérial publié le 4 avril 1806, est mise à mal par cet impérialisme politique qui entend tout subordonner à sa loi. Napoléon n'a de la religion en général qu'un concept d'utilité sociale. L'heure des compromis arrachés, des humiliations infligées et des concessions plus ou moins extorquées est partout décriée. Pie VII fait la grève des institutions canoniques d'évêques, nommés à la botte de Napoléon. On sait sous le manteau que l'Empereur a été excommunié en juin 1809, sans être désigné nommément. L'opinion catholique, consciente du dilemme qui se joue entre céder ou casser, est lasse de ces palinodies à rebondissements. Renforcer l'Eglise concordataire en 1801 en étranglant l'Eglise constitutionnelle, est contradictoire avec la tentation de ressusciter un semblant d'Eglise nationale en 1811 pour réduire son unité. Le sort de l'Eglise ne peut être lié longtemps à la survie d'un régime protecteur suspendu lui-même au sort des armes.
Le marasme des affaires :
La troisième ombre surgit des difficultés d'application du blocus continental. Il est avéré que l'Angleterre souffre de l'isolement de son économie et des perturbations que le système crée aux débouchés de ses exportations. Mais rien n'arrête non plus le marché de contrebande, même pas l'annexion de la Hollande et des côtes allemandes. Tous les pays alliés ou neutres supportent mal ce frein au libre-échange. Les taxations sur les produits coloniaux, le développement artificiel d'économies nationales protégées, le renchérissement des matières premières, la désorganisation des circuits d'approvisionnement, l'imbroglio des réglementations sont partout autant de freins et d'obstacles qui retournent la conjoncture économique : inflation, déficit budgétaire, effondrements bancaires, faillites, chômage, autant de signes alarmants que ne peuvent apaiser des mesures de rétorsion ou des remèdes de surface.
Le jeu du 'quitte ou double' ou le 'coup de poker' perpétuel que constitue le pouvoir napoléonien, suspendu au sort des armes, a-t-il de l'avenir ? L'avantage ne va-t-il pas changer de camp ? L'incertitude progresse, mais le soleil d'Austerlitz semble bien sur son couchant dès avant la désastreuse campagne de Russie (1812) et le rideau final de Waterloo (1815).
Carte ecclésiastique de la France, 1810Le concordat de 1801 a prévu une nouvelle circonscription des diocèses français revue à la baisse (60 dont 10 sièges métropolitains), calquée en fait sur celle de la Constitution civile du clergé établie en 1790 (83 départements, 83 diocèses dont 10 sièges métropolitains) avec pour principe de base le découpage départemental. Par comparaison, la France d'Ancien régime comprenait 140 diocèses. L'extension de l'Empire français entraîne une modification correspondante de la carte ecclésiastique. Nous nous limitons ici aux 83 départements de l'hexagone et aux 53 diocèses (archidiocèses en italiques). Voici la liste de ces 53 évêchés de 1810 avec leur desservant résidentiel pour l'année 1810 : 1. AGEN : Mgr Jean JACOUPY (1761-1848), nommé en 1802, démissionnaire en 1840. 