Chronologie et topographie des séjours du P. d'Alzon en Italie et à Rome

Cinquième séjour à Rome, du 22 avril au 3 mai 1863

Au retour de son voyage à Constantinople, du 21 février au 16 avril 1863, le P. d'Alzon arriva à Rome le 22 avril. Il fut admirablement reçu par le cardinal Barnabo.

Du 22 au 25 avril, le P. d'Alzon mit au point son 'Mémoire sur l'état de l'Orient', pour le présenter au Pape et à la Congrégation de la Propagande. Avec l'aide du P. Vincent de Paul Bailly, il opéra une refonte rapide de la Règle de l'Assomption, - les Constitutions de 1863 -, pour la remettre en vue d'une approbation canonique. Lettres, t. IV, p. 265-279,281-282 ; t XV, pp. 137-140.

Dans une supplique adressée au Saint-Père, le 26 avril, où il rappela le décret de louange obtenu le 1er mai 1857, le P. d'Alzon implora l'approbation de sa Congrégation et de ses Constitutions. Lettres, t IV, p. 281-282.

Le 30 avril, le P. d'Alzon obtint une courte audience privée de Pie IX lequel était malade, mais le Pape ne lui dit rien de précis sur la mission d'Orient ni sur ce que l'on voulait de lui . Lettres, t IV, p. 284,285 et n. 1

Le 2 ou 3 mai, le P. d'Alzon quitta Rome pour Nîmes où il arriva le 5. Au début du mois de juin, il apprit par le P. Vincent de Paul Bailly que son mémoire n'avait pas les faveurs de Pie IX. Alors qu'il parlait de l'influence de l'Occident sur l'Orient, on lui a prêté la pensée de la latinisation des Eglises orientales, ce dont le P. d'Alzon se défendit. - Lettres, t IV, p. 323-326, 338-343 . Le 26 novembre 1864, la Congrégation des Prêtres de l'Assomption fut approuvée, mais pas les Constitutions devant encore être revues. Le texte de 1863 resta dans les cartons de la Sacrée Congrégation des Evêques et des Réguliers. Le P. d'Alzon rédigea plus posément le texte des Constitutions de 1865, soumises au couperet canonique de Mgr Chaillot.

Quoi qu'il en ait été de ce Mémoire mal reçu à Rome, le P. d'Alzon appuya la présence du P. Galabert en Bulgarie et songea à donner à ses religieux la collaboration d'une Congrégation féminine, les Oblates missionnaires de l'Assomption dont la fondation fut réalisée le 24 mai 1865 à Rochebelle du Vigan. Lettres, t IV, p. 314-315.

 

Sixième séjour, du 1er novembre 1869 au 18 juillet 1870

Le 6ème séjour du P. d'Alzon à Rome fut directement lié aux assises du 1er concile du Vatican. Il est bon de rappeler ici quelques-uns de ces événements qui ont conduit l'Eglise catholique à cette célébration, en insérant le détail des activités du P. d'Alzon à cette occasion.

Le 6 décembre 1864 fut l'annonce confidentielle aux cardinaux de l'intention du Pape Pie IX de réunir un Concile.
Le 9 mars 1865 vit à Rome la première réunion de la Congrégation directrice.
En avril 1865 eut lieu la consultation de 36 évêques latins.
Entre février et mars 1866 furent consultés 9 évêques d'Orient.
Le 26 juin 1867 fut le jour de l'annonce publique du concile.
En septembre 1867 débuta l'activité des commissions préparatoires.
Le 29 juin 1868 fut publiée la bulle de convocation du concile.

