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Séjours du P. d'Alzon à Paris |
Séjours du P. d'Alzon à Paris
Il est plus facile de comptabiliser les années ou les mois de séjour du P. Emmanuel d'Alzon à Paris durant toute sa vie que d'organiser un pèlerinage précis ou exhaustif sur ses pas aujourd'hui. Les raisons en sont simples : la ville de Paris a d'une part beaucoup changé depuis 1823, surtout durant le Second Empire (Haussmann) et d'autre part le P. d'Alzon n'a pas toujours pris la peine de donner des indications détaillées sur ses lieux de visite ou de résidence. Commençons donc par le plus facile, en nous laissant guider par la chronologie établie par le P. Siméon Vailhé :
Premier séjour à Paris : octobre 1823 - 2 mai 1830. Vailhé, Vie du P. d'Alzon, t. l, p. 46 (chap. III).
Emmanuel d'Alzon, adolescent, est conduit en famille à Paris pour sa scolarité, depuis octobre 1823 jusqu'au 2 mai 1830, sauf les temps de vacances scolaires d'été passées à Lavagnac. La famille habite un appartement dans l'Hôtel Crapelet au n° 9 rue de Vaugirard. De 1823 à 1824, Emmanuel étudie au collège Saint-Louis, à deux pas du domicile familial, puis de 1824 à 1828 au collège Stanislas, alors situé dans l'ancien Hôtel de Terray (avant 1848). De 1828 à 1830, Emmanuel d'Alzon fréquente la Faculté de Droit, Place du Panthéon. Il a l'occasion également de s'intéresser aux différentes associations et réunions lancées par M. Bailly rue de l'Estrapade, sur la colline Sainte-Geneviève. On sait par le témoignage de ses lettres qu'Emmanuel d'Alzon visita et catéchisa des malades à l'Hôtel-Dieu (près de Notre-Dame).
Deuxième séjour connu à Paris : entre le début août et le 13 août 1843. Lettres, t. B, p.81, n. 1 et p. 83, n. 1
Accompagnant son évêque, Mgr Cart, en Franche-Comté, l'abbé d'Alzon, après un crochet en Suisse et à Strasbourg, gagna la capitale. Il eut des contacts avec différents ministères et avec les Religieuses de l'Assomption, alors établies, entre mars 1842 et octobre 1845, rue des Postes ou impasse des Vignes (actuelle rue Rataud). L'abbé d'Alzon descendit à l'Hôtel du Bon-Lafontaine, rue de Grenelle-Saint-Germain n° 16. Cf Notes et Documents, t. II, p. 413.
Troisième séjour de l'abbé d'Alzon à Paris. entre le 16 avril et 15 septembre 1845. Lettres, t. B, p. 246 et p. 296.
On sait que l'abbé d'Alzon prêcha une retraite au séminaire des Missions étrangères (mai, 128 rue du Bac) et une autre aux Religieuses de l'Assomption (23-31 mai, à l'impasse des Vignes). En juin ou juillet 1845, il prononça au sanctuaire de Notre-Dame des Victoires des voux privés. Il prêcha dans plusieurs églises parisiennes dont celle de Saint-Séverin et visita plusieurs communautés religieuses dont les Carmélites près du Luxembourg et les Frères des Ecoles chrétiennes (rue du Faubourg Saint-Martin n° 165). Il rencontra deux professeurs anglais d'Oxford, Thomas Allies et C. Marriott, qu'il accompagna dans Paris pour des visites d'établissements religieux (6 - 21 juillet, Lettres, t. B, p. 498-499). Le 31 juillet il participa à la cérémonie de mariage sans doute à Saint-Louis de Versailles entre Louis Veuillot et Mathilde Mercier, cérémonie célébrée par le P. de Ravignan, jésuite. Le 21 août 1845 il put rencontrer le ministre de Salvandy dans le but d'obtenir le plein exercice pour son collège de Nîmes, mais il n'obtint en fait que le demi-exercice.
L'abbé d'Alzon descendit à l'Hôtel du Bon-Lafontaine, rue de Grenelle-Saint-Germain n° 16. Cf Lettres, t B, p. 246. Mais il aurait également pris pension dans la famille Bailly, rue Madame (Hôtel Clennont-Tonnerre) d'après Notes et Documents. t. n, p. 645.
