Sur les pas du P. d'Alzon à Lavagnac et environs

Emmanuel d'Alzon a passé la majeure partie de son enfance et de son adolescence, de 1816 à 1823, à la campagne, au château de Lavagnac près de Montagnac (Hérault). Cette belle résidence aristocratique, sur une hauteur dominant la plaine de lHérault, qui avait été achetée à la Révolution par un de Faventine et était passée dans le patrimoine de Mme d'Alzon, fut réparée par les soins dHenri d'Alzon pour devenir la demeure principale et habituelle de la famille. Elle a été le lieu où, toute sa vie, Emmanuel aima se retremper dans l'atmosphère intime etfamiliale de sa parenté. De mai 1830 à mars 1832, il y a suivi les échos troublés de la Révolution de juillet 1830, de l'affaire de l'enlèvement des croix de mission dans le Midi et surtout il s'y est préparé dans une retraite studieuse etfervente à son entrée au grand séminaire de Montpellier. 11 a quitté sa famille et les lieux avec l'émotion que l'on sait, le soir du 14 mars 1832 (Lettres, t. A, p. 289-290), mais il resta toujours attaché de coeur à Lavagnac, à ses habitants et à la population locale de Montagnac. On trouvera sous sa plume de nombreuses pages qui décrivent et vantent le charme de cette belle campagne languedocienne où s'étendaient à perte de vue champs de céréales et vignobles, loin de l'agitation fébrile des villes. Il aima faire de l'Hérault un bassin de natation et un port d'attache pour des promenades en barque; il parcourut les collines avoisinantes à cheval ou à pied, amateur d'équitation et de chasse. De Lavagnac il écrivit des piles de correspondance pour toutes les directions. On y venait comme dans un havre de paix s'y reposer et converser tout à son aise.

La destinée du château a connu le sort de toutes les antiques demeures: conservée comme un joyau de famille jusqu'en 1987 par les d'Alzon, puis les Puységur et les Suarez dA ulan, elle fut tristement vendue par Henri d'Aulan en février 1987 à une société japonaise qui fut en démêlés avec la justice française. Sans entretien, dépouillée de toute ornementation, elle offrait alors un paysage de désolation et de dégradation qui serrait le coeur quand on songe à ce qu'elle a représenté dans l'histoire dEmmanuel d'Alzon et sa famille. Son rachat en 2004 par le Conseil Général de lHérault laisse augurer des jours meilleurs et une restauration future qui sera la bienvenue. Le pèlerin prendra soin, avant une visite autorisée des lieux, c'est-à-dire avec autorisation, de se munir de quelques photocopies des lettres indiquées plus bas, pour en faire un vrai pèlerinage aux sources, un haut lieu de la mémoire alzonienne, de sa vie familiale, de sa vocation et de son enracinement sur une terre baignée de soleil, ceinte de verdure et bénie du ciel. Lavagnac offrira le point de départ ou le point d'orgue de toute une série de visites locales imprégnées de sève alzonienne. D'après Anthologie Alazonienne chap. 2, pp. 25-28.

Souvenirs de Lavagnac, histoire et souvenirs.

Chateau de LavagnacL'histoire du site de Lavagnac est très ancienne. La princesse Ermengarde, veuve de Raymond-Bernad Comte de Béziers et d'Agde, fit bâtir au pied de cette butte en 1068, sur les bords de l'Hérault, une construction hardie dont il reste aujourd'hui les vestiges du moulin de Roquemengarde. Les textes disent qu'il y avait aussi une chapelle à côté de cette habitation primitive. Le fils d'Ermengarde, Bemard-Haton IV, épousa Cécile de Provence et partit de là comme croisé en 1099 en prenant soin d'aller vénérer une relique de la sainte Croix à l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert (l'antique Gellone), avant de prendre la tête des seigneurs de Provence pour la première croisade laquelle allait atteindre Jérusalem en juillet 1099. D'après le cartulaire de Gellone, Bernard-Haton fit don à l'abbaye du château qu'il possédait à Saint-Pons de Mauchiens et de la viguerie de VigneCastel et au diocèse d'Agde de l'église Saint-Martin de Lavagnac près de Montagnac.

Façade du château de Lavagnac.