Présent à Rome, le P. d'Alzon le fut au titre de théologien de son évêque, Mgr Plantier. Il n'assista pas aux travaux mêmes du concile, n'étant pas Père conciliaire. Il séjourna au Séminaire français de la rue Santa Chiara et célébrait ordinairement la messe dans la chambre de sainte Catherine de Sienne annexe à la sacristie de l'église de La Minerve. Il se tint informé de tout le déroulement des sessions, notamment grâce au P. Galabert venu comme théologien de son évêque Mgr Popoff, évêque bulgare, et de Mgr Benjamin, évêque grec uni, qui l'un comme l'autre ignoraient le latin. Mouche du coche dans les coulisses, le P. d'Alzon assura la liaison entre les théologiens et les évêques et fut conduit à s'acquitter de nombreuses démarches. Dans la première phase du concile, il fit partie d'un groupe de journalistes chargés par le Saint-Siège de redresser ou de former l'opinion publique. A cet effet fut organisé un bureau de correspondance internationale qui avait pour mission d'informer la presse catholique. Dans une seconde phase, il fut le seul prêtre à assister aux réunions extra-conciliaires des évêques chefs de la majorité. Cependant l'une de ses préoccupations particulières était de savoir, dans la réforme du droit prévu par le concile, quelle serait la place faite aux congrégations nouvelles, celles nées au XIXème siècle, jugées par plus d'un évêques comme trop nombreuses et sans avenir.

Le 1er novembre 1869, le P. d'Alzon quitta Nîmes pour se rendre à Rome. Lettres, t. VII, p. 439-440 ; t. VIII, p. 7-12.

Le 6 novembre, à 9 heures 30 du matin, le P. d'Alzon était à Rome où il rejoignit le Séminaire français ; il célébra la messe dans la chambre de sainte Catherine de Sienne. Retrouvant tous les monuments de Rome avec bonheur, il fut surtout ému par la rencontre des évêques venus des cinq parties du monde. « Il faut avoir non seulement le cour mais les idées catholiques, écrivait-il ». II vit le Pape deux fois, dans la cour du Vatican et sur la Place Saint-Pierre, et dans la basilique Saint-Pierre au transept droit ; l'espace du concile. Lettres, t. VIII, p. 12.

Le 10 novembre, le P. d'Alzon fut présenté par Mgr Plantier au pape Pie IX. II lui remit une adresse souscrite par le clergé de Nîmes en faveur de l'infaillibilité, y joignant Une lettre des professeurs et des élèves du collège qui affirmaient la même foi. Lettres, t. VIII, p. 13.

Le 11 novembre, contre l'avis de la plupart de ses conseillers, Mgr Dupanloup publiait ses Observations sur la controverse soulevée re lativement à la définition de l'infaillibilité au futur Concile. Ce document eut pour effet de durcir les positions ultramontaines. Lettres, t. VIII, p. 25 n. Il, 26, 28, 29, 43.

Le 21 novembre, arriva le P. Galabert avec le Patriarche des Melchites et 20 à 25 évêques orientaux . Lettres, t VIII. p. 24.

Le 2 décembre se tint une réunion pré-synodale et furent distribués des règlements du Concile.

Le 8 décembre s'ouvrit la première session solennelle du Concile dans la basilique Saint-Pierre. Le P. d'Alzon n'y assistait pas : «Il pleuvait, les derniers nuages gallicans cachaient le soleil ou du moins l'obscurcissaient ». Lettres. t VIII. p. 55-58.

Le 10 décembre fut le jour de la première congrégation générale.

Le 11 décembre fut la journée où le P. d'Alzon reçut et rendit de multiples visites. Lettres. t. VIII. p. 64.

Le 14 décembre désignation des membres de la députation de la foi. Lettres. t. VIII. p. 65-66.

Le 24 décembre : le P. d'Alzon assista à Saint-Pierre aux premières Vêpres de Noël dans la chapelle de Saint-Léon le Grand. Lettres. t VIII. p. 92.

Le 28 décembre s'ouvrit le débat sur le schéma conciliaire De doctrina catholica. Lettres. t. VIII. p. 97 n. 1.

Le 6 janvier 1870 s'ouvrit la seconde session solennelle.

Le 24 janvier, Pie IX visita au Séminaire français Mgr Plantier malade. Le P. d'Alzon en fut témoin. Lettres, t. VIII, p. 149-150.

Le 23 février, il y eut un bref du Pape Pie IX remerciant les religieux et le personnel de l'Assomption.