Quatrième séjour de l'abbé d'Alzon à Paris . entre le 24 février jusqu'au 24 avril 1846. Lettres, t C, p. 36
Le P. d'Alzon prêcha la station de Carême à Notre-Dame des Victoires (Lettres, t B, p. 42). Il fréquenta les Religieuses de l'Assomption qui s'étaient transportées depuis octobre 1845 au n° 76 rue de Chaillot où elles demeurèrent jusqu'en 1857 (transfert à Auteuil). Le P. d'Alzon logea certainement dans l'appartement de sa famille à Paris, rue de la Planche : Lettres, t B, p.36.
Cinquième séjour. du 15 janvier au 12 ou 13 mars 1848. Lettres, t C, p. 315 .
Le P. d'Alzon logea dans l'appartement de sa sour, la comtesse de Puységur à Paris, rue de la Planche. Il obtint le plein exercice pour son collège de Nîmes, avant le vote de la loi Falloux.
Sixième séjour. du 18 novembre au 3 ou 4 décembre 1849. Lettres, t. C, p. 507.
Septième séjour, du 19 juin au 23 juillet 1850. Lettres, t C, p. 581 etp.594.
Huitième séjour. du 13 novembre au 15 décembre 1850. Lettres, t C, p. 632. Le P. d'Alzon s'est rendu à sa première séance au Conseil Supérieur de l'Instruction Publique.
Neuvième séjour à Paris. du 14 février au 15 mars 1851. Lettres, t..1, p. 9 n. 1.
Session du Conseil Supérieur de l'Instruction Publique.
Dixième séjour à Paris. du 19 mai au 19 juin 1851. Lettres, t. l, p. 37 et n. 1. Session au Conseil Supérieur de l'Instruction Publique.
Onzième séjour à Paris. de fin novembre au 10 décembre 1851.
Session du Conseil Supérieur de l'Instruction Publique, ajournée après le coup d'Etat. Le P. d'Alzon logea à la Maison de l'Assomption, Faubourg Saint-Honoré n° 234 . Lettres, t. I, p. 112 et 113.
Douzième séjour à Paris. du 18 février à fin mars 1852. Lettres, t. I, p. 141 et 153 et n. 3.
Le P. d'Alzon logea à la Maison de l'Assomption, Faubourg Saint Honoré n° 234 (emplacement supposé de l'actuel 222).
Treizième séjour à Paris. du 5 septembre au 2 octobre 1852. Lettres, t. I, p. 195 et n. 1.
Le P. d'Alzon logea à la Maison de l'Assomption, Faubourg Saint Honoré n° 234.
Quatorzième séjour à Paris. entre le 9 février et le 15 mars 1853. Lettres, t. I, p. 239 n. 3.
Le P. d'Alzon logea à la Maison de l'Assomption, Faubourg Saint Honoré n° 234. Il étudie la question du transfert de cette ouvre.
Quinzième séjour à Paris. entre le 11 et le 25 novembre 1853 . Lettres, t I, p. 349 et n. 2.
Le P. d'Alzon a sans doute logé à Clichy qui devint son point de chute parisien jusqu'en 1856.
Seizième séjour à Paris. entre le 1er et le 9 mars 1854. Lettres, t I, p.397.
Dix-septième séjour à Paris. entre le 25 juillet et la fin du mois d'août 1854. Lettres, t. I, p. 444, p. 446
Le P. d'Alzon logea à la communauté de Clichy.
Dix-huitième séjour à Paris. entre le 23 juillet et le 1er août 1855. Lettres, t I, p. 585 et n. 1 (vide de correspondances cf p. 572 et suivantes)
Dix-neuvième séjour à Paris. entre le 27 ou 28 août et le début octobre 1855. Lettres, t. I, p. 584, 585 et n. 1.
Le P. d'Alzon logea à la communauté de Clichy où il prêcha la retraite aux religieux et présida le 3ème chapitre général.
Vingtième séjour à Paris. entre le 23 juillet et le 10 août 1856. Lettres, t II, p. 114 et 115 n. 1.
Vingt-et-unième séjour à Paris. du 29 novembre 1856 jusqu'en septembre 1857 (avec des intermittences). Lettres, t. II, p. 156-320.
Le P. d'Alzon résida habituellement durant presqu'une année à la Thuilerie du couvent d'Auteuil (Lettres, t. II, p. 156, p. 171) où les Religieuses de l'Assomption font construire le bâtiment principal (prise de possession en août 1857). Un noviciat assomptionniste fut aménagé dans les lieux. La question du maintien du collège de Nîmes était alors en suspens.
