Le contexte de " L'Avenir "

Avant même qu'éclate l'affaire de l'Avenir, Emmanuel d'Alzon avait rencontré l'abbé Féli de La Mennais, le 11 avril 1828, à la Conférence religieuse de l'abbé de Scorbiac. Le 12 janvier 1830, Emmanuel demandait au Maître de la Chenaie un programme d'études en fonction du but qu'il se donnait: la défense de la religion. C'est à cette demande que La Mennais répond de la Chenaie, le 28 janvier 1830. C 'est sans doute par l'intermédiaire de l'abbé Combalot qu'Emmanuel d'Alzon avait rencontré Charles de Montalembert, lorsqu'il vint à Digne voir son ami Melchior Du Lac. Emmanuel d'Alzon et Charles de Montalembert firent des projets de voyage, mais le jeune comte fut rappelé à Paris par Lamennais pour le voyage à Rome des trois pèlerins de la liberté. C'est précisément de Rome que, le 20 janvier 1832, Charles de Montalembert s'excuse auprès d'Emmanuel d'Alzon de n'avoir pas donné suite à leurs projets de voyage, et pour cause, puisqu'il est auprès du Maître, en attendant le jugement de Grégoire XVI.

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