Le 4 mars, le P. d'Alzon eut une conversation avec le cardinal Capalti et Mgr Mercurelli.

Le 14 mars, le P. d'Alzon se rendit avec le P. Ramière, jésuite, chez les Sours du Sacré-Coeur. Lettres, t. VIII, p. 258.

Le 29 mars, il écrivit à Mgr Dupanloup une lettre ouverte où il exposa les points de convergence entre le dogme de l'Immaculée Conception et le celui de l'infaillibilité.

Le 16 ou le 18 avril, Mgr Plantier, malade, rentra à Nîmes et laissa à Rome le P. d'Alzon son procureur. Lettres, t VIII, p. 317, 323 .

Le26 mai, Mgr Doney évêque de Montauban quitta le Concile et il laissa également le P. d'Alzon son procureur. Lettres, t. VIII, p. 384.

Le 16 juin, jour de la Fête-Dieu, il y eut une messe papale à la Chapelle Sixtine et la procession de la Chapelle Sixtine à la basilique vaticane par la Place Saint-Pierre, Pie IX portant le Saint-Sacrement. Le P. Pernet était arrivé à Rome le matin. Lettres, t. VIII, p. 433.

Le 18 juillet, le P. d'Alzon assista à la définition de l'infaillibilité pontificale et partit ensuite pour Nîmes où il arriva le 21 . Lettres, t. VIII, p. 481,482 n. 1.

 

Septième séjour, du 25 janvier au 11 février 1877

Comme Mgr Plantier, son prédécesseur, Mgr Besson ne se rendit pas aux instances du P. d'Alzon désireux de présenter sa démission de vicaire général. L'évêque le voulait comme compagnon de voyage aux tombeaux des saints apôtres, persuadé que sa connaissance des milieux pontificaux lui ménagerait un accueil bienveillant A ce moment, le Père d'Alzon avoua qu'il était sinon souffrant du moins épuisé, ne pouvant se décider à aller à Rome. Devant la déception de l'évêque, il revint sur sa décision, quitte à rester à Rome un peu plus longtemps si cela était nécessaire pour sa santé.

Le 23 janvier 1877, à midi, l'évêque de Nîmes et le P. d'Alzon partirent pour Marseille et de là pour Rome où ils arrivèrent le 25 (Lettres, t XII, p. 23,23-24). Après s'être reposé au Séminaire français, le P. d'Alzon se rendit au Vatican pour demander une audience pour Mgr Besson.

Mgr Besson eut une audience privée le 28 janvier durant laquelle il présenta le P. d'Alzon au Pape. Lettres, t. XII, p. 24.

Le 1er février, à l'audience publique accordée par Pie IX, le Pape reconnut le P. d'Alzon à sa stature et s'écria : « Voilà d'Alzon, c'est notre ami ». Fendant les rangs de la foule, il donna sa main à baiser au P. d' Alzon, ce qui impressionna les Bisontins. Lettres, t XII, p. 34.

Le 6 février, le P. d'Alzon célébra l'eucharistie à La Minerve, à la chapelle de saint Thomas. Le soir, il se rendit à Saint-Paul-hors-IesMurs avec le P. Brichet Lettres, t. XII, p. 44, 45.

Le 11 février, le P. d'Alzon quitta Rome avec l'intention d'y revenir en mai, avec une caravane. Lettres, t. XII, p. 47.

 

Huitième séjour, du 27 avril au 11 juin 1877

Parti avec le pèlerinage de Nîmes, le P. d'Alzon rencontra à Vintimille l'archevêque d'Avignon et, par Civitavecchia, il arriva à Rome le 27 avril 1877, à une heure de l'après-midi (Lettres, t XII, p.73). Il logea au Séminaire français (Lettres, t XII, p.73).

Le 30 avril, il accueillit le P. Galabert. Lettres, t. XII, p.79, 81.

Le 2 mai, il vit le cardinal Pitra qui le poussa à faire un établissement en Russie, puis il fut reçu en audience privée par Pie IX qui exprima le même désir. Lettres, t XII, p.82-83.