Vingt-deuxième séjour à Paris. entre le 3 et le 22 janvier 1858. Lettres, t. II, p. 387 et n. 2, p. 394 et n. 1.
Vingt-troisième séjour à Paris. entre le 2 ou 3 et le 19 juillet1858 . Lettres, p. 474 et n. 2.
Vingt-quatrième séjour à Paris. du 10 février au 3 mars 1859. Lettres, t. III, p. 30.
Vingt-cinquième séjour à Paris. du 3 au 26 août 1859. Lettres, t. III, p. 125 et n. 1.
Vingt-sixième séjour à Paris. du 3 au 14 février 1860 . Lettres, t III, p. 208 et p. 211 n. 1.
Vingt-septième séjour à Paris. du 6 ou 8 au 24 août 1860. Lettres, t. III, p. 272.
Vingt-huitième séjour à Paris, du 22 au 30 novembre 1860 . Lettres, t III, p. 349, p. 350 n. 1 (vide de correspondances).
Vingt-neuvième séjour à Paris. du 30 avril au 9 [ ?] mai 1861. Lettres, t. III, p. 454 n. l, p. 455.
Trentième séjour à Paris. du 10 ou 11 au 24 août 1861. Lettres, t III, p. 487 et n. 4, p. 491 . Il logea chez les Religieuses à Auteuil, d'après la mention donnée p. 490, estimant les travaux rue François 1er encore trop frais et les chambres trop humides.
Trente-et-unième séjour à Paris, du 30 janvier au 3 février 1862 . Lettres, t. lV, p.15,17.
Trente-deuxième séjour à Paris, du 17 novembre au 27 novembre 1862. Lettres, t IV, p. 137 et n. 1.
Le P. d'Alzon loge, à partir de cette année-là, habituellement à la communauté de la rue François 1er.
Trente-troisième séjour à Paris. du 15 au 17 ou 18 mai 1863. Lettres, t IV, p. 292, p. 293 et n. 6.
Trente-quatrième séjour à Paris. du 25 août au 10 (?) septembre 1863. Lettres, t. IV, p. 360 (date et lieu de la lettre), p. 373.
Trente-cinquième séjour à Paris. du 26 janvier au 11 février 1864. Lettres, t. V, p. 11, 14 et n. 1.
Trente-sixième séjour à Paris. du 26 janvier au 12 mars 1866. Lettres, t. VI, P" 14, 17 et n. 1.
Trente-septième séjour à Paris. du 30 janvier au 1er mars 1869. Lettres, t. VII, p. 237.
Trente-huitième séjour à Paris. du 27 mai au 19 juin 1869 . Lettres, t VII, p. 317 et n. 2.
Trente-neuvième séjour à Paris. du 7 mars au 15 avril 1872 . Lettres, t IX, p. 316, p. 339 n. 1.
Quarantième séjour à Paris. du 31 juillet au 9- septembre .1872. Lettres, t. IX, p. 409 n. l, p. 431 n. 1.
Quarante-et-unième séjour à Paris.. du 22 mars au 6 avril 1873 . Lettres, t. X, p. 32 n. l, p. 34 et n. l, p. 35.
Quarante-deuxième séjour à Paris. du 24 mars au 15 avril 1874. Lettres, t. X, p. 207, p. 233 et n. 1
Quarante-troisième séjour à Paris. du 6 octobre au 12 novembre 1875 . Lettres, t. XI, p. 207, p. 265.
Quarante-quatrième séjour à Paris. du 26 mars au 23 avril 1876. Lettres, 1. XI, p. 352, p. 355 .
Quarante-cinquième séjour à Paris. du 1er au 28 août 1876. Lettres, t. XI, p. 442 (date et lieu de la correspondance).
Quarante-sixième séjour à Paris. du 10 au 31 août 1877 avec pèlerinage inclus depuis Paris à Lourdes (19-23 août). Lettres, t. XII, p. 163, p. 171, p. 172.
Quarante-septième séjour à Paris. les 7-8 février 1878. Lettres, t. XII, p. 305 et n. l, p. 307.
