Le
P. d'Alzon demandait d'être uni à Notre-Seigneur pour arrêter la Règle de l'Assomption.
Le voilà uni par la souffrance, dès lors que, le 19 mai 1854, il est frappé
d'une attaque cérébrale: "Je suis tombé malade en 1854, écrira-t-il
à -Marie Correnson, le 20 juillet 1871, et cela a duré trois ou quatre
ans, avec des fatigues et des tortures inouïes." "Le 19 mai 1854,
écrit le P. A. Sage, est une date décisive dans l'histoire de la sainteté
et de la spiritualité du P. d'Alzon." "Dès 1853, nous dit
le docteur Privat, le P. d'Alzon, à la suite de fortes préoccupations,
éprouva de fréquents vertiges avec sensation de tensions douloureuses dans la
tête, et impossibilité de se livrer à un travail mental. Cet état va obliger
le malade à passer l'été et l'automne à la campagne où il s'occupe à jardiner,
tout travail mental lui étant fortement interdit." Or c'est au début
de septembre 1853 que le P. d'Alzon fait remettre par Germer-Durand à Mère M.-Eugénie
un portrait où déjà le mal et la fatigue ont creusé le visage du P. d'Alzon.
Après l'attaque de mai 1854, le P. d'Alzon doit assurer la succession de Mgr
Cart, décédé le 12 août 1855, et la venue de Mgr Plantier, nommé par décret
impérial au siège de Nîmes, le 30 août l855. Aussi, en décembre, le P. d'Alzon
malade se retire à Lavagnac, se sentant menacé de paralysie, et condamné pour
deux ans à une activité réduite de moitié.