2. AIX-EN-PROVENCE : Mgr Jérôme-Marie CHAMPION DE CICE (1735-1810), évêque de Rodez en 1770, archevêque de Bordeaux de 1781 à 1801, nommé archevêque d'Aix en 1802.3. AJACCIO : Mgr Louis SEBASTIANI (1745-1831), nommé évêque d'Ajaccio en 1802. 4. AMIENS : Mgr Jean-François de MANDOLX (1744-1817), nommé évêque de La Rochelle en 1802, transféré à Amiens en 1804. 5. ANGERS : Mgr Charles MONTAULT DES ILES (1755-1839), évêque de la Vienne en 1791, démissionne en 1795, nommé évêque d'Angers en 1802. 6. ANGOULÊME : Mgr Dominique LACOMBE (1749-1823), évêque de la Gironde en 1797, nommé à Angoulême en 1802. 7. ARRAS : Mgr Hugues-Robert-Jean-Charles de LA TOUR D'AUVERGNE-LAURAGUAIS (1768-1851), nommé évêque d'Arras en 1802. 8. AUTUN : Mgr Fabien-Sébastien IMBERTIES (1737-1819), nommé évêque d'Autun en 1806. 9. AVIGNON : Mgr Jean-François PERIER (1740-1824), évêque du Puy-de-Dôme en 1791, nommé au siège d'Avignon en 1802. 10. BAYEUX : Mgr Charles BRAULT (1752-1833), nommé à Bayeux en 1802, transféré au siège d'Albi en 1817. 11. BAYONNE : Mgr Joseph-Jacques LOISON (1744-1820), nommé à Bayonne en 1802. 12. BESANCON : Mgr Claude LE COZ (1740-1815), évêque d'Ile-et-Vilaine en 1791, archevêque de Besançon en 1802. 13. BORDEAUX : Mgr Charles-François d'AVIAU DU BOIS DE SANZAY (1736-1826), archevêque de Vienne, nommé archevêque de Bordeaux en 1802. 14. BOURGES : Marie-Charles-Isidore de MERCY (1736-1811), évêque de Luçon en 1775, nommé archevêque de Bourges ,en 1802. 15. CAHORS : Mgr Guillaume-Balthasar COUSIN DE GRAINVILLE (1745-1828), nommé à Cahors en 1802. 16. CAMBRAI : Mgr Louis BELMAS (1757-1841), évêque de l'Aude, nommé évêque de Cambrai en 1802.17. CARCASSONNE : Mgr Arnaud-Ferdinand de LA PORTE (1756-1824), évêque de Carcassonne nommé en 1802. 18. CHAMBERY : Mgr Yves-Irénée DESSOLE (1744-1824), évêque de Digne en 1802, transféré à Chambéry en 1805.19. CLERMONT-FERRAND : Mgr Charles-Antoine-Henri DU VALK DE DAMPIERRE (1746-1833), nommé évêque de Clermont-Ferrand en 1802. 20. COUTANCES : Mgr Pierre DUPONT DE POURSAT (1761-1835), nommé évêque de Coutances en 1807. 21. DIGNE : Mgr François-Melchior-Charles-Bienvenu de MIOLLIS (1753-1843), nommé à Digne en 1805. 22. DIJON : Mgr Henri REYMOND (1737-1820), évêque de l'Isère en 1792, nommé à Dijon en 1802. 23. EVREUX : Mgr Jean-Baptiste BOURLIER (1731-1821), nommé évêque d'Evreux en 1802. 24. GRENOBLE : Mgr Claude SIMON (1744-1825), nommé évêque de Grenoble en 1802. 25. LA ROCHELLE : Mgr Gabriel-Laurent PAILLOU (1735-1826), nommé évêque de La Rochelle en 1804. 26. LE MANS : Mgr Michel-Joseph de PIDOLL DE QUITENBACH (1734-1819), évêque auxiliaire de Trèves en 1794, nommé au Mans en 1802. 27. LIMOGES : Mgr Marie-Jean-Philippe DUBOURG (1751-1822), nommé évêque à Limoges en 1802. 28. LYON : Cardinal Joseph FESCH (1763-1839), nommé archevêque à Lyon en 1802.29. MEAUX : Mgr Pierre-Paul de FAUDOAS (1750-1824), nommé évêque à Meaux en 1805. 