Quarante-huitième séjour à Paris. du 8 au 27 avril 1879. Lettres, t. XIII, p. 82, p. 85, p. 96 et n. 2, 101 et n. 2
Cette seule énumération chronologique des 48 séjours répertoriés du P. d'Alzon dans la capitale aide à prendre conscience des nombreuses relations qu'il entretenait à Paris, des motifs qui le poussèrent à s'y rendre (affaires, chapitres, voux et professions, achats et ventes de terrains, visites des communautés...), de toutes les rencontres et démarches qu'il put y faire. On ne saurait épuiser la liste des amis (Bailly, Baudon, Bonnetty, Cauchy, de Champagny, d'Esgrigny, Foisset, de La Gournerie, Du Lac, Gaume, Gouraud, Guéranger, de Montalembert, Ozanam, Sibour, Veuillot...) qu'il continua à y fréquenter, des notabilités religieuses qu'il y rencontra (Affre, Bautain, Boré, Buquet, Carné, de Cazalès, Combalot, Darboy, Deguerry, Desgenettes, Doney, Dupanloup, Mère Fage, Gay, Gernet, Gousset, Gratry, de La Bouillerie, Lacordaire, Lamennais, Le Rebours, Marie-Eugénie de Jésus et les Religieuses de l'Assomption, Pétetot, de Ravignan, Ratisbonne, de Salinis, Mgr de Ségur, Véron...). D'Alzon chercha à Paris des vocations en prêchant dans les églises, des appuis politiques et financiers (ministres de l'Instruction Publique comme de Salvandy, Falloux, Fortoul, des députés comme Baragnon, Buchez, Chabaud-Latour, Chapot, Girard, de La Baume, de La Farelle, de Larcy, Teste, des membres influents des ministères ou de l'Université comme de Broglie, Dubois, Cousin, de Parisis). Il y prêcha des retraites à des communautés religieuses, donna des sermons dans de nombreuses églises (Notre-Dame des Victoires, Saint-Thomas d'Aquin, Saint-Roch, chapelle François 1er, chapelle d'Auteui). Il ne pouvait ignorer non plus les célébrités littéraires qui y tinrent des salons (Balzac, Baudelaire, Chateaubriand, Daudet, Hugo, Lamartine, Mistral, Sainte-Beuve...), des journalistes qui s'y faisaient un nom, des membres du barreau, de la justice (Berryer) et de la politique. Il visita communautés religieuses, églises, établissements religieux, franchit plus d'une fois le seuil de l'archevêché, de la nonciature, du Conseil supérieur de l'Instruction publique et des ministères. C'est dire qu'il arpenta bien des rues, emprunta plus d'un fiacre ou d'un omnibus et usa dans la capitale comme à Nîmes plus d'une semelle, faisant de vieux souliers selon son expression. Sans vouloir être exhaustif, nous avons retrouvé en ce sens dans les Lettres bien des adresses parisiennes de l'époque. Nous en avons sélectionné ici quelques-unes seulement pour leur précision. Il sera ainsi loisible au lecteur et au pèlerin d'en retrouver une éventuelle trace dans le paysage parisien contemporain, avant de proposer un itinéraire plus organisé pour une découverte possible à pied de quelques lieux dans le Paris de notre époque. Du fait de l'urbanisation et des transformations immobilières, il y a toujours lieu de s'assurer pour chaque indication de la permanence ou des changements de numération des rues, en se reportant aux notices de l'Index géographique alphabétique.
Les conditions de transport entre la province et Paris n'étaient pas de tout repos. En 1823, la famille d'Alzon mit au moins huit jours en diligence pour rejoindre Paris depuis Lavagnac et l'on imagine sans peine la fatigue d'un tel déplacement. En 1839, la ligne ferroviaire Nîmes-Beaucaire était établie. Avant 1855, entre Nîmes et Paris, on pouvait aussi prendre d'abord la diligence jusqu'au Rhône, puis le bateau en naviguant sur le Rhône et le Saône et enfin la diligence ou un bout de chemin de fer (traction à la vapeur). Lorsque le P.L.M. (ligne ferroviaire Paris, Lyon, Méditerranée) fut achevé sous le Second Empire, il fallait encore plus d'un jour pour faire le trajet avec les arrêts et les changements nécessaires (Nîmes, Avignon, Lyon, Dijon, Paris). Le P. d'Alzon voyagea également par fractions : Nîmes, Toulouse, Bordeaux, Poitiers, Le Mans, Paris. Par comparaison, de nos jours, Nîmes-Paris par le T.G.V. prend moins de 4 heures, sans parler de l'avion (aéroport nîmois de Garons).
Adresses parisiennes du temps du P. d'Alzon (Paris et banlieue).
