Pour
la troisième fois de sa vie et par lettre adressée au préfet du Gard, le P.
d'Alzon refuse le 24 mai 1871, l'offre de l'épiscopat que lui avait faite le
ministre des Cultes, Jules Simon. Fidèle à son vœu d'humilité sacerdotale, le
P. d'Alzon, pour prévenir "le péril de 1'Eglise" que serait la diminution des
vocations sacerdotales, crée l'œuvre de Notre-Dame des Vocations. Ce sera la
promotion des pauvres au sacerdoce. Le 28 août, à Notre-Dame des Châteaux, près
de Beaufort, en Savoie, diocèse de Tarentaise, il fonde avec cinq enfants le
premier alumnat de l'Assomption. L'œuvre vit d'aumônes et, pour la soutenir,
il crée la revue de l'Assomption, où il commence lui-même par écrire ses Mémoires
d'un ancien de la vieille Assomption. Fondée pour les pauvres et dans la pauvreté,
l'œuvre demeure ouverte à la gratuité, en ce sens que l'Assomption laisse aux
élèves le libre choix de leur vocation: pour elle ou pour l'Eglise, dans la
vie séculière ou dans la vie religieuse.
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