30. MENDE : Mgr Etienne-Parfait-Martin MAUREL DE MONS (1752-1830), nommé évêque de Mende en 1805, transféré archevêque d'Avignon en 1821. 3 1. METZ : Mgr Gaspard-Jean-André JAUFFRET (1759-1823), nommé évêque à Metz en 1806. 32. MONTPELLIER : Mgr Marie-Nicolas FOURNIER DE LA CONTAMINE (1750-1834), nommé évêque à Montpellier en 1806. 33. NANCY : Mgr Auntoine-Eustache d'OSMOND (1754-1823), évêque de Comminges en 1785, évêque à Nancy en 1802. 34. NANTES : Mgr Jean-Baptiste DUVOISIN (1744-1813), nommé évêque à Nantes en 1802. 35. NICE : Mgr Jean-Baptiste COLONNA D'ISTRIA (1758-1835), nommé évêque à Nice en 1802. 36. ORLEANS : Mgr Claude-Louis ROUSSEAU (1735-1810), nommé à Coutances en 1802, transféré à Orléans en 1807. 37. PARIS : Cardinal Jean-Siffrein MAURY (1746-1817), archevêque titulaire de Nicée en 1792, évêque de Montefiascone en 1794, nommé archevêque à Paris en octobre 1810, mais non pourvu canoniquement par Pie VII.38. POITIERS : en 1810, le siège n'est pas pourvu, le pape Pie VII refusant l'investiture canonique aux candidats présentés par le pouvoir temporel. 39. QUIMPER : Mgr Pierre-Vincent DOMBIDAU DE CROUSEILHES (1751-1823), nommé évêque à Quimper en 1805. 40. RENNES : Mgr Etienne-Célestin ENOCH (1742-1825), nommé évêque de Rennes à 1805. 41. ROUEN : Mgr Etienne-Hubert CAMBACERES (1756-1818), nommé archevêque de Rouen en 1802. 42. SAINT-BRIEUC : Mgr Jean-Baptiste-Marie CAFARELLI (1763-1815), nommé évêque à Saint-Brieuc en 1802. 43. SAINT-FLOUR : Le siège n'est pas pourvu en 1808. 44. SEES : Mgr Hilarion-François de CHEVIGNE DE BOISCHOLLET (1746-1812), nommé à Sées en 1802. 45. SOISSONS : Mgr Jean-Claude LEBLANC DE BEAULIEU (1753-1825), évêque de Seine-Inférieure en 1799, nommé évêque à Soissons en 1802. 46. STRASBOURG : Mgr Jean-Pierre SAURINE (1733-1813), évêque des Landes en 1791, nommé à Strasbourg en 1802. 47. TOULOUSE : Mgr Claude-François-Marie PRIMAT (1747-1816), évêque du Nord en 1791, de Rhône-et-Loire en 1798, archevêque de Toulouse en 1802. 48. TOURS : Mgr Louis-Mathias de BARRAL (1746-1816), coadjuteur de Troyes en 1788, évêque de Troyes en 1790, évêque de Meaux en 1802, archevêque de Tours en 1805. 49. TROYES : Mgr Etienne-Antoine de BOULOGNE (1747-1825), évêque de Troyes nommé en 1808. 50. VALENCE : Mgr François BECHEREL (1732-1815), évêque de la Manche en 1791, nommé évêque à Valence en 1802. 51.VANNES : Mgr Pierre-Ferdinand de BAUSSET-ROQUEFORT (1757-1829), nommé à Vannes en 1807, archevêque d'Aix en 1817. 52. VERSAILLES : Mgr Louis CHARRIER DE LA ROCHE (1738-1827), évêque de Seine-Inférieure en 1791, démissionnaire en 1797, nommé à Versailles en 1802. Les 8 autres sont Gand, Tournai, Namur, Malines, Liège, Aix-le-Chapelle, Mayence et Trèves. Lors des accords passés entre 1817 et 1822 , sous la Restauration, la carte ecclésiastique de France fut encore revue, mais cette fois à la hausse. Fut rétabli et pourvu un total de 80 sièges épiscopaux (66 évêchés, 14 métropoles). A