Le 3 mai, le pèlerinage national de France, conduit par le P. Picard, arriva à Rome. Lettres, t. XII, p. 83-86.

Le pèlerinage participa, le 7 mai, à la messe dite par le cardinal Macchi à l'autel de la Chaire de Saint-Pierre. Le P. d'Alzon prononça un discours jugé admirable, aux dires de l'Univers.

Le 5 mai, à midi, le P. d'Alzon assista à l'audience publique accordée au pèlerinage français. Il y avait 3 à 3. 500 personnes debout, pressées dans la salle ducale. Plusieurs durent rester dans la salle royale qui précède les chapelles Pauline et Sixtine. L'adresse fut lue par le Vicomte de Damas. Lettres, t XII, p. 85.

Le 11 mai, le P. d'Alzon dîna chez le cardinal Sacconi, chargé spécialement de la Bulgarie à la Congrégation de la Propagande. Lettres, t. XII, p. 92, 93.

Le 13 mai il se rendit chez le cardinal Franchi, mais après une heure et demie d'attente, il y laissa le P. Galabert. Le cardinal promit d'accorder tout son appui à tout ce que demanderaient les religieux et les religieuses de l'Assomption à Andrinople. Lettres, t. XII, p. 95.

Le 16 mai, le P. d'Alzon prêcha dans la basilique de Sainte Croix pour le pèlerinage français.

Le 17 mai, le P. d'Alzon dîna chez Mgr Cataldi. Lettres, t. XII, p. 97.

Le 1er juin, le P. d'Alzon rencontra Mgr Rampolla, alors secrétaire de la Propagande pour les rites orientaux . Lettres, t XII, p. 108.

Les 2 et 3 juin, les pèlerins français quittèrent Rome. Les Bisontins offrirent à Pie IX un sceptre d'or et invitèrent le P. d'Alzon à représenter Mgr Besson. Lettres, t. XII, p. 114.

Le 11 juin, le P. d'Alzon quitta Rome avec la ferme conviction que des séjours fréquents dans la Ville éternelle seraient pour lui de grand profit. Il y laissa de vrais amis qui le poussaient à avoir sur place une procure . Lettres, t. XII, p. 117, 119.

Neuvième séjour, du 10 février au 18 avril 1878

Au premier bruit de la mort de Pie IX, survenue le 7 février 1878, plusieurs amis du P. d'Alzon dont Louis Veuillot, le pressèrent de se rendre à Rome. Il y arriva le 10 février, après s'être arrêté à Turin pour célébrer la messe et rencontrer Don Bosco. A Rome, il logea au Séminaire français.

Le 10 février, avec le P. Brichet, le P. d'Alzon parcourut les jardins du Vatican. Il alla baiser les pieds du pape défunt. C'était le premier jour d'exposition du corps dans la basilique. On évalua à 100 000 personnes le nombre de pèlerins qui défilèrent devant la dépouille de Pie IX. Lettres, t. XII, p. 308-309, 310-311.

Le 16 février, chez le cardinal Borromeo, le P. d'Alzon assista à la réunion des délégués des Ouvres catholiques de France.

Une députation de ces délégués avec le P. d'Alzon fut reçue officiellement par le camerlingue, le cardinal Pecci (futur Léon XIII).

Le 18 février, les cardinaux entrèrent en conclave. Les scrutins de vote commencèrent le lendemain. Lettres, t. XII, p. 322.

Après trois tours de scrutin, le cardinal Pecci fut élu pape par 44 voix, le 20 février au matin. Le P. d'Alzon se rendit Place Saint-Pierre l'après-midi. Il récita le Te Deum à la confession de Pierre et pria à la chapelle des quatre premiers papes Léon, baisa les pieds de la statue de Saint-Pierre et récita un De profundis devant la tombe provisoire de Pie IX . Lettres, t. XII, p. 329-331

Le 25 février, il prêcha au pèlerinage français dans l'église Saint-Augustin. Il y pria tous les jours pour l'établissement des religieux A.A. à Rome.

Le 24 février, Léon XII donna une audience aux pèlerins français.