En 1520, le Marquis d'Arènes (Le Vigan), propriétaire du domaine, vendit la propriété à un seigneur de Mirrnan (Mireman ou encore Mirmand), Baron de Florac et Seigneur d'Adissan. Sous ce nouveau maître, la vieille habitation disparut et fut construit l'ancêtre du château actuel, rectangulaire en pierres de taille, mais sans les tourelles ou poivrières d'angles et mansardes postérieures. Curiosité de l'histoire, vers 1597; ce fut un Joseph Suarez, époux de Françoise d'Aulan, qui posséda le château, double patronyme que nous retrouverons dans la descendance des Puységur à la fin du XIXème siècle. Le 25 octobre 1656, les registres conservés aux archîves municipales de Montagnac font état du baptême dans la chapelle du château d'une petite Franç oise-G abri elle de Mirman. C'est en 1660 que le domaine passa aux mains de la puissante famille du Prince Armand de Bourbon-Conti, Comte de Pézenas, gouverneur du Languedoc qui avait épousé une nièce de Mazarin (résidence au domaine de la Grange-des-Près vers Pézenas) et frère du Grand Condé. C'est lui qui fit opérer de grandes réparations au château et, en signe d'autorité, fit édifier au-devant et au milieu de la façade donnant sur le parc une haute tour majestueuse dont il ne reste rien aujourd'hui. Il ne jouit pas longtemps de son bien, car il mourut en février 1666 et fut enterré à Villeneuve-lès-Avignon. Avait-il rencontré dans ses courses guerrières un Jacques de Chastenet de Puységur, né vers 1600, mort au château de Bernouilles près de Guise, officier aux armées de Louis XIII et de Louis XIV, vaillant militaire ayant participé à plus de vingt sièges et à plus de trente combats sans avoir été jamais blessé? Sans entretien, le domaine de Lavagnac n'était plus qu'un vieux castel délabré. Pour comble d'infortune un feu se déclara dans la grande tour et endommagea la façade. C'est en 1790 et en l'état que Lavagnac fut acquis au dernier descendant des Conti par Jean-Louis -Maurice de Faventine, oncle du P. d'Alzon (frère de sa mère), de ses mains il passa à celles de Louis, père de Jeanne-Clémence fille adoptive de Clément de Faventine. Le château fut restauré. La grande tour en ruines fut démolie, le toit à mansarde réparé, des tourelles d'angle aménagées. Une galerie à balustrade surplombant une première terrasse dominant le parc, fut bâtie sur huit voûtes solides. En 1816 les travaux d'aménagement étant terminés le jeune couple d'Alzon qui avait hérité des lieux, y transporta son foyer avec ses trois enfants (Emmanuel 18 10, Augustine 1813, Jules 1816) avant d'y accueillir Marie-Françoise (1819). La propriété agricole comptait plus de 190 hectares constitués en cultures céréalières, vignobles, patures et forêts. Jean de Puységur accroîtra la part des vignobles et fera aménager de grandes caves. Sur la partie basse du parc, un beau lac où voguaient des cygnes, a disparu et des jardins à la française agrémentaient cette ouverture en direction de la plaine. Des sources captées sous le château et une machinerie spéciale avec prise d'eau à partir de Roquemengarde alimentaient en abondance lac et bassins dont il ne reste qu'un petit exemplaire devant la façade, autrefois peuplé de poissons rouges, près de l'escalier dirigeant à la chapelle.

La chapelle, aujourd'hui en fort mauvais état, est restée identique à ce qu'elle était du temps du P. d'Alzon qui y célébra une première messe pour ses parents en juillet 1835 et occasionnellement lors de ses séjours par la suite. L'escalier de pierre où mourut la petite Marthe en 1845 est maintenant bordée de cyprès, alors de platanes et de micocouliers. Emmanuel d'Alzon disait apercevoir de sa tourelle d'angle la petite lumière rouge du sanctuaire. Il aimait aussi arpenter une allée du parc pour y dire le bréviaire. De l'autre côté, en direction de la ferme, en retrait dans un bosquet , on peut encore voir un terre-plein avec un reste de table et de banc de pierrre ainsi que deux fontaines très anciennes.

A l'intérieur du château tout était encore bien entretenu notamment par Mme Baillol jusqu'en 1980, année du centenaire où bien des Assomptionnistes ont pu bénéficier d'une agréable visite. Mais après 1987, tout s'est rapidement dégradé. Le mobilier Empire avait disparu, les tableaux qui ornaient l'atrium et l'argenterie dispersés, les salons vidés et les cheminées arrachées. Alain Baillol, gestionnaire du domaine, à l'occasion nous permettait de faire une visite quasi-clandestine qui confirmait d'année en année l'étendue du désastre. Corbeaux et corneilles faisaient leurs nids derrière les volets de bois, les carreaux cassés laissaient passer la pluie, le toit était crevé par endroit, bref à part le gros-oeuvre Lavagnac retrouvait sa situation à la veille de la Révolution.