la liste précédente s'ajoutent : AIRE-SUR-ADOUR, ALBI, ANNECY, AUCH, BEAUVAIS, BELLEY, BLOIS, CHÂLONS-SUR-MARNE, CHARTRES, FREJUS, GAP, LANGRES, LE PUY-EN-VELAY, LUCON, MARSEILLE, MONTAUBAN, MOULINS, NEVERS, NÎMES, PAMIERS, PERIGUEUX, PERPIGNAN, REIMS, RODEZ, SAINT-CLAUDE, SAINT-DIE, SENS, TARBES, TULLE, VERDUN et VIVIERS. Source : La France est comme l'Espagne l'un des plus anciens pays à avoir ouvert une ambassade auprès du Saint-Siège, dès le XVème siècle. Les relations diplomatiques entre les deux Etats furent rompues unilatéralement en 1905, lors de la loi de séparation instaurant un régime strict de laïcité, mais furent reprises à partir de 1921. Angelo Giuseppe Roncalli, futur pape Jean XXIII, fut nonce à Paris, de 1944 à 1953. Avant la première venue historique de Jean Paul II en France (mai 1980), les deux derniers papes à avoir foulé le sol français, dans des conditions humiliantes, sont Pie VI, mort à Valence en 1799, et Pie VII, spectateur au sacre de Napoléon Ier en 1804 et prisonnier à Fontainebleau en 1812-1813. Paul VI (1897-1978) a choisi un français comme secrétaire d'Etat, le cardinal Jean Villot (1905-1979). Jean Paul II a rendu sept visites à la France métropolitaine : en mai 1980 (Paris), en août 1983 (Lourdes), en octobre 1986 (région lyonnaise), en octobre 1988 (Alsace-Lorraine), en septembre 1996 (Ouest et Reims), en août 1997 (Paris, XIIèmes J.M.J.), août 2004 (Lourdes). Il a également foulé sol de l'île de la Réunion, les 1 er et- 2 mai 1989 (béatification du Frère Scubilion). |
(1) Communautés de ou en France, de 1845 à 1876 : Collège de l'Assomption de Nîmes (acheté par le P. d'Alzon en 1843, réorganisé en 1844 ; maison-mère et maison généralice jusqu'en 1880) ; Collège de Paris Saint-Charles, rue du Faubourg Saint-Honoré (1851-1853) ; Colonie agricole et noviciat de Frères à Mireman (1851-1857) ; Collège de Clichy (1853-1860, transfert de celui de Paris) ; Communauté A.A. d'Auteuil (1857-1862) ; Communauté de Paris Saint-Vincent de Paul, rue François Ier (à partir de 1862 ; noviciat et maison d'étudiants à partir de 1876, communauté généralice de 1880 à 1902 et maison d'oeuvres) ; Communauté du Vigan (noviciat 1864-1874, puis alumnat Saint-Clément 1874-1881) ; Communauté d'Alès (paroissiale de 1866 à 1876, puis alumnat Saint-Augustin jusqu'en 1885) ; Orphelinat Halluin d'Arras (pris en charge par la Congrégation à partir de 1868) ; Communauté de Notre-Dame des Châteaux (alumnat à partir de 1871 jusqu'en 1903) ; communauté de l'alumnat d'Arras de Jésus-Naissant puis de l'Immaculée-Conception, fondé en 1874, transféré à Clairmarais, alumnat Saint-Bernard, en 1875, repris en 1879) ; alumnat Saint-Joseph de Nice (fondé en 1874, fermé en 1887) ; noviciat de Sèvres ouvert en 1877, fermé en 1880 ; alumnat Notre-Dame de Consolation de Mauville (fondé en 1879, fermé en 1891). De 1876 à 1880, le P. d'Alzon instaura le régime des premières Provinces : Paris, Nîmes, Andrinople (ville et Caragatch).
