
Après
avoir "vicarié" pendant dix ans (1835-1845), le P. d'Alzon était devenu "maître
de pension", ce qui n'était pas tout à fait du goût de sa mère. Sa grande joie
était de se trouver au milieu de ses élèves, et nous avons bien des indices,
comme la lettre ci-jointe, que le P. d'Alzon était aimé de ses élèves. - On
voit ici le P. d'Alzon, au centre d'un groupe d'élèves dans la cour de l'Assomption;
le P. d'Alzon assis, tenant un bilboquet, ayant à ses côtés son neveu Jean de
Puységur; et de nouveau le P. d'Alzon assis, un livre sur les genoux, ayant
à ses côtés Paulin Garnier. Dans une lettre adressée à sa sœur, Vincent de Paul
Bailly écrit, à propos de ce dernier élève: "Plus je le vois et plus je
trouve d'analogie entre sa vie et celle de saint Louis de Gonzague ou de saint
Stanislas."
Lettre de Parieu, ministre de l'Instruction publique et des Cultes à l'abbé d'Alzon, Directeur de l'Institution Tissot à Nismes,
Paris, le 6 août 1850
Ministère de l'Instruction Publique et des cultes
Monsieur,
j'ai l'honneur de vous informer que sur ma proposition et par décret du 31 juillet dernier, M. le Président de la République vous a nommé membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique pour y représenter les intérêts de l'enseignement libre. Par un arrêté du 5 août courant j'ai convoqué ce Conseil en session ordinaire pour le mardi 13 de ce mois à une heure. Cette session durera huit jours. Je vous prie de vouloir bien vous rendre à cette convocation. Recevez, Monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée.
Dans
l'immédiat de la loi Fallou, le P. d'Alzon va consacrer une bonne part de son
ministère apostolique à l'enseignement chrétien, d'autant plus qu'il a été nommé,
le 31 juillet membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Dans son
discours des prix du 16 août 1851, il présente son programme: 1° la création
d'une revue "pour donner plus d'unité à notre enseignement chrétien"; 2° ouverture
d'une maison de hautes études, avec une école préparatoire aux grandes écoles
d'Etat, une école pour former des professeurs libres, clercs et laïcs, une école
de hautes études littéraires et scientifiques, et enfin une école de théologie
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