Paris. rue de l'Abbaye (Vlème) : Le P. d'Alzon connut à Paris Dom Guéranger, Daubée, Dom Pitra ou encore Du Lac, bénédictins d'un jour ou de longue durée, dans leurs différents essais d'implantation sur Paris et à Bièvre. Cf. Index géographique alphabétique : rue Garancière (1893).
Paris. archevêché. Le bâtiment historique, près du chevet de Notre-Dame (actuel square de l'Archevêché), fut pillé et détruit lors des émeutes parisiennes de 1831. Pour les autres adresses successives, le lecteur voudra bien se reporter à l'Index, Paris archevêché : rue de Tournon, rue de Grenelle, rue de Babylone, rue de Bourgogne...
Paris. rue d'Assas. (Vlème) nn°14, 21 : A.C.J.F., séminaire des Carmes, église Saint-Joseph, Institut catholique de Paris.
Paris. rue de l'Assomption n° 17 (XVlème) : adresse actuelle de la Maison généralice des Religieuses de l'Assomption, de 1857 à 1901, puis à partir de 1953.

Paris. rue du Bac (VIIème) : n° 37 (emplacement de l'ancien presbytère de Saint-Thomas d'Aquin), n° 39 (résidence de Mgr de Ségur), n° 40 (résidence de Montalembert), n° 44 (résidence de Louis Veuillot en 1857), n° 128 (Missions étrangères), n° 140 (maison-mère des Filles de la Charité. Le P. d'Alzon connut Mère Lachaud).
Paris. rue Bayard (VIIIème) : à partir de 1883, progressivement lieu de rédaction et imprimerie de la Bonne Presse aux nn° 3, 5.
Paris. rue des Beaux-Arts (Vlème) : au n° 5 création en mai 1831 de la première école libre par Lacordaire, Montalembert et de Coux, à l'origine du mouvement des catholiques en faveur de la liberté de l'enseignement auquel prit part le P. d'Alzon.
Paris. rue de Bourgogne (VIIème) : au n° 24 exista une chapelle Sainte-Valère que remplaça par la suite l'église Sainte-Clotilde. Il en est question dans la correspondance de Mère Marie-Eugénie de Jésus. Hermann Cohen s'y convertit avant 1849 et Mgr de La Bouillerie y institua l'ouvre de l'Adoration nocturne dont le P. d'Alzon se fit promoteur et diffuseur dans le diocèse de Nîmes.
Paris. rue Cassette (Vlème). Bien des ecclésiastiques se logèrent dans cette rue : au n° 7 le P. de Clorivière, à l'hôtel de Birague l'abbé Dupanloup, au n° 18 Montalembert passa sa jeunesse, au n° 32 Mgr de Ségur. Bailly y transféra une partie de ses activités après sa faillite.
Paris. rue de Chaillot (XVlème) : au n° 76 il y eut une résidence des premières Religieuses de l'Assomption. Au n° 26 emplacement de l'ancienne église Saint-Pierre de Chaillot.
Paris. rue de la Chaise (VIIème) : au n° 11, une des entrées de la fameuse Abbaye-aux-Bois.
Paris. rue Chanoinesse (IVème) : au n° 17 résida le P. Lacordaire.
Paris. rue de Charenton (III ème) : au n° 26, la chapelle des Quinze-Vingts, à l'emplacement de l'église Saint-Antoine, où fut transporté en juin 1848 Mgr Affre mortellement blessé sur les barricades.
Paris, rue de Chateaudun (IXème) : au n° 18 bis église Notre-Dame de Lorette. En septembre 1877, y furent célébrées les funérailles de Thiers.
Paris. rue du Cherche-Midi (VI-XV) : au n° 21 Ouvre de Saint François de Sales dont le P. d'Alzon fut un des membres fondateurs. Au n°98 résidence de Jean-Léon Le Prévost, fondateur des frères de Saint- Vincent de Paul. Une de leurs premières communautés se fixa avant 1850 au n° 75 rue du Commerce (XVème) et rue de Dantzig n° 27.
Paris. rue de Cluny (Vème) : au n° 24 le musée occupe un ancien hôtel des abbés de Cluny. On sait que le P. d'Alzon le visita.