(2) Sous le généralat du P. Picard, le régime des Provinces est suspendu, la maison généralice passe à Paris, rue François Ier. Voici la liste des communautés AA ouvertes en France sous le généralat du P. Picard : alumnat Saint-Augustin de Nîmes, fondé en 1885 et fermé en 1890 ; alumnat Saint-Joseph de Roussas, fondé en 1885, fermé en 1889 ; alumnat et orphelinat Notre-Dame de Villecomtesse, ouvert en 1887, fermé en 1895 ; noviciat de Livry, fondé en 1886, fermé en 1902 ; alumnat de Notre-Dame du Rosaire à Miribel-les-Echelles, fondé en 1887 ; maison d'études du Breuil, fondée en 1888, transformée en alumnat Notre-Dame en 1888, fermée en 1905 ; alumnat Saint-Joseph de Brian, ouvert en 1889, fermé en 1903 ; communauté de Bordeaux, fondée en 1892 à l'Alhambra ; communauté d'études de Toulouse, fondée en 1893 ; communauté de Menton, fondée en 1894 sous le patronage de Saint-Joseph ; alumnat Saint-Antoine de Padoue de Montfort, fondé en 1895, fermé en 1901 ; alumnat Notre-Dame de Grâces de Sainghin-en-Weppes, ouvert en 1895, fermé en 1902 ; collège d'Hyères, ouvert en 1895, fermé en 1897 ; alumnat Notre-Dame de Consolation de Laubat , ouvert en 1898, fermé en 1900 ; alumnat Saint-Louis de Saujon, fondé en 1899, fermé en 1902.
En outre, sous le P. Picard, il y eut 40 fondations hors de France (Osma en 1880, Sofia école ouverte en 1881 et fermée en 1885, Koum-Kapou en 1883, Madrid collège ouvert en 1882 et fermé en 1883, Collège Saint-Augustin de Philippopoli ouvert en 1885, noviciat de Phanaraki ouvert en 1886, Brousse (mission fondée en 1886), Jérusalem Notre-Dame de France en 1887, Yambol en 1889, Mendoza en 1890, Taintignies (alumnat du Sacré-Cœur ouvert en 1890), Ismidt en 1891, Eski-Chéir en 1891, New York en 1891, Santiago en 1892, Konia en 1892, Los Andes en 1893, Rengo en 1893, Gallipoli en 1894, Mission de Louisiane (1895-1900), Kadi-Keuï en 1895, Sultan Chaïr mission ouverte en 1895 et fermée en 1902, Œuvres de Mer mission ouverte en 1895, Varna poste de mission ouvert en 1897 et collège Saint-Michel, Zongouldak mission ouverte en 1897, Bure alumnat Marie-Médiatrice ouvert en 1900, Gemert noviciat entre 1900 et 1901, Louvain scolasticat ouvert en 1900, Mostratli mission fondée en 1901 et évacuée en 1914, Londres Bethnal Green prieuré ouvert en 1901, Saint-Trond alumnat Saint-Louis de Gonzague ouvert en 1901 et fermé en 1905, New Haven poste de mission ouvert en 1902, Courtrai alumnat de 1902 à 1904, New Chéïr poste de mission entre 1903 et 1914, San Remo maison de repos ouverte en 1903 fermée en 1923, Mongreno alumnat Madonna del Buon Consiglio ouvert en 1903 fermé en 1906, Sliven mission ouverte en 1903, Sart-les-Moines (alumnat Saint-Michel ouvert en 1903), Charlton mission ouverte en 1903, Rickmansworth mission ouverte en 1903).
(3) Sous le généralat du P. Emmanuel Bailly (1903-1917), la maison généralice passe à Rome, piazza de l'Ara Coeli. En raison des lois françaises, l'Assomption dissoute en France s'implante plus fortement à l'étranger. Cependant, dans la clandestinité, plusieurs fondations sont quand même tentées en France : Marseille procure (1910), Montpellier (1910), Lyon (1911), alumnat à Saint-Guilhem le Désert (1915-1923), alumnat Saint-Maur de Glanfeuil (1915), Notre-Dame de Lumières, noviciat (1916-1922), alumnat Notre-Dame de Saint-Sigismond (1917), Bourville maison d'études (1917). La curie généralice garde un pied à terre à Paris rue Camou.