Le 26 février, il annonça à Mère Correnson l'envoi du corps de sainte Cornélie. Lettres, t. XII, p. 336, 344.

Le 27 février, il se rendit à Saint-Jean du Latran et se promena devant le péristyle en face d'un des plus beaux horizons qu'on puisse contempler et par ses formes et par ses ruines et par ses souvenirs . Lettres, t. XII, p. 342.

Le 4 mars il eut un long entretien avec Mgr Bianchi, secrétaire des Evêques et des Réguliers, qui l'engagea à présenter ses Constitutions. Il rencontra ensuite le cardinal Chigi qui le pressa de s'établir à Rome et lui promit son soutien pour une mission en Russie. Il visita ce jour au cimetière Ostiense une petite chapelle creusée dans le tuf où saint Pierre, selon la tradition, baptisa. Lettres, t. XII, p. 354,357,373 n. 3.

Le 9 mars, il écrivit au P. Picard pour lui exposer son programme d'un projet d'établissement d'une maison à Rome. Lettres, t. XII, p. 3359.

Le Il mars, il demanda à Mère Correnson de préparer une nouvelle copie des Constitutions. Lettres, t. XII, p. 368.

Le 12 mars, il dîna chez le cardinal Howard avec la comtesse de Montalembert. Lettres, t. XII, p. 372.

Le 18 mars, il prêcha une retraite à des élèves qui logeaient près du Cénacle.

Le 21 mars, il dialogua longuement avec Célestin Dinsart et obtint de précieux renseignements sur la Russie. Lettres, t. XII, p. 386.

Le 28 mars, le P. d'Alzon célébra l'eucharistie dans la chapelle de sainte Rose de Lima. Lettres, t. XII, p. 400.

Le 29 mars, il célébra l'eucharistie pour Mère Correnson au tombeau de sainte Catherine de Sienne. Lettres, t. XII, p. 400, 421.

Le 4 avril, il célébra l'eucharistie devant la crèche à Sainte-Marie-Majeure. Lettres, t. XII, p. 421.

Le 11 avril, il eut une conversation avec Mgr Segna, minutante pour la Bulgarie. Lettres, t. XII, p. 433 .

Le 12 avril, il eut une audience privée de Léon XIII et l'entretint de la Russie. Le Pape attira son attention sur l'intérêt d'une presse populaire, un des puissants moyens d'action de l'Eglise . Lettres, t. XII, p. 440,442.

Le 14 avril, il ouvrit, au Séminaire français, une retraite qu'il termina le 18, jour de son départ de Rome. Lettres, t. XII, p. 442

 

Lieux et Visites à Rome

Pour un religieux ou une religieuse de l'Assomption de passage à Rome, il peut être intéressant de connaître les lieux précis que le P. d'Alzon a visités à Rome, où il a logé lors de ses différents séjours dans la Ville éternelle. La Rome du XIXème siècle n'est plus et il est parfois bien difficile ou alors aventureux de préciser au XXI ème siècle ce que ces lieux sont devenus.

De 1833 à 1835, le P. d'Alzon logea au Couvent des Minimes attenant à l'église Sant' Andrea delle Fratte, au dos du bâtiment de la Congrégation de la Propagande (Evangélisation, des peuples). Le couvent existe toujours, partagé entre les religieux et un ministère de l'armée italienne. Via S. Andrea delle Fratte 00 187 Rome. Tél. : 06 679 3 191. Fax : 06 678 07 52. E-mail : curiagenminimi@tiscalinetit

Le P. d'Alzon suivit des cours de dogme et de morale au Collège romain. L'actuelle adresse de la Grégorienne est à la Piazza della Pilotta n° 4 00 187 Rome. Tél. : 06 67 011. Fax. : 06 67 54 13. E-mail: segreteria@unigre.it

La Grégorienne qu'a connue Emmanuel d'Alzon est située sur la Piazza deI Collegio Romano (attenant à l'église Sant'Ignazio), où l'on trouve les bâtiments de cet ancien établissement d'études dirigé par les Jésuites, créé en 1583 Par le pape Grégoire XIII.