Revenons à la liste des successeurs et propriétaires des lieux au XIXème siècle. De 1816 à 1860-1864, le château fut habité par les parents d'Emmanuel, Henri (+1864) - Jeanne-Clémence (+ 1860) et leur fille Augustine (+ 1860). Lors du partage successoral, Emmanuel laissa pour Lavagnac la préférence à sa seconde soeur Marie-Françoise, déjà veuve d'Anatole de Puységur (+ 1851). Le couple avait trois enfants: Alix devenue carmélite en 1857 morte à Narbonne en 1895, Marthe (1839-1845) et Jean (1841-1910) qui continua les traditions de la famille dans la région. Il racheta le domaine de Montmau au P. d'Alzon. Il épousa en 1872 Clotilde de Quinsonas, fille spirituelle du P. Pernet, dont il eut Emmanuel (mort bébé) et trois filles: Alix future Mme Christian Clérel de Tocqueville (+ 1952), Marie-Clotilde future Mme Robert Suarez d'Aulan (+ 1920) et Isabelle future Mme de Rodez-Bénavent (+ 1965). Par héritage, le domaine passa aux enfants de Marie-Clotilde, Clotilde future épouse d'Aymon de Virieu (de Pupetières) cousin du petit-fils de Mère Isabelle de Clermont-Tonnerre, le colonel de Virieu (Virieu-sur-Bourbre) et Henri (+ 1977) qui épousa en 1927 Elisabeth de Marmier, union malheureuse qui se termina par un divorce en 1927, Henri dissipant la majeure partie de ses biens. Le fils de ces derniers, Jean-François Suarez d'Aulan, épousa Chantal de Bertier de Sauvigny, mourut peu de temps accidentellement après son mariage en laissant un fils Henri (né en 1954), celui qui vendit le château à la société japonaise en 1987. Et pourtant ce dernier Henri, marié en 1981 à Mlle de MandatGrancey, avait eu la chance de bénéficier de la fortune de sa grand'mère, Elisabeth de Marmier, grâce à laquelle le château avait pu être conservé. Mme Baillol, aujourd'hui décédée, la gardienne des lieux, avait gardé la mémoire des lieux et des personnes. Son père, né en 1862, était déjà au service des d'Alzon et racontait inlassablement à sa famille, lors des soirées d'hiver, des souvenirs et anecdotes sur le château, les familles d'Alzon, de Puységur et Suarez d'Aulan. Le fils de Mme Baillol, Alain, continua à gérer le domaine agricole lié au château. D'après Soeur Michaël Laguerrie, Ora, février 1986.

Recueil de textes à lire sur place.

Il n'est pas possible ici de retranscrire tous les textes qui parlent de Lavagnac et du P. d'Alzon. Le pèlerin prendra la précaution de se munir préalablement de quelques photocopies, la collection des Lettres se trouvant aussi bien chez les Religieux que chez les Oblates de Nîmes. On retiendra en particulier la description du site de Lavagnac par Emmanuel d'Alzon à l'adresse de son ami Luglien de Jouenne d'Esgrigny en novembre 1831 et l'on verra ainsi le château avec les yeux d'Emmanuel (description dans Lettres, t. A (Siméon Vailhé), pp. 242-243). De même pour l'extrait d'une lettre d'E. d'Alzon à son père, depuis Paris, le 17 décembre 1827, t. A, p. 11, où il imagine une redistribution des pièces. En juin 1830, il écrit à Luglien d'Esgrigny (Lettres, t. A, p. 82) un véritable feuilleton à la Sherlock Holmes sur une disparition de couvées de canards dans la ferme de Lavagnac! Pour une fête des employés et domestiques de Lavagnac, il décrit une soirée passée à danser en bonne compagnie (Lettres, t. I, p. 190). Plus sérieusement, il donne à Luglien de Jouenne d'Esgrigny une véritable méditation tirée de son cahier de Mémoires personnels (Lettres, t. A, p. 220-221). Enfin on se rappellera les conditions dans lesquelles il voulut quitter le château et ses parents lors de son entrée au grand séminaire de Montpellier,, dans la nuit du 14 au 15 mars 1832 (Lettres, t. 1, p. XLVI d'après les Souvenirs de Charlotte d'Alzon, sa cousine germaine, 2 septem bre 188 1).

De même, il est touchant d'évoquer les sentiments d'Emmanuel d'Alzon depuis Lavagnac où il se reposait après les décès de sa soeur Augustine (+ 15 juillet) et de sa mère Jeanne-Clémence (+ 12 octobre) en 1860. Certaines correspondances en font état d'une façon simple et directe, sans apprêt: à Mlle de Régis, le 27 juillet 1860 (Lettres, t. 111, p. 267-268) et à Luglien de Jouenne d'Esgrigny, le 5 novembre 1860 (Lettres, t. Ill, pp. 339340).

A partir de 1864, le P. d'Alzon se fit une obligation d'être plus présent au Vigan, à cause du noviciat, qu'à Lavagnac; cependant il réservait habituellement une visite à sa famille pour les fêtes de fin d'année, après le 25 décembre et durant les premiers jours de janvier pour saluer avec elle l'an neuf ou à d'autres moments selon ses disponibilités. C'est ainsi qu'il écrit le 8 février 1868 de Lavagnac à Marie Correnson, non sans quelque pointe d'exagération: « Je mène une vie de Sybarite. Je me lève à une heure quelconque, j'ai un bon feu; hier vendredi j'ai fait une promenade de plus de cinq heures, mais gravement, posément, jouissant du soleil comme un lézard. Enfin! je ne sais ce que j'ai de religieux, mais il faut que je me repose. Ainsi fais-je! ». On retrouvera dans les volumes des Lettres correspondants ses différents passa-es consignés à Lavagnac d'après le calendrier suivant:

