Sa décision irrévocable de fonder l'association de l'Assomption (ordre et tiers-ordre) sera confiée à M. Germer-Durand de Paris le 31 mai 1845. Arrivé à Nîmes le 31 mai 1845, c'est par une retraite acceptée de ses collaborateurs qu'il entend préparer l'ouverture de la nouvelle année scolaire et, au cours de cette retraite, il parle d'un tiers-ordre qu'il se propose d'établir dans la perspective d'un ordre à fonder. Les 29 et 30 septembre, il donne lecture de la Règle de l'Association de l'Assomption et propose un temps de probation jusqu'à Noël prochain.
J ('en ai même) beaucoup plus parce que, dès que j'ai eu adopté l'œuvre, mon étoile m'est apparue de nouveau. Depuis dix ans, je ne savais plus où j'allais; aujourd'hui, je crois le savoir. Je vais à beaucoup de peines, de chagrins, d'ennuis, et je suis très calme. Dieu me maintiendra-t-il toujours dans ce sentiment? D'autre part, si Dieu veut que j'accomplisse ma mission, ce sera à moi, et non pas à un autre, d'en accepter la responsabilité. Je devrai prendre des conseils, mais ce sera à moi à décider. Mais les conseils que je prendrai et que je ne suivrai pas toujours, m'attireront le blâme de ceux que j'aime le plus, et cela encore il faudra que je le veuille. Je laisse donc l'abbé de Tessan dire ce qu'il veut. Je suis triste de n'avoir pas son approbation, parce que je l'aime beaucoup, mais je n'en irai pas moins en avant. Il faut que l'œuvre se fasse. Maintenant, mon cher ami, comprenez-vous comment j'ai besoin de votre amitié, dans toute la force du mot? Il y a dans votre éducation et dans la mienne ce que j'appellerai une couche d'idées [rature] instinctives qui font que, simple chrétien, vous comprendrez de sentiment ce que je [voudrais faire..]
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