Emmanuel d'Alzon dit s'être rendu également une douzaine de fois à la bibliothèque de la Minerve, de la Sapience (palais de la Sapienza, au Corso dei Rinascimento, devenu le siège de l'Université de Rome, avec sa fameuse bibliothèque, puis les Archives nationales) ou à celle des Augustins, plus rarement à la bibliothèque Vaticane.

II rencontra le cardinal Micara qui logeait au couvent capucin de la Piazza Barberini ( Via Vittorio Veneto, église Santa Maria della Concezione) , le P. Olivieri dominicain à la Minerve (Il existe toujours un couvent O.P. de la Minerve, Curia Provinciale Piazza della Minerva n°42), le P. Ventura théatin à Sant' Andrea delle Valle (sur le Corso Vittorio Emmanuele II) , le P. Mazzetti carme à Santa-Maria Traspontina, Wiseman et Mac-Carthy au collège anglais (via di Monserrato n° 45).

Emmanuel d'Alzon fit sa retraite préparatoire à la réception des Ordres majeurs chez les Jésuites, à Saint-Eusèbe (Piazza Vittorio Emanuele n° 12/a, à l'Esquilin pour l'église).

Le P. d'Alzon logea en 1855 chez M. Bérard, au n° 94 de la via dei Macelli, près de la Piazza Torre Argentina (le quartier ayant été remodelé, ce numéro de rue n'existe plus).

La caravane nîmoise en mai-juin 1862 logea à la Casa dell'Imperiale et à celle du Viminale, près de Sainte-Marie-Majeure.

En avril-mai 1863, il descendit auprès des étudiants assomptionnistes à Rome, alors chez les Résurrectionnistes, à Saint-Claude des Bourguignons (l'église est Via deI Pozzetto n° 160, aujourd'hui desservie par les Pères du Saint-Sacrement, Sacramentini).

Lors de ses séjours à Rome en 1869-1870, en 1877 et en 1878, le P. d'Alzon descendit au Séminaire pontifical français (via di S. Chiara 00 186 Rome. Tél. : 06 68 02 11. Fax : 06 68 80 36 49. E-mail : sem.franC@flashet.it)

Le P. d'Alzon à Rome découvrit et admira Rome. Il pria dans de nombreuses églises, basiliques ou chapelles, à commencer par Saint-Pierre (chapelle Clémentine dans les souterrains, chapelle Saint-Léon). II découvrit la chapelle Sixtine, eut des audiences publiques et privées (palais apostolique, les salles ducale et royale), parcourut les jardins du Vatican, assista à des bénédictions papales Place Saint-Pierre.

Aucune des grandes basiliques romaines majeures ne lui échappa : Saint-Jean de Latran, Sainte-Marie Majeure, Saint-Paul-hors-les-Murs ou Sainte-Croix de Jérusalem. Il fréquenta nombre d'églises dont Sant'Andrea delle Fratte, Sant'Andrea della Valle, Saint-Augustin, Saint-Laurent (Campo Verano), la Chiesa nuova, la 'Santa-Maria sopra la Minerva et sans doute bien d'autres qui ne sont pas nommément désignées. Il reçut le diaconat à Saint-Jean de Latran, le sous-diaconat et le sacerdoce dans l'oratoire privé du cardinal-vicaire Odescalchi, le vicariat de Rome étant situé à l'actuelle Casa deI Clero Via della Scrofa n° 70. Il connut dans la ville également plus d'un couvent ou monastère, sans parler des congrégations romaines des organismes de la Curie.

Enfin le P. d'Alzon admira les sites antiques de Rome, profanes et chrétiens : la Fontaine de Trevi, la Place Navone, le Janicule, la Place d'Espagne, les catacombes, le Colisée, le Forum, le cimetière Ostiense... Il vista la campagne romaine dont nous trouvons beaucoup de noms dans l'Index géographique auquel il convient de se reporter.

 

Communautés assomptionnistes à Rome

A la recherche d'un home romain.