Séjours et présences d'Emmanuel d'Alzori à Lavagnac d'après la Chronologie établie par Vailhé: 1816-1823, vacances d'été 1824-1829, du 8 mai 1830 au 14 mars 1832, vacances d'été 1832-1833, juillet-novernbre 1835, Il septembre - 22 octobre 1839, septembre 1841, après 16 août 1842, , après 7 novembre 1843, 13 avril-début mai 1844, entre le 2 et le 18 novembre 1844, du 24 août au 14 septembre 1846, du 23 novembre au début décembre 1846, du 31 déc. 1846 au 4 janvier 1847, 7 mars 1847, du 8 au 15 juin 1847, du 2 au 20 juillet 1848, du 26 juin au 5 juillet 1849, du 20 août au 12 septembre 1849, du 21 septembre au 10 octobre 1849, du 10 au 16 juin 1850, du 26 juillet au 5 août 1850, du 31 août au 20 septembre 1850, du 26 septembre au 16 octobre 1851, du 4 au 8 octobre 1852, du 18 au 27 juillet 1853, du 28 mai au 22 juin 1854, en septembre 1854, 10-11 octobre 1855, du 14 décembre 1855 pour un temps indéterminé, du 7 au 21 juillet 1856, du 10 au 14 septembre 1856, du 2 au 14 octobre 1856, du 25 au 28 juin 1857, du 18 au 21 septembre 1857, du 6 au 18 octobre 1857, du 27 août au 6 septembre 1858, du 23 septembre au 9 octobre 1858, du 30 décembre 1858 au 5 janvier 1859, du 25 avril au 2 mai 1859, du 15 au 24 septembre 1859, du 25 au 27 avril 1860, en juillet 1860 pour l'enterrement de sa soeur Augustine, du 23 juillet au 4 août 1860, du 28 au 30 août 1860, en octobre 1860 pour l'enterrement de sa mère, du 26 octobre au 12 novembre 1860, du 29 décembre 1860 au 5 janvier 1861, du 12 au 16 février 1861, du ler avril au 9 avril 1861, du 27 août au 12 septembre 1861, du 11 au 15 octobre 1861, du 20 au 27 avril 1862, du 8 au 10 juillet 1862, du 12 au 18 octobre 1862, du 5 au 9 janvier 1863, du 10 au 17 juillet 1863, du 20 septembre au 2 octobre 1863, du 4 au 15 octobre 1863, début janvier 1864, du 27 mars au 8 avril 1864, du 8 au 22 juillet 1864, du 3 au 22 septembre 1864, du 7 au 17 octobre 1864, du 27 au 31 octobre 1864 pour l'enterrement de son père, en avril 1865, du ler au 27 octobre 1865, du 27 décembre 1865 au 4 janvier 1866, 5 avril 1866, du 13 au 20 octobre 1866, du 3 au 18 janvier 1867, du 5 au 8 février 1867, du 6 au 24 février 1868, du 6 au 14 octobre 1868, du 11 au 14 janvier 1869, avril 1869 pour l'enterrement de sa soeur Mme de Puységur, , du 26 septembre au 4 octobre 1869, du 10 au 16 avril 1871, du 5 mai au 16 juin 1871, en juin 1871, du 14 au 17 octobre 1872, en juin 1873, entre le 13 et le 18 octobre 1873, du 6 au 19 octobre 1874, en février 1875, du 6 au 17 janvier 1876, du 5 au 15 novembre 1877, du 27 septembre au 19 octobre 1878.

Montagnac, église et cimetière.

Le château de Lavagnac est situé sur le territoire de la commune de Montagnac. Le pèlerin aura à coeur d'entrer dans l'église du village du XlVème siècle, avec ses trois nefs et son clocher perché à 58 mètres. Le jeune prêtre Emmanuel d'Alzon y a prêché pour la première fois pour la fête de l'Assomption en 1835, du 8 au 15 août. En dépit des travaux des champs qui avaient empêché bien des paysans d'assister à ses instructions, Emmanuel d'Alzon eut le bonheur de distribuer la conimffiiion à près de 250 personnes, la ville ne comptant guère plus de 3. 000 habitants à cette époque où la fréquentation de l'Eucharistie était plutôt rare et une bonne minorité était protestante. D'après Vailhé, Vie du P. d'Alzon, t. 1, p. 205.

Eglise de Montagnac« Je suis vraiment coupable envers vous, mon cher ami [Luglien d'Esgrigny] et cependant j'espère que vous me pardonnerez quand vous saurez que je me suis chargé de prêcher huit instructions pour préparer les gens de la paroisse, près de laquelle nous habitons, à la fête de la Sainte Vierge et au choléra, et que j'ai eu à peine une semaine pour me préparer. Hier, j'ai donné le premier exercice. Je suis un peu fatigué parce que ne voulant pas parler pour la première fois en chaire, je suis resté à l'autel et, pour me faire entendre, j'ai été obligé de crier comme un sourd. Je ne puis vous dire avec quelles impressions j'ai commencé ce nouveau genre de ministère. Ma résolution bien formelle, jusques à présent, est de ne jamais prêcher de discours de rhéteur. J'ai pris pour règle les trois admirables Dialogues de Fénelon sur l'éloquence de la chaire ». Lettres d'Alzon, t. A (Vailhé), p. 853-854 (9 août 1835).

