Voir aussi le texte "D'Alzon aux derniers jours"
Le 26 août 1880, à Nîmes, après consultation et réponse écrite de ses assistants généraux, le P. d'Alzon signe la déclaration des religieux français envoyée au nom du Pape par les cardinaux Guibert et de Bonnechose.
Le 11 octobre, il dit sa dernière messe pour sa mère qui était morte le 12 octobre 1860.
Le 16 octobre, mort imprévue d'Eugène Germer-Durand, ami du P. d'Alzon depuis les origines de l'Assomption.
Le 21 octobre, devant les PP. Ch. Laurent et E. Bailly comme témoins, le P. d'Alzon nomme le P. Picard vicaire général et le charge de la direction de la Congrégation.
Le 27 octobre, il fait une courte apparition au banquet des anciens élèves pour les saluer et leur serrer la main.
Le 3 novembre, il reçoit l'eucharistie en viatique et l'extrême-onction des mains du P. E. Bailly. Il fait ensuite des adieux touchants à tous, puis il se lève et reçoit la supérieure des Oblates de l'Assomption.
Avant le 11 novembre, il s'alite, à une date que l'on n'arrive pas à fixer, dans un lit emprunté.
Le 14 novembre, il reçoit Mère M. -Eugénie venue à Nîmes, toute affaire cessante, et la bénit, elle et sa Congrégation, pour la dernière fois.
Le 16 novembre, à 7 h du matin, Mère Correnson est appelée
près du P. d'Alzon; il la bénit et, avec elle toutes les Oblates
de l'Assomption.
Ce même jour, vers 1 h ½, tous les religieux disponibles étant
présents avec le P. Picard, vicaire général, le P. d'Alzon
donne à tous sa bénédiction et peu après, il reçoit
lui-même la bénédiction envoyée par le Pape Léon
XIII.
En fin d'après-midi, Mgr Besson et Mgr de Cabrières viennent
aussi lui faire leurs adieux et recevoir sa bénédiction pour eux
et pour les diocèses de Nîmes et de Montpellier.
On peut dire que l'agonie a déjà commencé et va se poursuivre
jusqu'au 21 novembre, bien que le malade ait conservé sa connaissance
jusqu'au bout.
L'évêque de Nîmes lui rend visite tous les jours et admire sa résignation, sa patience et sa grandeur d'âme. Chaque matin, on lui apporte la sainte communion, et la visite de son Dieu était la première qu'il voulait recevoir.
Le dimanche 21 novembre, à midi, après avoir dit: Mon Jésus! le P. d'Alzon expire, ayant devant lui le portrait de Notre-Dame du Perpétuel Secours.
Après s'être rendue avec Mère E.-Eugénie de Jésus
auprès de la dépouille mortelle du Père d'Alzon, Mère
Marie du Christ, supérieure du prieuré de Nîmes, écrivait
aux Religieuses de l'Assomption d'Auteuil: "Nous avons pu, notre
Mère et moi, le voir ce matin exposé dans la chapelle du collège.
Cette belle tête a gardé une expression
si noble, si sereine, que le regarder fait du bien. Car la mort n'a pas laissé
une empreinte pénible, mais plutôt un rayon de lumière divine
où nous espérons que la Sainte Vierge l'a fait entrer hier."
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