La mission à l'étranger ne faiblit pas : Worcester aux U.SA. (1904) ; postes en Russie : Saint-Pétersbourg de 1903 à 1914 , Odessa fondé en 1905, Vilna en 1905, Kiev en 1907, Makievska en 1907) ; alumnat de Calahorra en Espagne entre 1904 et 1907 ; Lota au Chili (1904) ; alumnat Notre-Dame de Grâces du Bizet (1904) ; Brockley en Angleterre (1905) ; alumnat Saint-Louis à Zepperen (1905) ; alumnat de Vinovo en Italie (1906-1923) ; noviciat des Frères à Gempe (1906-1919) ; mission de Haïdar-Pacha ouverte en 1906 ; alumnat Notre-Dame de Lourdes d'Elorrio en Espagne ouvert en 1907 ; Locarno (1910-1923) et Ascona (1910-1917) en Suisse ; Concepcion (1910), Valparaiso (1912), Talcahuano (1914) au Chili ; noviciat à Limpertsberg au Luxembourg (ouvert en 1912) ; New York 156 ème rue (1912) ; Santos Lugares (1912), Buenos Aires (1915) et Belgrano (1915) en Argentine ; alumnat Sainte-Thérèse à Boxtel aux Pays-Bas (1914) ; Bergerville, noviciat et sanctuaire de Montmartre au Canada (1917)
(4) Au temps du vicariat du P. Joseph Maubon (1907-1923) , le mouvement de retour en France s'amplifie : alumnat de Scy-Chazelles (1919), collège de Nîmes, route d'Arles (1919), alumnat de Scherwiller (1920), Les Essarts (1920), Poussan (1920).
Il faut cependant attendre le généralat du P. Gervais Quenard (1923-1952) et l'organisation des trois provinces territoriales françaises, à partir de 1923, (Bordeaux, Lyon et Paris) pour que se reconstitue en France un réseau densifié des communautés assomptionnistes dont la liste chronologique serait aussi à établir dans le cadre de ces provinces respectives. Leur mode de développement fut identique : maisons de formation et d'enseignement (collèges, alumnats, noviciat, scolasticat), paroisses et aumôneries, œuvre sociale (orphelinat), territoire de mission. Les œuvres généralices ou générales de la Congrégation en France restèrent à l'époque du P. Quenard sous la juridiction de la curie qui disposa sur le sol français d'une maison de campagne pour l'été à Chaville.
(5) Liste des Provinciaux de Paris : P. Aymard Faugère (1923-1929), P. Clodoald Sérieix (1929-1935), P. Bernardin Bal-Fontaine (1935-1946), P. Rémy Kokel (1946-1948), P. Merry Susset (1948-1952), P. Louis-Henri Bélard (1952-1957), P. Paul Charpentier (1957-1964), P. Emmanuel Brajon (1964-1967), P. François Péjac (1967-1975) P. François Mudry (1975-1978). Vice-Provinciaux de Paris, puis du Nord : P. Maurice Laurent (1978-1981), P. Jean-Pierre Dehouck (1981-1987), P. Patrick Zago (1987-1993) ; P. François Morvan (1993-1999), vice-Provincial de France-Nord. D'après la Répartition 1967-1968, la Province de Paris comptait sur le territoire de l'hexagone 19 communautés.
(6) Liste des Provinciaux de Lyon : P. Elie Bicquemard (1923-1929), P. Zéphyrin Sollier (1929-1938), P. Maximilien Malvy (1938-1946), P. Germain Filliol (1946-1952), P. Bruno Linder (1952-1957), P. Celse Ract (1957-1963), P. Noël Bugnard (1963-1969), P. Morand Kleiber (1969-1978). Vice-Provinciaux de l'Est : P. Morand Kleiber (1978-1981), P. Dominique Bouverot (1981-1987), P. Michel Zabé1987-1999). D'après la Répartition 1967-1968, la Province de Lyon comptait sur le territoire de l'hexagone 18 communautés.