Montagnac possède aussi un temple. C'est en 1560 que la communauté protestante y fut régulièrement organisée. En 1715, la localité abrita une église du Désert. L'école libre de Montagnac est dûe en bonne partie aux libéralités de la famille d'Alzon. En avril 1865, le P. d'Alzon acheta une maison Laroze pour en faire donation à une communauté de Frères des Ecoles chrétiennes. En novembre 1897, lors des fêtes de Montagnac, une statue du P. d'Alzon fut inaugurée dans la cour de l'école. On pourra lire également sur place le récit d'un fait divers survenu à Montagnac, rapporté par La Quotidienne, commenté et corrigé par E. d'Alzon. Il illustre les passions politiques du temps au niveau de la vie des petites communes du NEdi 'blanc' (Lettres, t. A, pp. 255-256, 27-28 décembre 1831, 3 janvier 1832).

Caveau de la famille d'AlzonLe caveau des d'Alzon au cimetière de Montagnac.

Il est facile en voiture de rejoindre le cimetière de Montagnac, à l'une des sorties de la cité. Il comporte, le long d'un ancien mur d'enceinte, le caveau familial des d'Alzon où sont inhumés quelques membres de la famille. On peut y lire les inscriptions suivantes:

On pourra remarquer que ne figurent sur les plaques tombales de Montagnac ni le nom de Jules d'Alzon mort bébé en 1818, ni celui de Marthe de Puységur (née en 1837, décédée en 1845 sur les marches de la chapelle du château, sans doute inhumée dans le parc d'après le témoignage des Lettres, L. B, p. 336 et n. 1) ni celui de son père Anatole de Chastenet de Puységur (+ 1851) qui fut peut-être enterré dans la tombe familiale des de Puységur (Rabastens?) ni celui du petit Emmanuel de Puységur, mort bébé [Lettres XV, p. 258 n. 3] ni d'Alix de Puységur morte carmélite à Narbonne [nièce du P. d'Alzon] ni d'une autre Alix de Puységur (1873-1952) devenue Comtesse Christian Clérel de Tocqueville, première fille du couple Jean et Clotilde de Quinsonas. La coutume établie pendant la durée du noviciat de Sceaux (1989-1999) comportait une visite au cimetière de Lavagnac, une prière pour les défunts des familles d'Alzon, de Puységur et d'Aulan, enfin le nettoyage même sommaire de la concession mortuaire envahie par les herbes.

Aux environs de Montagnac.

Un déplacement jusqu'à Montagnac peut donner l'occasion d'une petite visite des environs: le village de Saint-Pons de Mauchiens, commune sur le territoire de laquelle se trouve la terre de Montmau, propriété de la famille d'Alzon, à proximité du château de Lavagnac, d'une étendue de 62 hectares. Le P. d'Alzon y établit en mai 1871 un orphelinat agricole provisoire avec le Père bulgare Luigi Dimitrov. Par la suite Jean de Puységur racheta le domaine. Au cimetière communal de Saint-Pons de Mauchiens a été élevé un monument funéraire à la mémoire du P. Jules Pargoire (1872-1907), à l'initiative de Mgr de Cabrières.

En contrebas de la propriété de Lavagnac, au lieu-dit Roquemengarde, sur le bord de l'Hérault, on demandera l'autorisation aux propriétaires actuels de donner un oeil sur le site d'un moulin avec prise d'eau pour alimenter autrefois les terres du château. De même, le long de la RN 113 on traversera la petite localité de Bélarga où les d'Alzon possédaient un autre moulin. Près de Canet (église du XlIlème surmontée d'une statue de la Vierge) ou du Pouget, on trouvera la direction du domaine de Lestang [L'Estang] où la branche aînée des d'Alzon fit souche au XVIIIème siècle et où des descendants ont conservé une ancienne résidence de ce nom, assez ruinée de nos jours, mais où une partie a été aménagée en appartements (Hesse d'Alzon). Des membres de cette famille nous en firent encore les honneurs en 1993 avec beaucoup de prévenance.

A la petite ville voisine, Pézenas, toujours pittorresque, aux quartiers anciens d'un grand intérêt artistique pour les hôtels particuliers à belle façade, on rappellera le souvenir de Molière (1650-1651 et 1653-1656), car il y composa les Précieuses Ridicules, et également le souvenir des Etats du Languedoc dont Pézenas fut le lieu de réunion et le siège de gouvernement aux XVIème et XVIlème siècles. Henri IV fonda dans la cité un collège dirigé d'abord par les Jésuites puis par les Oratoriens. On n'omettra pas une courte visite aux deux églises: Saint-Jean (ancienne collégiale construite entre 1735 et 1740 dans le style classique) et Sainte Ursule (édifice néo-gothique du XVIIème) où fut curé l'ami du P. d'Alzon, l'abbé Gabriel, dont le presbytère était en 1830 le centre d'un foyer mennaisien.