Paris. Avenue Denfert-Rochereau (XIVème) : au n° 25 ancienne chapelle Notre-Dame-des-Champs, ancien grand couvent de l'Incarnation fondé par Bérulle (carmélites réformées) ; au n° 68 monastère actuel de la Visitation ; au n° 71 maison des Filles du Bon-Pasteur (ancien couvent des Sours de Saint-Thomas de Villeneuve dont Emmanuel d'Alzon fréquenta la chapelle Saint Joseph durant sa jeunesse. Au n° 79, résidence assomptionniste (communauté provinciale) depuis 1933. Au n° 92, infirmerie Marie-Thérèse pour prêtres âgés du diocèse de Paris, ancienne demeure des Chateaubriand depuis 1826. Au n° 114, Pierre-Julien Eymard fonda en 1857 les Prêtres du Saint-Sacrement (n° 23 av. de Friedland).
Paris. rue de l'Epée-de-Bois (Vème) : dans une communauté de Filles de la Charité mourut en 1856 sour Rosalie Rendu, aujourd'hui béatifiée.

Paris. rue du Faubourg-Saint-Honoré (VIIIème) : au n° 164 église Saint-Philippe du Roule ; au n°222 actuel couvent des Dominicains, fondé par le P. de Chocarne en 1874, sur l'emplacement présumé de la maison louée par le P. Charles Laurent en 1851 pour le collège assomptionniste parisien Saint-Charles.
Paris. rue du Faubourg-Saint-Martin (Xème) : au n° 59 siège de l'église catholique fondée par l'hérésiarque Châtel.
Paris. rue Férou (Vlème) : au n° 11, emplacement de l'ancien couvent des Bénédictines du Saint-Sacrement. A l'actuel n° 9 (ancien n° 15), fondation en 1839 des Religieuses de l'Assomption.
Paris. rue de Fleurus (Vlème). La maison où vécut Frédéric Ozanam béatifié en l'an 2000 a disparu avec le percement du boulevard Raspail.
Paris. rue des Fossés-Saint-Jacques (Vème) : au n° 11, société des Bonnes-Etudes fondée par Bailly, que fréquenta le jeune Emmanuel d'Alzon à partir de 1828.
Paris. rue François 1er VIIIème) : au n° 8 (actuel n° 10), en 1860 Vincent de Paul Bailly fit acheter au P. d'Alzon par l'intermédiaire de M. Baudon le terrain où s'éleva un modeste couvent des Assomptionnistes. Le P. Picard fit élever un grand couvent en pierres en 1874 ; l'ouvre de la Bonne Presse y naquit à partir de 1873 et celle de Notre-Dame de Salut s'y développa à partir de 1871. La chapelle de l'époque où prêcha le P. d'Alzon, fut le lieu de fondation des Petites Sours de l'Assomption avec le concours du P. Pemet et de Mère Fage en 1865, de même en 1896 pour les Orantes de l'Assomption avec le P. Picard et Mère Isabelle, cette fois dans la grande chapelle N.-D.S. construite à la fin du XIXème. Les lieux ont été renouvelés entre 1980 et 1985.
Paris. rue Garancière (Vlème) : Frédéric Ozanam vécut au n° 7.
Paris. rue du Général Leclerc (XIVème) : au n° 82, église Saint Pierre de Montrouge. Il y eut à cet emplacement les ateliers de l'imprimerie Migne que le P. d'Alzon visita en 1845.
Paris. Avenue Georges V (VIIIème) : au n° 5 habita Albert de Mun.
Paris. Place Gerbert (XVème) : au n° 2, à l'emplacement de l'actuelle église néo-romane Saint-Lambert de Vaugirard, l'abbé Olier fonda au XVIIème la Compagnie de Saint-Sulpice et Jean-Baptiste de La Salle sa première école.
Paris. rue de Grenelle (VI et VIIème) : au n° 49 habita Mgr de Ségur ; au n° 122 l'église Sainte-Clotilde ; au n° 127 dans l'hôtel du Chatelet, siège de l'archevêché de Paris entre 1849 et 1907.
Paris. rue Haxo (XXème) : lieu du martyre, sous la Commune, de Mgr Darboy et de 18 prêtres et religieux de Paris.
Paris. Avenue d'Italie (XIIIème) : au n° 18, martyre de 12 Dominicains d'Arcueil, le 25 mai 1871, dont le P. Captier.
Paris. rue La Fontaine (XVlème) : au n° 40 Ouvre des Orphelins apprentis d'Auteuil du P. Daniel Brottier.
Paris. rue La Planche (VIIème) : adresse parisienne de la famille d'Alzon après 1830. .