(7) Liste des Provinciaux de Bordeaux : P. Félicien Vandenkoornhyuse (1923-1929), P. Séraphin Protin (1929-1933), P. Michel Pruvost (1933-1938), P. Zéphyrin Sollier (1938-1946), P. Régis Escoubas (1946-1949), P. Marie-Noël Izans (1949-1950), P. Régis Escoubas (1950-1952), P. Denis Geffroy (1952-1958), P. Tanguy Jointer (1958-1964), P. Henri Guillemin (1964-1973), P. Emmanuel Rospide (1973-1978). Vice-Provinciaux de l'Ouest : P. Vincent Hémon (1978-1986), P. Raphaël Le Gleuher (1986-1991), P. Joseph Henry (1991-1999). D'après la Répartition 1967-1968, la Province de Bordeaux comptait sur le territoire de l'hexagone 22 communautés.
(8)Bulletin Officiel de l'Assomption, janvier 1968, n° 6, vol. IV, p. 7-9 ; juin 1969, n° 7, vol. IV, p. 245-246. Le P. Emmanuel Brajon a été nommé Provincial de France O.C.F. à trois reprises : en avril 1967, en octobre 1972, en novembre 1975. Il est le seul de cette catégorie sui generis. Avant lui, de 1957 à 1967 ont repli la fonction de Supérieur de la Quasi-Province, délégué du P. Général aux O.C.F. : le P. Bruno Linder (1957-1961), le P. Justin Munsch (1961-1967). Dossier sur la Quasi-Province des O.C.F. : bulletin Paris-Assomption, juin 1968, n° 112, p. 6-21. D'après la Répartition 1967-1968, les O.C.F. comptaient 3 communautés : Neuilly, Paris François Ier (Saint-Vincent de Paul et Notre-Dame de Salut).
(9) Statuts présentés dans Bulletin Officiel de l'Assomption, novembre 1970, n° 1, vol. V, p. 48-58. Assomption 67, mai 1967, n° 9, p. 10-15.
(10)Documents Assomption 1978, n° 3, pages 140-143.
(11) Liste des Vice-Provinciaux des O.C.F. : P. Henri Guillemin (1978-1981), dit de 1981 à 1984 Vice-Provincial sans territoire. Le Chapitre général de 1981 a accepté que l'Assistant provincial chargé de B.P. ait la qualité de vice-provincial. Cet article fut abrogé en mai 1984.
(12) Les Provinciaux de France, au sens des réalités territoriales réorganisées et regroupées à partir de 1978, ont été les suivants dans l'ordre chronologique : le P. Emmanuel Rospide (1978-1984), le P. Claude Maréchal (1984-1987), le P. Jean-Pierre Dehouck (1987-1993), le P. Patrick Zago (1993-1999), le P. André Antoni (1999-2005) et le P. Benoît Grière, nommé le 9 juin 2005, entré en fonction le 1er juillet suivant.
(13)Documents Assomption 1981, n° 6, p. 431-432.
(14) Voici la liste alphabétique, par nom des communes, des 24 communautés assomptionnistes en France en 2007 : Agen, Cachan, Colombes, Conflans-Sainte-Honorine, Ecully-Valpré, Evry, Juvisy, Layrac, Lille, Lorgues, Lyon, Montpellier, Nîmes, Paris Denfert-Rochereau, Paris François Ier, Paris Morère, Pont-l'Abbé d'Arnoult, Saint-Lambert des Bois, Saint-Sigismond, Strasbourg Francs-Bourgeois, Strasbourg Orangerie, Toulouse Courbet, Toulouse Saint-Exupère, Vincennes. En outre 13 communautés, situées dans 11 pays, se trouvent sous la juridiction de la Province de France : Londres Bethnal Green et Hitchin (Angleterre), Plovdiv (Bulgarie), Gwangju (Corée du Sud), Athènes (Grèce), Jérusalem Saint-Pierre en Gallicante (Israël), Florence (Italie), Blaj et Margineni (Roumanie), Moscou Saint-Louis des Français (Russie), Sokodé (Togo), Kadi Köy (Turquie), Ho Chi Minh ville (Vietnam). Par comparaison, on comptait d'après la Répartition 1978 sur le seul territoire français 69 communautés dont 24 pour Bordeaux, 19 pour Lyon, 23 pour Paris et 3 pour les O.C.F.