L'abbaye de Valmagne

Abbaye de ValmagneL'ancienne abbaye cistercienne près de Lavagnac sur la commune de Villeveyrac, fut fondée en 1138 dans la charmante vallée d'un affluent du Pallas, au pied des étranges roches dites Dentelles de Valmagne, et fut incorporée à Cîteaux en 1145, puis désaffectée à la Révolution et finalement vendue comme bien national. Elle fut surnommée la 'cathédrale des vignes' en raison de sa position au centre de vignobles qui s'étendent à perte de vue tout autour. Elle était devenue au XXème siècle la propriété particulière de Mme Fabre-Luce. Une partie est aujourd'hui accessible à une visite guidée, dont J'ancienne église gothique qui servit de cave à vin et le cloître du XIVème siècle orné d'une fontaine à ablutions selon les usages monastiques. Le P. d'Alzon accompagna sur les lieux le Frère Victor Cardenne en 1847.

« J'ai profité de mon séjour ici [Lavagnac] pour aller visiter l'abbaye de Valmagne. L'église est du XIIIe siècle. Quant au cloître, je le crois beaucoup plus récent; il a dû être réparé en 1631. Cependant c'est l'ogive assez élancée; il a 4 mètres de large sur 6 d'élévation. Le préau a 28 mètres au carré. Chaque côté du cloître, du côté du préau, est formé par cinq ogives de 4 m. 50 ou 4 m. 60, ce qui forme un arc très évasé. Dans cette ogive se trouvent quatre petits arceaux de plein cintre, surmontés d'une rosace dun mètre environ de diamètre. Une partie est évidemment très ancienne, l'autre a été faite beaucoup plus récemment ... » d'après Lettres, t. C, p. 257 (12 juin 1847). Cf également lettre du 5 octobre 1849, L C, p. 501.

Hauts lieux spirituels avoisinants.

Toute cette région du Bas-Languedoc ou de la plaine languedocienne peut offrir de nombreuses découvertes au pèlerin assoiffé de souvenirs alzoniens. Nombreux sont les lieux cités nommément dans les lettres du P. d'Alzon, qui comptent dans le passé religieux du pays: près de -Montpellier, l'ancienne abbaye cistercienne de Vignogoul, le site de Lavérune (château des évêques de Montpellier), Pignan, vieux bourg médiéval, et son église gothique; près de Sète, Montbazin (patrie du P. Galabert) et Poussan (ancien alumnat); plus au nord, Gignac avec sa chapelle NotreDame de Grâce et son calvaire, Saint-Bauzille-de-la-Sylve où eurent lieu en 1873 deux apparitions de Notre-Dame à Auguste Arnaud, Aniane et à proximité l'ancienne abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert; de Pézenas en direction de Roujan, l'ancienne chartreuse Notre-Dame de Mougères aujourd'hui animée par les moniales de Bethléem et l'ancien prieuré roman de Saint-Jean de Bébian; près de la côte méditerranéenne, la vieille cathédrale Saint-Etienne d'Agde ou celle de Béziers, Saint-Nazaire, campée sur le plateau au-dessus de la rive gauche de l'Orb. De Pézenas en direction d'Agde, le village de Saint-Thibéry (patrie des de Roussy) présente les restes d'une ancienne abbaye avec une église restaurée au Crème siècle et les ruines d'un pont romain par lequel la voie domitienne franchissait l'Hérault.

Montpellier.

Montpellier, métropole de la région Languedoc-Roussillon, a conservé dans son centre son allure d'ancienne capitale-forteresse de province, ceinte de remparts, ville à la fois intellectuelle, administrative et universitaire. L'évêché primitif était situé à Maguelonne; déserté, il fut transféré en 1536 à Montpellier même.

Mme d'Alzon qui, à la différence de son mari, a toujours préféré la ville à la campagne, a d'abord profité durant les années d'adolescence et de jeunesse dEmmanuel d'Alzon et de ses filles de ses séjours dans la capitale parisienne, puis elle a fait choix de la ville de Montpellier où elle aimait résider dans un ancien hôtel de la rue des Trésoriers de la Bourse, maison Roche. C'est là d'ailleurs qu'elle mourut en 1860 comme sa fille Augustine.

Emmanuel est un familier de la ville de Montpellier où il vintfaire son séminaire en 1832 -1833. Nous reprenons sous une forme abrégée un article que nous avons déjà donné sur ce sujet dans les colonnes d'A.T.L.P. février 1997, n' 13 1, pp. 20-30.

Le jeune Emmanuel d'Alzon à 22 ans prit la décision d'entrer au grand séminaire de Montpellier où il demeura du 15 mars 1832 à la fin juin 1833. Il y reçut selon l'usage clérical la tonsure à la Trinité 1832, le samedi 16 juin dit des Quatre-Temps de la Pentecôte, puis les quatre ordres mineurs (portier, acolyte, lecteur, exorciste) lors des grandes ordinations de la Trinité 1833, le samedi 1 er juin.

