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Toulouse
« Passe par l’homme et tu parviens à Dieu. Cest par lui que tu vas et à lui que tu aboutis. Ne va pas chercher ailleurs une autre route pour aller à lui en dehors de lui. S’il n’avait pas voulu lui-même être le chemin, nous serions toujours dans l’erreur. Il est le chemin pour que tu viennes par lui. Et je ne te dis pas : « Cherche le chemin, car c’est le chemin lui-même qui vient à toi. Debout et marche. Il vaut mieux boiter sur la route que d’avancer hors de la route. » » Saint Augustin. Un jubilé est toujours un temps privilégié, Toulouse Courbet et Saint Exupère avec des laïcs proches des communautés ont décidé de célébrer celui-ci en partant à la découverte ou redécouverte de certains lieux liés à la présence assomptionniste dans la ville rose depuis 1893. Le ciel était plus automnal que printanier ce samedi 19 juin, mais il en fallait plus pour dissuader la bonne trentaine de courageux pèlerins et c’est dans les locaux de l’ancien collège Sainte Barbe, actuellement LEP Saint Sernin, que nous avons commencé notre « pèlerinage » sous la houlette d’Ernest Kermarrec professeur dans ce lieu de 1953 à 1960. Les travaux nombreux ont remanié les locaux mais le Patio d’Alzon existe toujours. La pluie battante n’a pas découragé les pèlerins d’un jour de se retrouver rue du Cagire où une des communautés toulousaines a vécu jusqu’en 1999. Maïté et Pierrot Artigue voisins et amis de la communauté nous ont offert un apéritif qui nous a bien réchauffés ainsi que les souvenirs de ce lieu racontés par Jacques Nieuviarts et Michel Carrière. Le rendez-vous suivant était à l’église Notre Dame de Lourdes jouxtant l’ancien orphelinat dit de la Grande Allée dirigé de 1924 à 1992 par les Assomptionnistes. Ce bâtiment nous a été conté par Vincent Thomas, rappelant aussi que ce lieu a abrité le « ciné bleu » dont certains Toulousains se souviennent encore et que l’orphelinat a même compté une équipe de football « Les bleuets toulousains » avec des jeunes et des frères jouant dans le championnat local. Des pèlerins de la communauté malgache, de la pastorale des migrants, de NDS, du Pélé Mosaïques, des ami(e)s…ont rejoint les valeureux promeneurs afin de rendre grâce au cours de l’Eucharistie et dire merci à Michel, à Juvence et aux jeunes en formation qui quittent Toulouse pour poursuivre leur mission. Cette journée ne pouvait que se terminer par un temps festif et près de 120 personnes ont trouvé place à la communauté Courbet. Moments toujours plein d’émotion accompagnés par une chorale malgache et la guitare de Juvence, par le violon de Hui, par des chants Cht’i, par l’harmonica de Laurentiu et bien entendu par la Montagne si chère à Michel. Une page se tourne et Toulouse souhaite la bienvenue à Erik Samson venu à la rencontre de ces Toulousains pour qui l’Assomption compte tant et comme le dit Bruno Chenu dans le texte lu par Jacques : « heureux sommes-nous si nous ne sommes pas seuls dans notre marche… » Visite au lycée Chez Pierrot La messe Le repas Fête du
bicentenaire le 5 février 2010 à Toulouse L’Eucharistie,
présidée par Monseigneur Le Gall,
célébrée dans la chapelle Sainte
Claire, nous a rassemblé pour ouvrir ce temps de rencontre. La célébration fût
belle et priante. Au nom des Laïcs de l’Assomption et des deux communautés de
Toulouse, de la rue Courbet et de St Exupère, Michel C. tenait à remercier les
nombreux amis qui nous avaient rejoint et
la vingtaine de concélébrants : religieux, prêtres diocésains et
frères assomptionnistes. Quelle joie pour tous d’entendre chanter d’une seule
voix, d’un seul cœur :
Adveniat
Regnum Tuum !
