Le
24 août 1851, le P. Ch. Laurent se rend à Paris avec le Fr. V. Cardenne rejoindre
le P. Tissot et fonder un pensionnat au faubourg Saint-Honoré. Mgr Sibour, successeur
de Mgr Affre, était alors archevêque de Paris. Le 12 octobre 1851, lors de la
bénédiction de la chapelle, les PP. Laurent et Tissot revêtent pour la première
fois l'habit religieux. Le 25 mars 1852,le P. d'Alzon présent à Paris, reçoit
les premiers vœux publics des PP. Charles Laurent et Paul Tissot. - En 1853,
la fondation du collège de Saint-Honoré s'avérant sans avenir, on achète la
propriété de Clichy-la-Garenne, avec parc et château, où se transfère le collège.
"C'était l'occasion, écrivait le P. Laurent, de réaliser une idée assomptionniste
: Clichy est en face et comme sur le milieu du quartier habité par l'aristocratie
financière dont il fallait s'emparer, parce qu'elle est la plus mauvaise, et
en même temps, on se trouve dans un lieu sanctifié par l'apôtre de la charité,
saint Vincent de Paul, au milieu d'une population pauvre et ouvrière."
Mère
M.-Eugénie, comme le docteur Gouraud, pensait autrement: "Etait-ce une position
sûre pour les enfants que de se trouver dans des temps révolutionnaires au milieu
d'une population ouvrière, sans les moyens de protection et de discrimination
qu'on a toujours à Paris?" M. de Pontalba disait même "qu'il ne laisserait pas
sa femme aller en voiture par un vilain chemin inaccoutumé et mal famé, de peur
que dans un mauvais moment on insultât l'élégance de son équipage!" Telle fut
l'audace des pères, telle fut aussi la raison de leur insuccès. Le collège se
maintient jusqu'en 1860 et n'atteint pas la centaine d'élèves.
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