Paris. rue Lecourbe (XVème) : au n° 203, maison généralice des Oblates de l'Assomption.
Paris. rue Lhomond (Vème) : aux nn° 10-20 bâtiments de l'ancienne école des Jésuites de la rue des Postes. Au n° 30 ex-maison-mère des Pères Spiritains. A l'actuelle rue Rataud, au XIXème, à l'ex-impasse des Vignes, établissement des Religieuses de l'Assomption que le P. d'Alzon visita en 1843.
Paris. rue Madame. Hôtel de Clermont-Tonnerre (Vlème), adresse du couple Bailly ; donnant sur les jardins du Luxembourg, où le P. d'Alzon fut reçu en 1845.
Paris. rue Monceau (VIIIème) : au n° 11, les Petites-Sours de l'Assomption eurent là une communauté de 1866 à 1870, avant le transfert rue Violet n° 57.
Paris. rue Monsieur (VIIème) : au n° 20 emplacement du couvent des Bénédictines de Saint-Louis-du-Temple. Marie-Eugénie de Jésus y fit un court séjour en 1838.
Paris. boulevard du Montparnasse (XIVème et XVème) : au n°28 Antoinette Fage travailla en 1861 à l'orphelinat des Mmes de Mesnard.
Paris. rue de Montparnasse (XIVème et XVème) : au n° 24, dans l'hôtel Belgiojoso s'installa avec Maurice Maignen le premier Cercle catholique d'ouvriers.
Paris. nonciature. Selon les nonces de l'époque, entre 1830 et 1880, la nonciature connut de nombreuses implantations. Se reporter à l'Index Paris ; nonciature : rue de Bellechasse n° 38, rue Oudinot n° 27. rue de Varenne n° 77, rue Saint-Guillaume n° 20, rue de Grenelle-Saint-Gerrnain n° 71.
Paris. rue Notre-Dame-des-Champs (Vlème) : au n° 22 adresse du collège Stanislas après 1848. Au n° 53 maison de la Congrégation de Sainte-Croix du P. Basile Moreau qui eut des pourparlers d'union avec le P. d'Alzon. Aux n° 61 bis et 68 couvents Notre-Dame de Sion (frères Alphonse et Théodore Ratisbonne).
Paris. rue Palatine (VI) : au n° 5, Louis de Bonald vécut à l'hôtel de Beauvais (disparu).
Paris. Place du Panthéon (Vème) : pendant le Second Empire, l'église Sainte-Geneviève (Panthéon) fut rendue au culte, puis désaffectée en 1885. A coté de la bibliothèque Sainte-Geneviève, au pavillon d'angle, la Faculté de Droit où étudia Emmanuel d'Alzon de 1828 à 1830. En arrière, église Saint-Etienne du Mont où fut assassiné Mgr Sibour en 1857.
Paris. place du parvis Notre-Dame : la cathédrale de Paris, mutilée à la révolution, restaurée au XIXème siècle par Viollet-le-Duc ; on y inaugura avec Lacordaire les fameuses Conférences de Notre-Dame ; au n° 1 emplacement de l'ex-Hôtel-Dieu où Emmanuel d'Alzon visitait des malades.
Paris. place des Petits-Pères : c'est dans la basilique de Notre-Dame des Victoires où le P. d'Alzon prêcha ensuite, qu'il émit en 1845 ses voux privés de religion. II demanda à l'abbé Desgenettes l'affiliation de son collège de Nîmes à l'Archiconfrérie.
Paris. rue du Pré-aux-Clercs (VIIème) : au n° 9, maison familiale des Veuillot.
Paris. rue du Regard (Vlème) : au n° 6 l'actuel séminaire Saint Sulpice qui remplace l'édifice spolié en 1906 de la Place Saint-Sulpice ; au n° 11 première maison de l'Oratoire restauré en 1852 par Pétetot et Gratry ; au n° 20 siège de l'ouvre d'Orient
Paris. rue Saint-Dominique (VIIème) : au n° 5 (autrefois le 71), salon de Mme Swetchine
Paris. rue Saint-Guillaume (VIIème) : au n° 27, le P. Bourdier Delpuits organisa la fameuse Congrégation de la Vierge. Au n° 31, siège du Correspondant.
Paris. rue Saint-Honoré (Ier et VIIIème) : au n° 296 église Saint Roch où le P. d'Alzon prêcha.