« Le Père d’Alzon ou la foi dans
l’espace public ». Le
combat de d’Alzon était d’ordre spirituel, il
luttait contre le refus de Dieu,
car « un monde sans Dieu est voué à la ruine ». Avec d’Alzon
nous avons souvent entendu parler de combat et de lutte, toute sa vie fut vouée
à l’annonce du Royaume. Son désir était que Dieu « retrouve sa
place » dans la vie des Hommes. Plutôt
que la conversion, c’était l’annonce qui était première, et pour cela il était
indispensable que le clergé, et les enseignants soient bien formés car,
disait-il : « Il ne suffit pas d’enseigner, il faut élever. Le maître
chrétien doit sculpter le Christ dans les âmes ». S ‘engageant pour
la liberté de l’enseignement, il
réhabilite le travail de la raison, l’importance du travail de l’intelligence
qui nécessite une formation solide. Avec
le Père d’Alzon on redécouvre «la médiation longue, qui traverse l’épaisseur du
temps, Emmanuel d’Alzon nous apprend la patience... » « Loué
sois-tu Seigneur, De
nous avoir donné des frères à aimer ! » Et en complément: Voir les photos >>> 21 novembre 2009 La fraîcheur ne s’était pas encore arrêtée sur Toulouse-Courbet pour fêter le Père d’Alzon en ce 21 novembre 2009 et entrer ainsi pleinement dans cette année jubilaire. Le thème de la crise et de la solidarité qu’elle engendre, avec comme intervenants Jo Begoc, a.a., et Michel Dagras, formateur diocésain a rassemblé près de 80 personnes, dont les ami(e)s des ami(e)s des Assomptionnistes et des laïcs qui cheminent avec vous. De nombreux nouveaux visages, ainsi que des fidèles étaient venus à la rencontre de l’Assomption. Le contexte de la fondation de la congrégation, son évolution nous ont été présentés à partir d’un diaporama réalisé par André et Régis. Il a bien introduit une des nombreuses réalisations de l’Assomption, le bateau « Je Sers » à Conflans, cette œuvre à laquelle un film a été consacré et nous a été projeté... cette projection a bousculé nos esprits, elle a rappelé le confort dans lequel nous vivons majoritairement. Jo nous a rappelé les diverses solidarités qui ont été, qui sont mises en place par vous les Assomptionnistes. Le Père d’Alzon avait beaucoup d’idées et vous en êtes les dignes fils. Des petits groupes de partage ont permis à chacun de se demander comment se situer face à la crise dont on parle beaucoup actuellement mais qui frappe depuis toujours toutes les personnes, crise morale, financière, familiale, associative…la crise n’est pas un mot au singulier ni singulier mais un mot qui doit s’entendre au pluriel. Michel Dagras, à partir de « Caritas in Veritate », nous a fait prendre conscience que la crise génère de nouvelles formes de solidarité ou bien en fait ressurgir des anciennes. La solidarité familiale, la solidarité dans la Foi…la solidarité c’est découvrir l’Autre, c’est un échange, celui qui donne reçoit paradoxalement plus que celui qui reçoit. La solidarité est un geste d’Amour, un infime don de soi pour mieux grandir…et ne pas oublier que « ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »(Mt 25, 34-40). Son dernier mot : « l’amour rend inventif ! » L’Eucharistie présidée par Jo a permis de rendre grâce pour tout ce qui est fait en faveur de nous tous, nous qui avons pu vivre ou vivons un temps de crise quel qu’il soit. Juvence nous a montrés un de ses talents de musicien en jouant magistralement de la cithare. Ce temps de rencontres, d’amitié, d’ouverture du Jubilé ne pouvait que se clore par un temps de partage des réalisations culinaires apportées par tous…toujours cette joie de nous retrouver comme l’atteste les photos prises par Simon… Merci à vous tous. |