Rendons-nous sur les lieux mêmes, c'est-à-dire à l'actuel bâtiment moderne des Archives Départementales de l'Hérault, à l'intersection de la rue Proudhon et de l'avenue de Castelnau. La façade classique de la chapelle dont l'état extérieur paraît en bon état, sera le seul témoignage visuel qui reste du XIXème siècle. C'était alors l'ancien couvent de Récollets du XVIlème siècle qui fut sécularisé à la Révolution, rendu au diocèse en 1807 à l'époque de Mgr Rollet, premier évêque concordataire de Montpellier au XIXème siècle, avec chapelle, couvent, cloître et cimetière, avant d'être réaffecté à un service public après 1905. Emmanuel d'Alzon nous décrit sa chambre:

« Voici la description de la cellule. Dans un long cloître qui va du Nord au Midi, en venant du Midi vous entrez à gauche. La porte bat à droite la muraille de long de laquelle se trouvent une malle, deux petites tables et des tablettes qui, appuyées sur une cloison bossue, menacent de m'écraser le nez des livres qu'elles portent. Vis-à-vis la porte est la fenêtre. Vous tournez: vous avez une planche, une malle, mon lit et vous êtes encore à la porte » d'après Lettres d'Alzon, t. A, p. 291. A la rentrée d'octobre 1832, E. d'Alzon changea de, cellule: Lettres, t. A, p. 352.

Le grand séminaire de Montpellier au XIXème siècle.

Ce couvent-séminaire comprenait deux étages de cellules, pas moins de 120 chambrettes toutes numérotées, servant à la fois de petit et de grand séminaire avant d'autres aménagements. Dans les années 1970, cet ancien couvent capucin fut rasé pour une construction plus moderne, mais l'ancienne chapelle n'a pas été touchée, hormis le fait qu'elle serve encore de dépôt pour les archives et qu'elle soit entièrement occupée au sol par des rayonnages métalliques parfaitement alignés et surchargés de documents. Peintures et vitraux sont demeurés en l'état.

Emmanuel d'Alzon a reçu en 1832, sur le Registre des entrées, le n°937. Il a passé des examens en juin 1832 et en juin 1833. On sait que son temps de vie au séminaire ne l'a satisfait qu'en partie: il trouva le régime d'études trop hâché, le milieu trop fermé, le compagnonnage un peu rudimentaire, l'ambiance très anti-mennaisienne et les professeurs inégaux. Mais l'expérience ne fut pas négative pour autant: il apprit la régularité d'une vie commune, il noua des relations amicales notamment avec le futur abbé Soulas et le futur Dom Roch Bouissinet, il créa une Association spirituelle de dévotion et reçut les ordres mineurs.

Son évêque, Mgr Fournier de La Contamine, fut bienveillant pour lui, même s'il ne plaisantait pas au sujet des idées mennaisiennes. De même d'ailleurs, son successeur en 1835 Mgr Thibault. Le supérieur du séminaire, l'abbé Grasset, était entouré de prêtres directeurs et de professeurs de valeur, notamment les abbés Vernières, Fabre, Ginoulhiac. Emmanuel d'Alzon le reconnaîtra plus tard par comparaison quand il se sera frotté aux enseignants du Collège Romain. Certes la formation théologique ne s'était pas encore renouvelée: elle utilisait sur place le vieux catéchisme jansénisant de Mgr de Charancy qu'il fallait apprendre par coeur, et le manuel gallican du vieux Bailly. On insistait plus sur la mémoire que sur les fonctions réflexive et critique de l'intelligence. Avec le recul, Emmanuel d'Alzon saura apporter un jugement plus nuancé sur son séjour au grand séminaire de Montpellier où il apprit à nourir dans la prière, l'étude et la réflexion sa vocation apostolique de futur prêtre diocésain:

« J'ai trop de plaisir à recevoir vos aimables lettres, mon cher Eugène, pour ne pas me hâter de répondre à la dernière que je reçus de vous, voilà bientôt huit jours. Elle m'arriva quelques heures après une cérémonie à laquelle j'avais eu une part bien active: je veux parler de l'ordination de la Trinité où j'ai reçu les quatre ordres mineurs. Encore un nouvel engagement, engagement fort léger, il est vrai, sous le rapport des Sur les pas du P. d'Alzon à Montpellier obligations qu'il impose, niais qui me présente sans aucun intermédiaire le terrible pas du sous-diaconat. Priez pour moi, mon cher ami, je vous en conjure, parce que j'en ai le plus grand besoin. Bientôt je serai appelé àfaire un pacte solennel avec Dieu ». Lettre à Eugène de La Gournerie, 8

Montpellier, évêché, églises.

cathédrale de Montpellier

Il est bien évident qu'Emmanuel d'Alzon n'est pas resté enfermé dans le grand séminaire comme dans une prison. Il connaissait déjà la ville et il apprit sans doute à la découvrir encore, spécialement les lieux religieux. L'évêché du XIXème siècle où il se rendit (certaines ordinations avaient lieu dans la chapelle de l'évêché) n'était pas celui du XXème siècle, 22 rue Lallemand, mais a occupé plusieurs emplacements successifs dont, entre 1536 et 1791, les bâtiments contigus à la cathédrale, aujourd'hui dévolus à la faculté de Médecine et qui étaient ceux de l'ancienne abbaye Saint-Benoît. Les évêques possédaient également au XVIllème siècle à quelques km de la ville la belle propriété de Jean de Saint-Priest, intendant du Languedoc, dite le Château d'O, et celle de Lavérune comme résidences de campagne ou d'agrément.