Paris. Saint-Sulpice (Vlème) : séminaire au XIXème siècle et église où Emmanuel d'Alzon reçut la communion et la confirmation. Au n° 38 de la rue Saint-Sulpice, eut lieu en mai 1833 la première Conférence de Saint-Vincent de Paul avec Bailly et Ozanam.
Paris. Saint-Thomas d'Aquin (VIIème) : c'était entre 1823 et 1830 l'église paroissiale pour la famille d'Alzon. Emmanuel y fut catéchisé. II y prêcha par la suite.
Paris. rue Saint-Victor (Vème) : aux n° 24-26 emplacement de l'ancien séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet dirigé par l'abbé Dupanloup du temps du jeune Renan. Au n° 30 église du même nom où fut baptisée Marie Correnson en 1842. .
Paris. rue de Sèvres (VIIème) : au nn° 33-35, résidence des Jésuites ; au n° 42 l'hôpital Laennec ; au n° 78 les Frères des Ecoles chrétiennes ; aux nn° 84-86 au XIXème le célèbre couvent des Oiseaux ; au n°95 les Lazaristes.
Paris. rue de Varenne (VIIème) : Louis Veuillot mourut en 1883 au n°21 ; le comte de Falloux habita le n° 42 ; au n° 77 (hôtel Biron) Mère Barat installa la maison-mère des religieuses du Sacré-Cour, devenue aujourd'hui le musée Rodin. .
Paris. rue de Vaugirard (Vlème et XVème) : au n° 9 ancien hôtel Crapelet (disparu) ; au n° 70, l'église Saint-Joseph des Carmes dont la crypte contient des ossements de martyrs de 1792 et la dépouille d'Ozanam ; au n° 77, logement de l'abbé Gerbet et d'Eugène Boré ; au n° 102 bis la résidence des Maristes ; au n° 104 la maison des étudiants ; au n° 108, ancien logement des Religieuses de l'Assomption entre 1839 et 1842, qui fut habité également par Lamennais et Combalot ; au n° 110 monastère de la Visitation ; au n° 233 les Filles de la Croix ; au n° 350 ancienne institution scolaire Poiloup passée ensuite aux Jésuites sous le nom du collège de l'Immaculée Conception, devenue aujourd'hui une annexe du ministère du travail.
Paris. rue Violet (XVème) : au n° 57 maison-mère des Petites-Sours de l'Assomption acquise en 1870, où sont inhumés le P. Pernet et Mère Fage.
En ce qui concerne l'actuelle banlieue parisienne, Emmanuel d'Alzon a donné mention, souvent de façon allusive, à quelques lieux visités ou connus par lui : ainsi Versailles, le collège Sainte-Croix de nos jours à Neuilly mais de son temps situé sur la paroisse de Saint-Ferdinand des Ternes, la basilique Saint-Denis nécropole royale, le château de Vincennes, Charenton-le-Pont commune qui comportait sur son territoire le séminaire de Conflans, le château et le parc de Saint-Cloud, le village de Sceaux (parc du château), le Mont-Valérien (important pèlerinage au XIXème siècle) et, en Seine-et-Marne, l'ancien collège des Oratoriens à Juilly repris par les abbés de Salinis et de Scorbiac.
« Où se passent les soirées ? au foyer de la lutte, aux Bonnes Etudes, chez M. Bailly, chez M. de Salinis. On va faire de temps en temps une promenade au bois de Meudon, à Sceaux ou à Versailles. On va quelquefois en pèlerinage au Mont-Valérien où étaient le grand Calvaire et la résidence des Pères de la Croix [souvenirs des missions du P. Rauzan]... » D'après Notes et Documents, t. l, p. 121.
« Chaque année, ils faisaient un voyage aux environs de Pâques, on dirait mieux un pèlerinage, à la vieille abbaye de Juilly où ils allaient en guise de repos retremper leurs âmes dans la retraite. Juilly ! Juilly ! Y retournerons-nous nous recueillir quelques instants ensemble devant Dieu, lire ensemble le grand Bourdaloue, méditer et prier au coin de notre cheminée, aller entendre siffler le vent à travers les grands arbres du parc, puis s'endormir et se réveiller en pensant à Dieu et à ce qu'on fera pour lui dans la vie, nous faisant confesser par le bon abbé de Salinis, diriger par le bon abbé de Scorbiac et discutant. , avec le bon abbé Daubrée... Emmanuel prit part à ces retraites en 1829 et en 1830... ». D'après Notes et Documents, t. l, p. 122.
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