Ultramontain actif, le P. d'Alzon n'abandonna jamais l'idée de fonder une résidence romaine pour l'Assomption. Il fut à l'origine de l'idée d'un séminaire français à Rome (1853, Palazzo deI Grillo). Il jugea bon d'envoyer à Rome pour leurs études de théologie quelques religieux qu'il ne put jamais installer dans des logements indépendants. Le groupe Picard, Galabert, Lévy et Jourdan, prit pension en 1855-1856 chez les Pères de Sainte-Croix, alors Place Farnèse, au couvent Sainte-Brigitte. Malgré bien des recherches en vue de logis convoités (San-Nicolas des-Lorrains, au Largo Febo près de la Place Navone ; le palazzo des Théatins près de San Andrea della Valle, entrée via Monte della Farina), en octobre 1856, Picard et Galabert trouvèrent refuge auprès de Mgr Chaillot au palazzo Torlonia près de la Place de Venise, via dei Fornari n° 214). En 1857-1858, Galabert, seul rescapé de la colonie assomptionniste romaine, élut domicile chez les Religieuses du Bon-Pasteur (Ospizio Lauretano, Via di San Giovanni in Laterano, près de Saint-Clément). Un second trio d'étudiants, les deux frères Bailly et Augustin Gallois, trouva refuge au couvent des Résurrectionnistes, à Saint-Claude des Bourguignons, de 1861 à 1863. Le trio suivant, Alexis Dumazer, Paul Favatier et Jules Ferret, s'établirent en 1871-1872 grâce aux bontés du P. Brichet au séminaire français, rue Santa Chiara, où le P. d'Alzon avait séjourné lors de son séjour romain, durant le concile de Vatican I. L'Assomption n'avait pas encore trouvé les moyens d'établir sa tente de façon permanente dans la Ville éternelle.

Du provisoire au permanent (1882-1893).

Le P. Picard fut tout aussi soucieux que le P. d'Alzon d'organiser à Rome une maison d'études pour les jeunes religieux, mais comme lui il dut attendre l'occasion favorable. Il y eut entre 1882 et 1893 une série d'essais éphémères. On espéra, en vain, la possession de l'Angelo Custode, sanctuaire en rotonde, desservi par les Pères Mercédaires (entre Saint-Sylvestre et la Fontaine de Trévi). Une solution provisoire fut trouvée en 1882 avec la procure des Pères Trappistes, via San Giovanni n° 95 (actuel n° 152), au pied de l'antique tour des Quatre-Couronnés. Le Fr. Alfred Mariage et le P. Michel Romanet vinrent préparer les lieux en octobre 1882, rejoints le 13 décembre par des frères provenant d'Osma. Cette situation ne dura qu'un an. De 1883 à 1889, les Assomptionnistes romains, dirigés par le P. Michel Romanet, retrouvèrent à la Place Farnèse le couvent des Pères de Sainte-Croix. En 1889, les Pères de Sainte-Croix vendant leur couvent, les Assomptionnistes déménagèrent à nouveau, à deux cent mètres, au n° 163 de la Via Giulia chez les Clarentins espagnols (1889-1893). Par ses migrations, l'Assomption romaine avait pris ses premières leçons d'internationalité.

Les implantations autonomes de l'Assomption à Rome (à partir de 1893).

Le P. Emmanuel Bailly, nommé Procureur, se préoccupa de trouver une résidence autonome depuis si longtemps espérée. Au pied du Capitole, il put acheter en juin 1893 à un certain Piacentini le palazzo Filippani, sis sur la piazza d'Ara Coli, ainsi qu'une maison attenante, la case Giove, faisant coin en face de l'église Saint-Venance. On dit que les Mères Franck contribuèrent généreusement à cet achat Cette résidence, maison d'études et maison généralice, allait pendant 36 ans être le témoin des événements majeurs de la Congrégation. Très vite, en 1896, l'église Saint-Venante et quelques locaux annexes passaient sous la juridiction de l'Assomption, un ensemble immobilier qui fut très utile à Mgr Petit et, en 1915, aux religieux expulsés de Jérusalem par les autorités turques. Pour le temps des vacances, l'Assomption romaine disposa également de la Villa Paradiso à Fara Sabina, ancien couvent franciscain transformé par un abbé savoyard, Rosset, en petit séminaire.

