Les ultimes consignes apostoliques

D'AlzonLe 1er mars 1877, dans un cahier qu'il intitule: Novissima verba, le P. d'Alzon transcrivait une série de consignes apostoliques, qu'il reprenait à la page suivante, le 1er juin 1878, pour les transmettre à son successeur dans la Congrégation, quel qu'il soit. Il y a là le programme, qu'il s'était fixé à lui-même d'abord, des combats à mener au nom de la devise de l'Assomption, contre le monopole de l'université napoléonienne, contre les sociétés secrètes, contre le schisme, pour la restauration de l'enseignement supérieur, clé de voûte de toute éducation chrétienne, pour le maintien et l'épanouissement de la primauté du surnaturel et de 1'unité de l'Eglise sur les divers fronts où, de son temps, elle était plus attaquée, écrit le P. A. Sage. Il allait mourir au moment où toute l'œuvre de sa vie paraissait aux yeux des hommes complètement compromise; mais il demeurait inébranlé dans sa foi en l'avenir de l'Eglise et des familles religieuses que le Christ et la Vierge de l'Assomption avaient confié à son zèle généreux et désintéressé. (Maître spirituel, p. 198).

Les ultimes consignes apostoliques:D'Alzon

1er juin 1878.

A mon successeur dans la Congrégation, quel qu'il soit.

Voilà plus d'un an que la page précédente était écrite. Elle résume très bien ma pensée sur le but de notre Ordre, et je la transcris de nouveau pour en faire sentir l'importance vitale. Je me rappelle la devise de l'Assomption: Adveniat regnum tuum! et, pour y rester fidèle, je me propose trois principaux moyens: 1° Travailler à la restauration de l'enseignement supérieur chrétien sur les principes de saint Augustin et de saint Thomas. Voilà R, en nous dévouant à la destruction du schisme. Voilà les trois grands moyens que nous devons nous proposer pour réaliser notre devise. (ES, p. 303-304).

Pour assurer l'avenir de sa Congrégation, le P. d'Alzon revoit le texte des Constitutions. Il opte pour la division en provinces en 1876 et, en 1879, puisque la question d'union avec les Augustins rebondit, il prépare les modifications que ce projet d'union apporterait au texte des Constitutions.

Mais en même temps, il suit de près le noviciat, en 1873-1874, quand il avait été transféré du Vigan à Nîmes, et en 1875 à Paris, sous la direction du P. Picard. Durant l'hiver de 1878-1879, il donne à Nîmes tous les lundis, aux étudiants et aux novices de la province du Midi un cours d'introduction à l'histoire de l'Eglise.

Son propos était d'inspirer à ses jeunes religieux une haute idée du mystère de l'Eglise, sans laquelle il est impossible de comprendre le déroulement de son histoire. Il rêvait d'une histoire de l'Eglise d'un point de vue surnaturel, selon l'esprit de l'Assomption.

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 Page réalisée par D. Remiot

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