Aux réunions du Vigan, en février-mars 1871, où avait été décidée la reprise de la Revue de 1'enseignement chrétien comme revue de combat pour l'obtention de la liberté plénière de l'enseignement, va correspondre, à Paris, sur l'initiative de Mère Marie-Eugénie de Jésus, en son couvent dévasté, avec la participation du P. Picard et du P. V. de Paul Bailly, la fondation de l'Association de Notre-Dame de Salut, le 24 janvier 1872.
Son premier but est d'assurer des secours aux œuvres ouvrières et de collecter des pétitions pour obtenir la loi du repos hebdomadaire le dimanche. Tout comme il participe aux congrès de l'enseignement chrétien, le P. d'Alzon veut être présent aux congrès des œuvres ouvrières. Mais de suite, l'Association de Notre-Dame de Salut est prise par 1'élan de prière qui traverse le pays après les désastres, et voici qu'elle attire sans l'avoir voulu l'œuvre des pèlerinages. D'où, la création en 1873 du bulletin de cette œuvre nouvelle sous le titre: Le Pèlerin. Sans désapprouver, le P. d'Alzon redoute que ses disciples de Paris n'y usent leur santé avant même la retombée de cette vague de religiosité populaire, où se mêle le mysticisme et la piété authentique. Mais alors même que le Pèlerin risque de mourir, voici que le P. V. de P. Bailly en renouvelle la formule et en fait un organe de presse hebdomadaire, illustré et à bon marché. Nous sommes en 1877, toute l'œuvre de la Bonne Presse va suivre.
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