Les transformations urbanistiques de Rome par Mussolini fIrent envisager un changement de résidence qui devint vite impératif. En août 1927 fut acquis un terrain dans le quartier Lungotevere Tordinona, en face du château Saint-Ange, de l'autre côté du Tibre. La première pierre de la construction, faite en béton armé, fut bénie par le P. Gervais Quénard le 29 octobre 1927. Le bâtiment fut achevé en 1930-1931 tandis que l'église Saint-Venance et le quartier de l'Ara Coli devenaient la proie des démolisseurs à partir de 1928. En mai 1929 fut créé le Collège international assomptionniste, formant une communauté autonome. Une villa fut achetée dans les Monts Albains, au lieu-dit Villini à mi-chemin entre Marino et Castel Gandolfo, en mai 1929, servant de maison de vacances pour l'été (Villino dell'Assunta). Cette maison de villégiature allait servir également d'alumnat italien entre 1929 et 1932 avant que ce dernier ne fût transféré à Florence (16 juillet 1932). Une seconde maison de villégiature dut être achetée en raison du nombre grossissant des étudiants romains, situation établie jusqu'à la guerre en 1939. Loués jusqu'en 1946, les villini furent vendus en 1953. Quant au Villino Noël (Rome, Andrea Doria n° 42) acheté par le P. Gervais Quénard en 1933 pour les activités des Noëlistes, il valut à la communauté de Tordinona de bénéficier des services d'une communauté d'Oblates. En mars 1958, les Oblates rachetèrent la Villa Noël et en demeurèrent jusqu'à aujourd'hui les seules propriétaires. L'Assomption n'avait pas terminé ses migrations à Rome. Une nouvelle page s'écrit à partir de 1952 avec l'essaimage de la Curie à la Via Madonna deI Riposo n°85.

Historique.

On envisagea à Rome d'ajouter un étage plus spacieux et mieux conditionné pour la Curie généralice à Tordinona. Une demande fut déposée auprès des services de la Municipalité dont on connaît la lenteur proverbiale sur les bords du Tibre. Finalement une autre solution fut trouvée en 1952. Un palazzino, ayant appartenu à un cadre mussolinien, se trouvait disponible, à moitié construit, au n° 85 de la via Madonna deI Riposo, à une vingtaine de minutes à pied du Vatican, près de la Via Aurelia en direction de la mer. Deux pins séculaires, majestueux, montaient la garde, d'où l'appellation familière spontanément adoptée deDue Pini. II est vrai que sur un terrain limitrophe - qui fut acquis pour arrondir la propriété et lui donner un cadre verdoyant supplémentaire -, une dizaine de pins non comptabilisés accrurent l'environnement végétal. L'achat fut décidé en 1954 par le P. Wilfrid Dufault et la prise de possession manifestée le 1er janvier 1955. Aménagement et agrandissement (chapelle, salle à manger, salle de communauté, appartements du Général) se poursuivaient jusqu'en 1958. Un maître-verrier de Chartres, M. Loire, décora la chapelle : vitraux et mosaïque derrière l'autel figurant le triple amour cher à l'Assomption. Le 26 avril 1958, la Curie se transporta à 'Due Pini' et le 30 avril Mgr Beck procéda à la bénédiction de la maison, de l'autel et de la statue de Notre-Dame de l'Assomption. En 1961, du terrain fut encore acheté, un villino construit en 1962 pour héberger une communauté de religieuses au service de la communauté masculine et en 1963 commencé le bâtiment dit des Archives avec quelques cellules au premier étage. Une seconde entrée fut aménagée au 55 via San Pio V, le n° 85 Via Madonna deI Riposo remplacé par le 25 Via Filippo Maria Pirelli. Le voisinage se lotit à partir de 1959. Tordinona resta collège international jusqu'en 1967, date de la vente au Vatican (Regina Mundi).

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