Emmanuel d'Alzon fit le catéchisme à Montpellier, comme à Paris d'ailleurs, à des enfants de l'Hôpital général (sur le boulevard Henri IV et au carrefour de la place Albert ler), construction de 1680-1682: la chapelle qui s'ouvre sur la place renferme la tombe de Mgr Joachim Colbert, le neveu du grand Colbert, évêque de Montpellier de 1696 à 1738, célèbre par sa piété et son attachement au jansénisme.

Le centre-ville de Montpellier comprend de nombreuses églises qu'a dû fréquenter le jeune Emmanuel d'Alzon, à commencer par la cathédrale Saint-Pierre, construite sous Urbain.V à partir de de 1364, restaurée et transformée de 1855 à 1875 par Révoil avec son porche à baldaquin du XlVème; elle contient le mausolée du cadinal de Cabrières. On prendra le temps de visiter quelques églises de la ville: Saint-Mathieu (rue du Calvaire, église de 1627), Notre-Dame des Tables (ancienne chapelle du collège des Jésuites, église aujourd'hui paroissiale bâtie de 1707 à 1748 sur les plans de Jean Giral), Saint-Denys (église bâtie de 1699 à 1702 par d'Aviler), Sainte-Anne (église du XIXème siècle), Sainte-Eulalie (de 1653, rue de la Merci), Saint-Roch (église du XIXème siècle, rue Saint-Côme), église des Carmes (du XVIlème siècle), église des Pénitents Blancs (de 1650). Le centre-ville regorge également de beaux hôtels particuliers et l'on aura des jardins du Peyrou (1689-1776) une belle vue sur la ville, le château d'eau et l'aqueduc Saint-Clément. De là, on apercevra le clocher de l'église Sainte-Thérèse, église animée par les Assomptionnistes depuis sa construction par le P. Sérine

Carnet d'Adresses

* A Lavagnac, propriété privée, il est conseillé de prendre contact, avant toute visite des ,lieux, avec le gestionnaire agricole du domaine, Alain Baillol, conciergerie du château de Lavagnac 34590 Montagnac: tél. 04 67 24 07 41. On peut penser qu'à l'avenir le château restauré fera l'objet de visites programmées.

* A Montagnac, les Amis de l'Association du P. Paul Souyris, Presbytère 7 av. Emmanuel Arnaud 34590 Montagnac: tél. 04 67 24 03 33. Eglise et cimetière sont libres d'accès.

* Pour l'abbaye de Valmagne (RD n' 5 entre Montagnac et Villeveyrac), se conformer aux indications des horaires portées sur pannonceaux externes pour les visites (en fonction des saisons et périodes touristiques). Adresse postale: Abbaye de Valmagne, Villeveyrac, 34 140 Mèze. Tél.: 04 67 78 06 09. @: www.valmagne. com

* On doit à M. André Favard un Guide pratique sur Les 260 sanctuaires du Haut Pays d'Oc (pistes pour pérégriner). A se procurer au Syndicat d'Initiative de Lamalou et du Haut Pays d'Oc 5 rue Duchenne-de-Boulogne 34240 Lai-na 1 ou-les- Bains tél.: 04 67 95 64 17 et fax: 04 67 95 23 63.

* Le site de l'ancien Grand Séminaire de Montpellier est depuis le début du XXème siècle occupé par le Service des Archives Départementales de L'Hérault (service public, ouvert selon les horaires affichés), B.P. 1266, 2 rue de Castelnau, 34 011 Montpellier: tél. 04 67 79 65 45. Fax: 04 67 02 15 28. Sur la vie au grand séminaire de Montpellier durant ces années 1830-1835, se reporter au livre biographique d'André Soulas, compagnon d'E. d'Alzon au séminaire, par Gérard Cholvy. Archives Municipales de Montpellier Tour des Pins, Boulevard Henri IV 34 100 Montpellier. Tél. 04 67 34 72 56. Au XXème siècle, le Grand Séminaire de Montpellier fut établi dans les lieux de ce qui est aujourd'hui le Centre SaintGuilhem, 2 rue Abbé Montels.

* On ne peut que conseiller une visite à pied des principaux bâtiments religieux de Montpellier: basilique-cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, Sainte-Anne, Sainte-Eulalie, Saint-Mathieu, Saint-Denys, église des Carmes chapelle des Pénitents-Blancs, Notre-Dame des Tables, Saint-Roch ou encore Sainte-Thérèse. On trouvera sur place guides et informations.

* Pour la communauté assomptionniste de Montpellier: 42 Avenue d'Assas à Montpellier. tél.: 04 67 63 05 74, fax: 04 67 54 67 34.

 Webmestre: D. Remiot
Vers la page d'accueil du site